
Sommaire
- En bref
- Ce qui pèse vraiment : logement, énergie, alimentation, transport
- Les factures qui bougent, et qui décide vraiment
- Le calendrier fiscal de l'année, échéance par échéance
- Les aides et le non-recours, le chapitre le plus rentable
- Santé, vacances, rentrée : les trois postes où l'écart se creuse
- Se faire aider gratuitement, avant que le compte ne dérape
- Questions courantes
Dossier
Vous avez l’impression que tout monte sans savoir où part vraiment l’argent. Voici l’ordre de grandeur qui manque : selon nos calculs sur les comptes nationaux de l’INSEE, le logement avec ses charges d’énergie, les transports et l’alimentation ont absorbé 52,8 % de la dépense de consommation des ménages en 2024, dernière année complète disponible. Plus de la moitié du budget est engagée avant le premier arbitrage.
Ce dossier ne compare aucune offre. Il relie : ce qui pèse, qui décide des hausses, quand tombent les échéances, quelles aides existent et où pousser une porte gratuite quand le compte ne tombe plus juste. Chaque chiffre est daté dans la phrase, chaque échéance nommée par sa date.
En bref
- 52,8 % du budget part dans trois postes contraints, logement et énergie, transports, alimentation, selon nos calculs sur les comptes nationaux de l’INSEE pour 2024 (Insee Première n° 2056).
- L’inflation d’ensemble atteignait 1,8 % sur un an en juin 2026, mais l’énergie montait de 11,0 % et l’hébergement de 6,3 % : la moyenne cache l’essentiel.
- La CRE a proposé le 16 juillet 2026 une hausse moyenne de 2,5 % TTC de l’électricité au 1er août 2026, soit environ 26 euros par an pour une consommation de référence.
- Environ 560 000 foyers éligibles au RSA ne le demandaient pas fin 2021, pour près de 630 millions d’euros non versés par trimestre.
Ce qui pèse vraiment : logement, énergie, alimentation, transport
Commençons par la carte. En 2024, la dépense de consommation finale des ménages a atteint 1 527,5 milliards d’euros, dont 424,7 milliards pour le seul poste logement, eau, gaz et électricité, d’après l’Insee Première n° 2056 paru le 11 juin 2025.

Le toit avant tout le reste : 27,8 % du budget. Viennent ensuite les transports, 194,3 milliards d’euros et 12,7 %, puis l’alimentation et les boissons non alcoolisées, 187,5 milliards et 12,3 %. Nous avons additionné ces trois lignes : 806,5 milliards d’euros, soit 52,8 % de la dépense totale. C’est le socle contraint.
Cette part explique pourquoi quelques pour cent sur une facture d’énergie pèsent plus lourd qu’une baisse sur les produits manufacturés, qui reculaient pourtant de 1,1 % sur un an en juin 2026.

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La hiérarchie se lit d’un seul coup d’oeil. Les trois premiers postes forment un bloc que rien ne remplace, quand les restaurants et l’hébergement, 8,6 %, ou les loisirs et la culture, 7,1 %, restent les variables d’ajustement. Ce sont toutefois des moyennes nationales : une personne seule locataire en zone tendue dépasse largement 27,8 %, un retraité propriétaire sans emprunt reste loin en dessous.
Sur soixante ans, la bascule est nette : l’alimentation a perdu du terrain quand le logement en a gagné. Ce mouvement long évite de lire chaque hausse mensuelle comme un accident isolé.
Les factures qui bougent, et qui décide vraiment
Les tarifs réglementés de l’électricité ne sont fixés ni par votre fournisseur, ni par le régulateur seul. La Commission de régulation de l’énergie propose, les ministres chargés de l’énergie et de l’économie disposent : c’est l’article L. 337-4 du code de l’énergie, et il explique pourquoi une hausse tombe toujours à date fixe.
Le mouvement intervient au moins deux fois par an, au 1er février et au 1er août. Le 16 juillet 2026, la CRE a proposé une hausse moyenne de 2,5 % TTC au 1er août 2026 dans sa délibération publiée. Pour une consommation de référence de 4,5 mégawattheures, la facture annuelle passe de 1 046 à 1 072 euros, soit 26 euros de plus sur l’année.
Au 31 mars 2026, 19,37 millions de clients résidentiels y étaient souscrits en France métropolitaine continentale. Nous avons détaillé cette hausse de l’électricité et les changements du 1er août. Le gaz obéit à une logique voisine, avec un prix repère mensuel : nous avions suivi une hausse du gaz et ses leviers.
Retenez la mécanique plutôt que le pourcentage : une hausse de tarif réglementé se construit sur des coûts, réseaux, approvisionnement et taxes. Elle se conteste mal, mais elle s’anticipe très bien, ses deux rendez-vous annuels étant connus d’avance.
Le calendrier fiscal de l’année, échéance par échéance
Un budget se casse rarement sur le montant d’un impôt. Il se casse sur une date oubliée.
Au printemps, la déclaration des revenus, par vagues de dates selon le département. Le délai passé, le service de correction en ligne prend le relais : il a ouvert le 29 juillet 2026 pour les revenus de 2025, d’après le calendrier fiscal des particuliers.
À l’automne viennent les impôts locaux. La date limite de paiement des taxes foncières est fixée au 15 octobre 2026 pour qui n’utilise pas un moyen de paiement dématérialisé, selon impots.gouv.fr. Le paiement en ligne accorde quelques jours de plus, la date exacte figurant sur l’avis : c’est le sens des deux dates limites que nous avions décortiquées. En décembre, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ferme la marche, au 15 décembre 2026 dans les mêmes conditions.
Deux réflexes gratuits. La mensualisation lisse les échéances et met à l’abri de la majoration de 10 %. Et lorsque le prélèvement à la source a dépassé l’impôt réellement dû, un remboursement arrive l’été suivant : nous avons expliqué qui reçoit ce remboursement.
Les aides et le non-recours, le chapitre le plus rentable
Une aide à laquelle vous avez droit et que vous ne demandez pas produit le même effet qu’une hausse de prix : de l’argent en moins, tous les mois, sans que rien ne l’annonce.
Dans ses Études et Résultats n° 1370 de mai 2026, la DREES estime qu’entre 33 % et 37 % des foyers éligibles au RSA ne le percevaient pas fin 2021, soit environ 560 000 foyers sur 1,51 million d’éligibles, pour une prestation non versée d’environ 630 millions d’euros par trimestre. Et 41 % de ces foyers auraient pu prétendre à 400 euros par mois ou plus.
Nous avons converti cette enveloppe en euros par foyer : 630 millions divisés par 560 000 foyers, cela donne environ 1 125 euros par trimestre, soit près de 375 euros chaque mois jamais réclamés. Pour la prime d’activité, une étude de la DREES citée au Sénat le 8 juillet 2026 situe le non-recours entre 48 % et 52 % des foyers éligibles.
Les causes sont connues : méconnaissance, complexité, crainte d’un contrôle, renoncement après un refus. Le remède est gratuit : faites estimer vos droits avec le simulateur de votre caisse d’allocations familiales. Sur les séjours d’enfants, nous avions montré comment une aide très peu réclamée couvrait jusqu’à 80 % d’un séjour.
Santé, vacances, rentrée : les trois postes où l’écart se creuse
Trois moments de l’année séparent nettement les budgets : une même dépense y devient soutenable pour l’un, impossible pour l’autre.
La santé d’abord, où le reste à charge se joue sur des lignes discrètes : nous avons regardé qui paie le plus avec les franchises médicales. Le filet existe : d’après l’Assurance maladie, page mise à jour le 31 mars 2026, la Complémentaire santé solidaire est accordée sans aucune participation sous 10 421 euros de ressources annuelles pour une personne seule, et avec une participation de 8 à 30 euros par mois selon l’âge jusqu’à 14 069 euros par an.
Les vacances ensuite. L’INSEE mesurait en juin 2026 une hausse de 6,3 % sur un an des prix de l’hébergement, quand l’ensemble des prix progressait de 1,8 % : partir coûte structurellement plus cher que vivre. Nous avions chiffré le budget vacances 2026 et son recul.

La rentrée enfin. L’allocation de rentrée scolaire revalorisée au 1er avril 2026 s’élève à 426,87 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, 450,41 euros de 11 à 14 ans et 466,02 euros de 15 à 18 ans, sous un plafond de ressources 2024 de 22 274 euros pour un enfant, majoré de 6 682 euros par enfant supplémentaire, selon le site service-public.fr. Elle est versée en août, et nous avions détaillé cette allocation de rentrée.
Ces trois postes se préparent des mois à l’avance ou ils se subissent : une provision décidée en janvier change la couleur du mois d’août.
Se faire aider gratuitement, avant que le compte ne dérape
Reste la porte que presque personne ne pousse assez tôt. Elle est gratuite, confidentielle, et pas réservée aux situations désespérées.
Les Points conseil budget sont labellisés par l’État et offrent, selon le ministère chargé des Solidarités, des conseils gratuits, confidentiels et personnalisés sur la gestion d’un budget. Environ 500 sont installés dans toutes les régions et tous les départements. Ils sont ouverts à tous, y compris pour anticiper une séparation, une retraite ou une naissance. Le portail mesquestionsdargent.fr, piloté par la Banque de France, permet d’en localiser un.
Le centre communal d’action sociale est l’autre guichet de proximité. Obligatoire dans les communes de plus de 1 500 habitants, remplacé ailleurs par un centre intercommunal, il attribue secours d’urgence, aides en nature, aide alimentaire et parfois prêts sans intérêt. Un rendez-vous en mairie suffit.
Pour les démarches, les espaces France services rassemblent douze opérateurs nationaux, dont les allocations familiales, l’Assurance maladie, France Travail et le chèque énergie. L’agence nationale de la cohésion des territoires en annonce plus de 2 800, avec un objectif d’un espace à moins de vingt minutes, et le portail du programme indique que quatre démarches sur cinq sont résolues dès le premier passage.
Un budget ne se redresse pas par un coup d’éclat. Il se redresse par des ordres de grandeur connus, quatre ou cinq dates notées, et une aide réclamée plutôt qu’abandonnée. Le reste, ces 47 % qui ne sont pas contraints, c’est là que vos choix comptent.
Questions courantes
Où part vraiment l’argent dans un budget de ménage en France ?
Dans trois postes. En 2024, dernière année complète publiée par l’INSEE, le logement avec l’eau et l’énergie pesait 27,8 % de la dépense de consommation, les transports 12,7 % et l’alimentation 12,3 %, soit 52,8 % cumulés.
Qui décide de la hausse des tarifs réglementés de l’électricité ?
La Commission de régulation de l’énergie propose, les ministres chargés de l’énergie et de l’économie valident, en application de l’article L. 337-4 du code de l’énergie. Le mouvement intervient au moins deux fois par an, au 1er février et au 1er août.
Quelles sont les dates limites de paiement des impôts locaux en 2026 ?
Le 15 octobre 2026 pour les taxes foncières et le 15 décembre 2026 pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, si vous ne payez pas par un moyen dématérialisé. Le paiement en ligne accorde quelques jours de plus, la date exacte figurant sur l’avis.
Comment savoir si j’ai droit à une aide que je ne touche pas ?
En faisant estimer vos droits avant de conclure. La DREES estimait en mai 2026 qu’entre 33 % et 37 % des foyers éligibles au RSA ne le percevaient pas fin 2021, soit environ 560 000 foyers. Le simulateur de votre caisse d’allocations familiales répond en quelques minutes.
Un Point conseil budget est-il payant ?
Non. Ces structures sont labellisées par l’État et délivrent des conseils gratuits, confidentiels et personnalisés, selon le ministère chargé des Solidarités. Environ 500 sont installées sur le territoire, ouvertes à tous, sans condition de ressources.
Que peut faire le centre communal d’action sociale de ma commune ?
Il attribue des secours d’urgence, des aides en nature, une aide alimentaire, parfois des prêts sans intérêt, et il oriente vers les prestations auxquelles vous avez droit. Il est obligatoire dans les communes de plus de 1 500 habitants ; ailleurs, un centre intercommunal ou la mairie prend le relais.
Combien touche-t-on au titre de l’allocation de rentrée scolaire ?
Après revalorisation au 1er avril 2026 : 426,87 euros par enfant de 6 à 10 ans, 450,41 euros de 11 à 14 ans, 466,02 euros de 15 à 18 ans. Le plafond de ressources 2024 est de 22 274 euros pour un enfant, majoré de 6 682 euros par enfant supplémentaire.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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