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Sommaire
- Les avions sont-ils concernés par la grève du 5 novembre 2026 ?
- Quand saurai-je si mon vol du 5 novembre est annulé ?
- Quels aéroports risquent le plus, à Paris et en régions ?
- Air France est-elle touchée par la grève du 5 novembre ?
- Vol annulé par la grève : remboursement ou indemnisation ?
- La réforme européenne des droits des passagers change-t-elle quelque chose ?
Dans ce dossier : Grève nationale prévue jeudi 5 novembre 2026, qui appelle, quels trains, quelle retenue · 7 articles liés
Décryptage
Aucun préavis de grève propre aux contrôleurs aériens ou aux équipages n’avait été rendu public au 28 octobre 2026 pour le jeudi 5 novembre (point sur les préavis). Les vols restent exposés : les contrôleurs sont des agents de l’État, employés par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) et couverts par les préavis de la fonction publique.
Pour la grève du jeudi 5 novembre 2026, les contrôleurs aériens grévistes doivent se déclarer au plus tard le mardi 3 novembre à midi. La DGAC calibre ensuite ses demandes d’annulation, aéroport par aéroport. Lors de la précédente grève de la fonction publique, le 29 septembre, elle avait réclamé jusqu’à 25 % de vols en moins.
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Les avions sont-ils concernés par la grève du 5 novembre 2026 ?
Oui, par deux portes : le contrôle aérien et les aéroports. La grève nationale prévue le 5 novembre est portée par la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU, dans le public comme dans le privé. L’USAC-CGT, syndicat CGT de l’aviation civile, relaie cet appel auprès des agents de la DGAC. Si des contrôleurs s’y joignent, les salles de contrôle se dégarnissent, comme le 29 septembre.
La seconde porte est au sol. Le 19 octobre, SUD Aérien a appelé les salariés des aéroports à la grève générale, « des pistes aux terminaux, de l’escale à la sûreté ». Le tract ne cite aucun aéroport.
La suiteManifestation du 5 novembre à Paris : le parcours va de République à Nation, départ à 14 h · 5 novembre
Quand saurai-je si mon vol du 5 novembre est annulé ?
Pas avant le mardi 3 novembre à midi. Depuis une loi de décembre 2023, les contrôleurs qui veulent faire grève doivent se déclarer au plus tard à midi l’avant-veille de chaque journée de grève. La DGAC transmet ensuite aux compagnies ses demandes de réduction, par aéroport et par créneau horaire. Chaque compagnie choisit alors les vols qu’elle supprime et prévient ses passagers. Au 28 octobre, la DGAC n’avait encore rien demandé (état des demandes).
Entre l’heure limite et le décollage, il reste au mieux 43 heures pour un vol de 7 heures et 59 heures pour un vol de 23 heures. Ce délai court est voulu. À la validation de la loi par le Conseil constitutionnel, le ministère saluait, au nom de Clément Beaune, « un texte protecteur et d’équilibre, qui évitera la désorganisation du service public ».
Quels aéroports risquent le plus, à Paris et en régions ?
La grève du 29 septembre sert de repère. La DGAC avait demandé 5 % de vols en moins à Paris-Charles-de-Gaulle de 7 heures à 20 heures. À Marseille-Provence, la coupe atteignait 25 % de 16 heures à minuit. Nantes, Strasbourg, Limoges, Tarbes-Lourdes et Pau étaient perturbés sur certains créneaux (bilan du 29 septembre). Orly n’y était pas cité. La carte du 5 novembre dépendra du nombre de grévistes déclarés dans chaque centre de contrôle.
Air France est-elle touchée par la grève du 5 novembre ?
Aucun préavis propre aux pilotes, hôtesses et stewards d’Air France ou d’une autre compagnie française n’était connu au 28 octobre. Un vol Air France peut pourtant être supprimé sans un seul gréviste chez Air France. Il suffit que la DGAC réduise le nombre de vols au départ ou à l’arrivée. Le risque se décide dans les tours de contrôle.
Vol annulé par la grève : remboursement ou indemnisation ?
Deux droits se cumulent. Le premier ne dépend pas de la cause. La compagnie doit proposer le remboursement du billet ou un réacheminement, et prendre en charge repas et hôtel si l’attente l’impose, rappelle le portail européen Your Europe. Le second, l’indemnité forfaitaire de 250, 400 ou 600 euros selon la distance, dépend de la cause.
La Cour de justice de l’Union européenne a jugé qu’une grève du personnel d’une compagnie n’est pas une circonstance extraordinaire (arrêt Airhelp contre SAS, 23 mars 2021) : l’indemnité est alors due. Les décisions de gestion du trafic aérien comptent, elles, parmi les circonstances extraordinaires. Une annulation demandée par la DGAC dispense donc en général la compagnie de l’indemnité.
La règle des 14 jours ne jouera pas. Prévenir plus de 14 jours avant le départ dispense de toute indemnité, et cette échéance est passée depuis le 22 octobre.
La réforme européenne des droits des passagers change-t-elle quelque chose ?
Pas pour le 5 novembre. La refonte du règlement de 2004 garde le barème de 250 à 600 euros et la définition des circonstances extraordinaires. Selon Flightright, cité par Air Journal, elle ne laissera que neuf mois pour réclamer une indemnité à la compagnie ; en France, le délai pour agir en justice est aujourd’hui de cinq ans.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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