Une table de librairie où cinq romans aux couvertures vierges attendent, sous la lumière d’une vitrine de septembre.

Prix du roman Fnac 2026 : « C’était ça ou mourir » lauréat

Le prix du roman Fnac 2026 est allé le 21 septembre à « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien (Grasset), parmi cinq finalistes départagés par 800 libraires et lecteurs.

Décryptage

Publié le 19 septembre 2026 · Mis à jour le 21 septembre 2026 à 9h02

Le prix du roman Fnac 2026 est allé ce lundi 21 septembre à « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien (Grasset), premier roman de l’auteur québécois d’origine haïtienne, choisi par 800 libraires et adhérents. Le livre s’était déjà vendu à près de 32 000 exemplaires à la mi-septembre, selon ActuaLitté.

Dans les magasins Fnac, la table de la rentrée littéraire attend son verdict depuis le 27 août. Ce jour-là, le jury du prix du roman Fnac a ramené trente romans à cinq, et il dira lundi lequel il couronne. Les quatre autres retourneront au rayon.

Cinq romans restent en lice pour la 25e édition du prix du roman Fnac, choisis parmi plus de 250 titres par 800 jurés libraires et lecteurs, et le lauréat sera proclamé le 21 septembre 2026.

Les cinq romans qui jouent lundi

« Ne cherche pas le chaos », Marion Brunet (Albin Michel)

Pablo a fui le Chili il y a plus de trente ans. Il a élevé sa fille en France dans l’amour et dans le silence : la dictature, la prison, l’exil, rien ne lui a été dit. À dix-huit ans, Victoria part seule au Chili et cesse de donner des nouvelles. L’éditeur pose le livre sur une question simple et désagréable : aimer sans transmettre, est-ce possible. Pour qui aime les romans où l’Histoire politique s’invite à la table de la cuisine.

« Ce qui se joue », Caroline Hinault (Rouergue)

Un virus baptisé le Fatum s’attaque au langage et installe une aphasie qui progresse. Les enseignants tombent avant les autres, ce qui place l’école au centre de l’épidémie. Le roman change de forme à mesure que les mots se dérobent, passant de la prose à la poésie et au théâtre, selon les éditions du Rouergue. Pour qui lit les dystopies pour ce qu’elles disent de la salle de classe.

« Ici, maintenant », Tom Newlands (Métailié)

Cora Mowat a quatorze ans et vit à Muircross, banlieue déclassée de Glasgow, au milieu des années 1990. Le récit la suit jusqu’à ses dix-huit ans, entre la pauvreté, une mère handicapée et l’arrivée de Gunner, le nouveau compagnon. Premier roman écossais, traduit par Marguerite Capelle et Anatole Pons-Reumaux, comme l’indique la fiche Métailié. Seule traduction de la finale. Pour qui aime les voix d’adolescentes qui ne s’excusent de rien.

Les mains d’un libraire replacent un roman épais sur une étagère, entre des tranches floues.
Le jury réunit 400 libraires et 400 adhérents lecteurs, sans écrivain ni critique.

« C’était ça ou mourir », Thélyson Orélien (Grasset)

Jonas Dorléon quitte Port-au-Prince après l’incendie de son quartier et remonte vers le Canada par la République dominicaine, le Brésil et le Mexique. Grasset annonce des traductions dans plus de vingt langues pour ce premier roman. Il figure aussi dans les sélections du Goncourt, du Renaudot, du Décembre et du Malraux : aucun autre finaliste n’a une liste de sélections aussi longue. Pour qui veut une migration racontée par les pieds, pas par les statistiques.

« Ce qui dort sous le camélia », Claudie O. Wetterwald (Gros Caillou)

Deux cent cinquante-quatre femmes comparaissent pour des actes commis pendant une catastrophe que le livre appelle le Désastre. Lisenn Delors est l’une d’elles, et son avocate, Rym Kettani, a traversé la même période. Le roman paraît aux éditions du Gros Caillou, maison indépendante installée dans l’Isère rurale. Quatre cent soixante-quatre pages de procès. Pour qui lit les salles d’audience comme d’autres lisent les polars.

Huit cents jurés, aucun écrivain

La mécanique tient en une phrase : les lecteurs votent avec les libraires. Le jury réunit 400 libraires Fnac et 400 adhérents de l’enseigne, composition que Livres Hebdo détaillait dès l’annonce des trente titres en lice, dont vingt et un romans français ou francophones et neuf traductions. Ces trente-là sortaient eux-mêmes de plus de 250 titres passés au crible.

Aucun écrivain, aucun critique professionnel ne siège dans ce jury, créé en 2002 et arrivé à sa vingt-cinquième édition. C’est ce qui en fait un prix de prescription plutôt qu’un prix de pairs : il existe pour guider « libraires, professionnels et lecteurs dans leurs choix pour la rentrée littéraire ». Le lauréat 2025 s’appelait John Boyne, pour « Les Éléments » (JC Lattès), rappelle ActuaLitté.

Les cinq finalistes du prix du roman Fnac 2026 : parution et prix éditeur, format broché.
RomanÉditeurParutionPrix broché
Ne cherche pas le chaosAlbin Michel19 août 202621,90 €
Ce qui se joueRouergueaoût 202623,00 €
Ici, maintenantMétailié21 août 202623,00 €
C’était ça ou mourirGrasset19 août 202621,50 €
Ce qui dort sous le caméliaGros Caillou27 août 202621,00 €
Les cinq ensemble110,40 €

Lire toute la finale revient donc à 110,40 euros au prix éditeur. La pile tient dans un sac de courses et dans un week-end très ambitieux. Attendre lundi et n’en acheter qu’un coûte entre 21,00 et 23,00 euros selon le gagnant. Pour un week-end plus court, AAP a réuni quinze romans sous 200 pages.

Ce que lundi ouvre

Le 21 septembre, les grands prix d’automne en sont encore à leurs sélections. AAP comptait trente-trois romans dans la première sélection du Femina le 9 septembre, et les proclamations du Goncourt, du Renaudot et du Médicis s’étalent jusqu’en novembre.

Pour un éditeur, la différence est concrète : un bandeau posé fin septembre travaille toute la rentrée, un bandeau de novembre arrive quand les tables ont déjà tourné deux fois.

D’ici lundi, la table reste indécise : cinq couvertures, pas un bandeau. C’est à peu près le seul moment de la saison où un lecteur en sait autant que le jury.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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