Un parent seul assis à la table de cuisine au matin, un enfant vu de dos à ses côtés

Parents solos : à l’heure des grandes vacances, 6 familles monoparentales sur 10 craignent de manquer pour leurs enfants

Quand la cantine s'arrête et que l'été s'annonce, les vacances deviennent le premier poste qu'on raye. Une enquête met des chiffres sur ce que beaucoup vivent en silence.

Sommaire
  1. En bref
  2. Pourquoi les vacances sautent en premier
  3. 670 euros qui manquent, chaque mois
  4. Une charge qui pèse surtout sur les mères
  5. Un point aveugle français, derrière les chiffres d'un prêteur
  6. Questions courantes

La cantine ferme, les centres aérés affichent complet, et la question revient, lancinante : qu’est-ce qu’on fait des enfants cet été, et avec quel argent. Pour beaucoup de parents qui élèvent seuls, ce n’est pas une parenthèse, c’est un calcul de plus. Selon une enquête CSA Research pour Cofidis, publiée le 11 mai 2026, 62 % des familles monoparentales redoutent chaque mois de manquer d’argent pour couvrir les dépenses essentielles de leurs enfants. Et au moment des vacances, c’est précisément ce poste-là, le départ, qui saute en premier.

En bref

  • Sur les trois postes de dépense par enfant et par an que nous avons mis côte à côte, les vacances (938 €) pèsent presque autant que l’habillement et l’alimentation réunis, et c’est le premier sacrifié.
  • 62 % des familles monoparentales craignent chaque mois de manquer pour leurs enfants ; il leur manque en moyenne 670 € par mois pour vivre confortablement.
  • Les dépenses liées aux enfants pèsent 37 % du budget, contre 28 % chez l’ensemble des parents.
  • Dans 3 cas sur 4, c’est une mère qui tient seule la barre ; pour 1 famille sur 2, ces difficultés restent un sujet tabou.

Pourquoi les vacances sautent en premier

Parce que c’est la dépense qu’on peut effacer sans qu’un huissier sonne. Le loyer, la cantine, les chaussures de rentrée, eux, ne se négocient pas. Le départ, si. L’enquête le dit sans détour : le premier poste sacrifié reste les vacances, suivi de l’habillement. Derrière, un arbitrage froid se joue chaque printemps dans des milliers de cuisines.

Et ce renoncement coûte cher, au sens propre comme au figuré. Les vacances représentent 938 € par enfant et par an dans ces familles, juste derrière l’alimentation (1 590 €) et devant l’habillement (551 €). Rayer la ligne, c’est récupérer une marge. C’est aussi, souvent, expliquer à un enfant pourquoi lui ne partira pas.

Une table de cuisine avec calculatrice, carnet de comptes et relevés bancaires
Le départ en vacances se décide souvent là, entre une calculatrice et un carnet de comptes.

670 euros qui manquent, chaque mois

C’est le chiffre qui résume la tension. Il manque en moyenne 670 € par mois aux familles monoparentales pour vivre confortablement, selon l’enquête. De quoi sécuriser l’alimentation et s’autoriser, de nouveau, quelques loisirs, répondent les premiers concernés. Rien d’extravagant : de la marge pour respirer.

Cette fragilité n’a rien d’un ressenti vague. 23 % de ces parents sont à découvert tous les mois, contre 13 % des Français. Et 55 % se disent en difficulté face aux dépenses de leurs enfants, quand la moyenne des parents plafonne à 40 %. Pour mesurer l’écart, nous avons rangé les trois postes annuels par enfant les uns à côté des autres.

Postes de dépense par enfant et par an dans les familles monoparentales : alimentation 1 590 euros, vacances 938 euros, habillement 551 euros
Graphique Actu Alt Plus. Source : enquête CSA Research pour Cofidis, juin 2026.
Reprendre ce graphique

Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :

La lecture saute aux yeux : à elles seules, les vacances pèsent presque autant que l’habillement et l’alimentation additionnés ne le laisseraient croire une fois le quotidien payé. C’est précisément la ligne la plus facile à supprimer, et celle qui laisse le souvenir le plus durable à un enfant.

Une charge qui pèse surtout sur les mères

Derrière ces moyennes, il y a presque toujours une femme. Dans 3 cas sur 4, ce sont les mères qui sont à la tête de ces familles, rappelle l’enquête. Souvent sans relais : 59 % sont en garde exclusive, et près d’un parent sur deux assume toutes les charges sans la moindre aide financière de l’autre.

Cette solitude budgétaire pèse d’autant plus qu’elle se cache. Pour 50 % de ces familles, les difficultés d’argent sont un sujet tabou, une gêne qu’on garde pour soi. On optimise dans le silence : on traque les petits prix, on coupe le superflu, on ne dit rien à l’école ni aux copains des enfants.

Une valise ouverte et vide posée sur un lit, fermeture non bouclée
Les vacances, premier poste rayé : la valise qui reste ouverte, sans destination.

Un point aveugle français, derrière les chiffres d’un prêteur

Une précision s’impose : ce baromètre est l’œuvre d’un acteur du crédit à la consommation, qui a tout intérêt à éclairer les fins de mois tendues. Les chiffres restent ceux d’un institut, CSA Research, sur 515 familles interrogées du 10 au 20 avril 2026. À prendre comme une photographie, pas comme un recensement.

Reste que la réalité de fond est massive. L’Insee compte près de 1,9 million de familles monoparentales en France, et trois enfants sur dix vivent désormais avec un seul de leurs parents. Quand l’été creuse l’écart entre ceux qui partent et ceux qui restent, ce n’est pas une marge de la société qui retient son souffle. C’est une famille sur quatre.

Reste alors la rentrée, et son lot de récits de plage à comparer. Pour ces enfants, la question ne sera pas le budget, mais une autre, plus simple et plus difficile : et toi, t’as fait quoi cet été.

Questions courantes

Combien de familles monoparentales craignent de manquer pour leurs enfants ?
62 %, soit 6 sur 10, redoutent chaque mois de ne pas pouvoir couvrir les dépenses essentielles de leurs enfants, selon l’enquête CSA Research pour Cofidis publiée le 11 mai 2026.

Quel est le premier poste de dépense sacrifié ?
Les vacances, suivies de l’habillement. C’est la dépense la plus facile à effacer face au loyer, à l’alimentation ou aux frais de rentrée, qui ne se négocient pas.

Combien manque-t-il à ces familles chaque mois ?
En moyenne 670 € par mois pour vivre confortablement. 23 % de ces parents sont à découvert tous les mois, contre 13 % des Français.

Qui porte le plus souvent cette charge ?
Les mères : dans 3 cas sur 4, ce sont elles qui dirigent ces familles, et 59 % sont en garde exclusive. Pour la moitié d’entre elles, ces difficultés restent un sujet tabou.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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« Clara » est la voix éditoriale d’Actu Alt Plus pour les Histoires humaines : récits incarnés, attention aux personnes, initiatives locales et solidarités souvent invisibles.

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