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Votre budget ne se lit pas seulement en euros : il se lit en parts. En 2025, le logement, l’eau et l’énergie ont absorbé 433,0 milliards d’euros sur les 1 545,9 milliards de dépense de consommation des ménages français, soit 28,0 % du total, selon les comptes nationaux de l’INSEE. Aucun autre poste n’en approche. Nous avons rapporté chaque fonction de dépense à ce total, puis au total plus large de la consommation effective, et le classement change de visage.
Un quart du budget avant le premier arbitrage
Les comptes nationaux rangent la dépense des ménages en douze fonctions. La première écrase les autres. Loyers, charges, eau, gaz, électricité et combustibles pèsent plus du quart de l’ensemble, et ce quart se prélève avant tout choix : personne ne décide chaque mois de se loger. Vient ensuite un fourre-tout, celui des autres biens et services, où logent notamment les assurances et les services financiers, à 14,1 %.
Le classement complet, en parts

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Douze fonctions, une seule au-dessus de 20 %. Le logement à 28,0 %, les autres biens et services à 14,1 %, les transports à 12,6 %, l’alimentation à domicile à 12,5 %. En bas du tableau, l’habillement ne pèse plus que 2,8 % et l’enseignement 0,8 %. Ce que ce graphique dit vraiment : les deux tiers d’un budget se jouent sur quatre lignes, et la plus lourde ne se renégocie pas dans l’année.
Les transports devancent l’alimentation, de justesse
Voilà le renversement que les euros cachent. En 2025, les transports ont coûté 194,9 milliards d’euros aux ménages, l’alimentation à domicile 192,8 milliards. Deux milliards d’écart, 12,6 % contre 12,5 % : la voiture, le train et le carburant passent devant le contenu du réfrigérateur. L’écart tient à peu de chose, et un mouvement des prix à la pompe suffit à rapprocher les deux lignes, comme lorsque le prix du gazole est repassé au-dessus de deux euros.
Deux dénominateurs, deux articles différents
C’est ici que la plupart des comparaisons dérapent. La dépense de consommation des ménages ne compte que ce que les ménages paient eux-mêmes, remboursements déduits, mais elle inclut les loyers que les propriétaires occupants sont réputés se verser. La consommation effective, elle, ajoute ce que les administrations règlent à leur place : 467,1 milliards d’euros en 2025, soit 22,4 % de l’ensemble, pour l’essentiel la santé et l’école. Sur ce total élargi de 2 082,6 milliards, le logement retombe à 20,8 %.
Le même poste, deux chiffres justes

28,0 % ou 20,8 % : les deux valeurs sont exactes et ne parlent pas de la même chose. La première rapporte le logement à ce que les ménages sortent de leur propre budget. La seconde le rapporte à tout ce qu’ils consomment, santé et enseignement collectifs compris. Confondre les deux fait varier le poids du logement de sept points sans changer un euro de loyer.
Ce que le quintile change
Les comptes nationaux donnent une moyenne. L’enquête Budget de famille ouvre le budget par niveau de vie, et l’écart y devient très concret. En 2017, dernière année disponible, les 20 % de ménages les plus modestes consacraient 22,1 % de leur dépense au logement, contre 12,2 % pour les 20 % les plus aisés, d’après l’INSEE et son étude sur les dépenses des ménages. Dix points d’écart, pour une raison simple : 62 % des premiers sont locataires, contre 20 % des seconds.
Sur les transports, tout s’inverse

Les transports occupent 17,6 % de la dépense des plus aisés et 13,6 % de celle des plus modestes. Les ménages aisés ne mangent pas beaucoup plus : ils se déplacent beaucoup plus. Sur l’alimentation à domicile, 18,3 % contre 14,2 %, l’écart n’est plus que de quatre points. La hiérarchie des postes dépend donc moins des goûts que de la place que le logement laisse libre.
Quarante ans plus tôt, l’alimentation d’abord
Ces quatre points d’écart sur l’alimentation étaient dix-sept en 1979. Les ménages les plus modestes mettaient alors 35 % de leur budget dans la nourriture, les plus aisés 18 %. Cette convergence est l’un des mouvements les plus nets de quarante ans de consommation française, et elle s’est faite pendant que l’écart sur le logement, lui, se creusait.
L’INSEE a mis cette bascule en images : la part de l’alimentation s’effondre, celle du logement et des services monte. La vidéo date de 2020 et vaut comme repère de long terme, pas comme source des chiffres de 2025.
La même inflation, des factures différentes
Juin 2026 : les prix ont augmenté de 1,8 % sur un an, selon l’Informations Rapides de l’INSEE parue le 10 juillet. Cette moyenne recouvre des mondes. L’énergie a bondi de 11,0 %, l’alimentation de 0,9 %, et les produits manufacturés ont reculé de 1,1 %. Rapportée à son poids dans le panier de l’INSEE, 764 pour 10 000, l’énergie explique à elle seule environ 0,8 point de la hausse d’ensemble, selon nos calculs. Près de la moitié, pour un poste qui compte pour moins de 8 % du panier.
La hausse n’est pas partagée

Un ménage qui chauffe au gaz et roule au diesel n’a pas vécu la même année qu’un ménage urbain sans voiture. Nous avons suivi ces lignes une à une : la facture de gaz au 1er juillet, puis la hausse de l’électricité au 1er août. Deux postes contraints, deux hausses qui ne se compensent pas, dans un budget où le logement prend déjà 28,0 %.
Reste ce que ces parts ne disent pas. Les comptes nationaux comptent des loyers imputés que personne ne verse réellement, quand l’enquête Budget de famille les exclut et laisse de côté les remboursements d’emprunt : les 28,0 % et les 22,1 % ne se comparent donc pas ligne à ligne. Les premiers portent sur 2025 et restent provisoires, les seconds sur 2017. Le plus utile n’est pas le chiffre exact, c’est l’ordre dans lequel il tombe. Quand le logement part avant tout, l’arbitrage ne se joue plus que sur ce qui reste, et c’est là que se lisent les renoncements, comme sur le budget vacances 2026.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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