
Comment nous choisissons les sujets
Cette page décrit les critères qui président à la sélection des sujets traités sur Actu Alt Plus, et ceux que nous écartons. Elle complète notre méthodologie média (qui décrit comment chaque article est fabriqué) et notre transparence sur l’usage de l’IA (qui décrit l’intervention de la machine).
Le test fondateur
La question que nous posons à chaque sujet candidat est simple : « est-ce que ça donne envie de dire ‘attends, lis ça’ ? »
Si la réponse est « c’est bien », le sujet est trop faible. Si la réponse est « c’est utile » sans déclic, idem. Le déclic doit être présent : un détail qui surprend, une mesure qui change l’angle, une scène qu’on n’avait pas vue venir. Sans ce déclic, le sujet n’est pas retenu, même s’il est positif et bien sourcé.
Cette règle est inscrite explicitement dans notre document de référence interne (« briefing v3.5 ») et tenue à chaque réunion de programmation.
Les trois critères croisés
Tout sujet candidat doit passer trois filtres simultanés :
Positif sans être naïf. Nous traitons des initiatives qui fonctionnent, des dispositifs qui aident, des découvertes qui débloquent quelque chose. Mais sans masquer les limites. Si un dispositif a un coût, une condition d’accès stricte, un effet de bord connu, nous le disons. Une bonne nouvelle qui a des restrictions reste une bonne nouvelle ; une bonne nouvelle qu’on présente comme parfaite est une fausse bonne nouvelle.
Étonnant sans être gadget. Nous cherchons des sujets qui apprennent quelque chose au lecteur. Une mesure rare, une convergence inattendue, un fait peu diffusé. Ce qui n’est pas gadget : un sujet doit avoir un fond, une portée au-delà de l’effet de surprise. Une innovation qui ne marche que dans un laboratoire isolé n’est pas retenue. Un dispositif déployé à petite échelle mais reproductible, oui.
Utile sans être scolaire. Le lecteur doit en sortir avec quelque chose : une compréhension nouvelle, un repère à garder, un geste à faire. Sans pour autant que l’article ait un ton de manuel ou de tutoriel. La pédagogie doit être incarnée, pas plaquée.
Un sujet qui ne tient que sur un des trois critères est écarté. Un sujet qui les passe les trois est candidat.
Où nous trouvons les sujets
Nos sources d’inspiration sont écrites dans un document de référence interne (« sourcing v3.5 ») actualisé tous les trois mois. Elles se répartissent en cinq familles :
Sources institutionnelles primaires. Communiqués d’institutions publiques (ministères, agences nationales, autorités indépendantes), bulletins officiels, données ouvertes (data.gouv.fr, Eurostat, INSEE, OMS, FAO, OCDE), rapports parlementaires, missions interministérielles.
Sources scientifiques. Publications sur PubMed, HAL, Cairn, plateformes de prépublication reconnues (arXiv, bioRxiv), revues à comité de lecture, journaux de société savante, communications de conférences internationales.
Médias d’information référencés. Agences de presse (AFP, Reuters), médias français à comité éditorial identifié (Le Monde, Mediapart, Alternatives Économiques, Reporterre, etc.), médias internationaux de référence (The Guardian, ProPublica, Nature, BBC News, etc.), médias spécialisés sur les bonnes nouvelles (Reasons to be Cheerful, Positive News, Up Mag).
Organisations sectorielles. ONG documentaires (Carter Center, Wellcome, MSF, ICRC), centres de recherche thématiques, fondations universitaires, associations de patients, associations de consommateurs, syndicats professionnels.
Veille de terrain. Bulletins municipaux, presse régionale, communiqués d’organismes locaux, comptes rendus de conseils municipaux ou départementaux quand un dispositif local mérite d’être documenté.
Aucune IA ne « scrute le web » à notre place. Le sourcing reste un travail éditorial humain.
Ce que nous écartons explicitement
Certaines catégories de sujets sont écartées par principe, indépendamment de leur qualité apparente :
Le miracle isolé. Un dispositif qui ne fonctionne que dans un cas précis, sans preuve qu’il puisse être répliqué, n’est pas retenu sauf si l’article peut explicitement nommer la limite.
La bonne nouvelle qui omet sa contrepartie. Un dispositif présenté comme positif mais dont le coût, la condition d’accès ou l’effet de bord est masqué dans la communication d’origine. Si nous traitons le sujet, c’est en réinjectant la contrepartie dans le corps de l’article.
Le « gadget viralisable ». Une innovation prétendument disruptive, mais sans validation indépendante, sans recul d’usage, sans étude tierce. Une démonstration de laboratoire ne suffit pas.
L’opinion politique tranchée. Sur les sujets sensibles, l’angle reste descriptif et factuel. Nous ne publions pas d’éditoriaux ni de tribunes d’opinion. Si un sujet politique est traité, c’est par les chiffres et les dispositifs, pas par les positions.
Le contenu purement promotionnel. Communiqués d’entreprises présentés tels quels, lancements de produit non validés par une source tierce, levées de fonds sans dimension éditoriale au-delà de l’annonce.
Le clickbait sentimental. Histoires individuelles non vérifiables, témoignages sans cadre identifiable, contenus à fort potentiel émotionnel mais à faible portée informationnelle.
Ces six catégories représentent une part significative de ce qui est suggéré quotidiennement à un média positif. Notre sélectivité tient autant à ce que nous publions qu’à ce que nous refusons.
La sélectivité en chiffres
Pour donner un ordre de grandeur : sur dix sujets candidats identifiés en veille, six à sept passent le filtre des trois critères. Sur ces sept-là, six environ sont effectivement briefés. Sur six briefs, environ un aboutit à un article publié, les autres sont abandonnés au cours du processus de vérification ou réécrits jusqu’à atteindre notre seuil de qualité.
Cette sélectivité explique notre cadence relativement basse de publications.
La répartition par voix éditoriale
Nos sujets sont répartis entre sept voix éditoriales, chacune avec son périmètre thématique :
| Voix | Périmètre |
|---|---|
| Aurore | Économie domestique, consommation, aides publiques, dispositifs administratifs accessibles |
| Hugo | Sciences appliquées, technologies utiles, transitions énergétiques |
| Clara | Éducation, jeunesse, dispositifs sociaux, vie de quartier |
| Malik | International, transitions économiques, pays émergents |
| Élise | Sciences mesurables, santé publique, environnement quantifiable |
| Sofia | Culture, patrimoine, expressions artistiques, vie culturelle régionale |
| Théo | Sport, performance technique, dimension humaine de la compétition |
Le fonctionnement de ces voix est détaillé dans notre page transparence sur l’usage de l’IA.
Chaque sujet est attribué à la voix la plus pertinente. Cette attribution n’est pas mécanique : un sujet santé publique peut être traité par Élise (par les chiffres) ou par Aurore (par l’accès au soin), selon l’angle retenu.
Le piège du « feel-good »
Le risque le plus constant pour un média qui se réclame d’une lecture utile et constructive est de tomber dans la guimauve. Nous l’évitons par trois règles :
D’abord, chaque article doit contenir au moins un fait précis sourcé. Sans chiffre, sans nom propre, sans date, l’article est jugé creux et réécrit ou abandonné.
Ensuite, aucune phrase ne commente la beauté du sujet. Pas de « belle histoire que celle de… », pas de « émouvante initiative qui… ». Le rôle de l’article est de raconter, pas de commenter.
Enfin, nous nommons systématiquement les limites. Un dispositif a son budget, son public éligible, sa contrepartie, ses effets de bord. Tout cela figure dans l’article. La lecture utile n’est pas la lecture qui rassure ; c’est la lecture qui informe sans éprouver.
Cette page est tenue à jour au fil des évolutions de notre méthode. Dernière révision : 9. mai 2026.
La mémoire de ce que nous avons publié
Notre sélection tient compte de ce que nous avons déjà écrit : un registre interne de notre production nous évite de répéter un angle déjà couvert, et nous signale au contraire les thèmes qui s’étoffent. Quand un sujet a accumulé assez de matière, nous le consolidons en Dossier (une synthèse de référence, mise à jour automatiquement au fil de nos nouvelles publications) plutôt que d’empiler des articles dispersés. Et un sujet qui n’atteint pas nos trois sources vérifiées attend d’être mieux documenté.
Dernière mise à jour : 6 juillet 2026.
