
Le chiffre
À 1 748 euros, le budget que les Français comptent consacrer à leurs vacances d’été tombe à son plus bas niveau depuis 2022, selon la sixième édition de l’enquête Cofidis. En un an, il perd 287 euros : en compilant cinq étés de baromètre, nous calculons que l’été 2026 efface d’un coup toute la remontée entamée depuis 2022. Et pourtant, 62 % des Français partiront quand même, un chiffre stable. On part autant, mais avec beaucoup moins dans le porte-monnaie.
1 748 €de budget vacances en 2026, au plus bas depuis 2022

Derrière ce chiffre, un arbitrage limpide. 70 % des futurs vacanciers déclarent devoir restreindre leur budget pour préserver leur départ, sous l’effet d’une hausse des prix que 89 % d’entre eux jugent bien réelle. Quand il faut couper, ce ne sont pas d’abord les nuits d’hôtel ou les trajets qui sautent, mais le superflu du séjour.
Le plaisir sacrifié avant l’essentiel
Les dépenses dites « plaisir » sont les premières à trinquer. On rogne d’abord sur les souvenirs et les petits plaisirs, puis sur la table et les sorties, tandis que l’hébergement et le transport restent, eux, difficiles à comprimer.
| Poste réduit | Part des vacanciers concernés |
|---|---|
| Souvenirs et petits plaisirs | 58 % |
| Restaurants et alimentation | 52 % |
| Sorties et activités de loisirs | 41 % |
Champ : vacanciers qui restreignent leur budget. Source : enquête Cofidis 2026.
Parmi ceux qui ne partiront pas cet été, 52 % évoquent d’abord un manque de moyens financiers, la même fracture que celle qui frappe les Français qui ne partent jamais.
Cinq étés de budget, une rechute
Mis en perspective, le recul de 2026 ressemble moins à une glissade régulière qu’à une rechute. Après un creux en 2022, le budget était remonté trois étés de suite avant de replonger, un mouvement que connaissent bien les familles monoparentales et leur budget vacances.

Reprendre ce graphique
Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :
Été 20252 035 €
Été 20261 748 €
Unité : euros par foyer. Période : budget prévu pour les vacances d’été. Limite : une intention de dépense déclarée (échantillon de 1 010 personnes), pas une dépense constatée ; le point 2023 est reconstitué à partir de l’écart publié par Cofidis.
On part autant, mais plus près
Le paradoxe tient en deux chiffres qui ne bougent pas : on part (62 %), mais on dépense moins. Résultat, des vacances qui se recentrent et se rapprochent. 61 % des futurs vacanciers envisagent des séjours plus proches de chez eux à cause du carburant, selon Cofidis, et le baromètre Europ Assistance réalisé par Ipsos confirme le mouvement : 51 % des partants resteront exclusivement en France, quinze points de plus qu’un an plus tôt. Un tourisme de proximité, plus court et plus sobre, s’installe.
Reste un repère pour se situer : si votre enveloppe dépasse 1 748 euros, vous êtes déjà au-dessus de la moyenne 2026 ; si elle est en dessous, vous êtes loin d’être seul. Le vrai levier n’est pas le montant, mais l’ordre dans lequel on coupe : décider à l’avance ce à quoi on tient vraiment évite de sacrifier le plaisir par simple réflexe d’économie.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Grève easyJet : un préavis sans aucune date, et une loi qui ne prévient les passagers que 24 heures avant - 2
L’Odyssée de Nolan en IMAX 70 mm : la seule salle de France est à Montpellier - 3
Musées gratuits le premier dimanche du mois : la règle et les pièges - 4
Conseillers numériques : le budget passe de 40 à 14 millions d’euros, et les démarches bloquent toujours - 5
600e de Taratata : ce que France 2 a rediffusé jeudi soir avait été tourné dix mois plus tôt
Nos dossiers
- France486
- Santé208
- Science207
- Prévention194
- Culture184
- Consommation178
- Biodiversité171
- IA149
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

