Jeune adulte au bras découvert dans un cabinet médical, un soignant prépare une vaccination

Vaccin anti-HPV : non, 25 ans n’est pas trop tard, le rattrapage va jusqu’à 26 ans révolus

Beaucoup de jeunes adultes pensent le vaccin anti-HPV réservé aux collégiens. La règle a changé : le rattrapage est ouvert, et remboursé, bien au-delà.

Sommaire
  1. Ce que disent les faits
  2. En bref
  3. Pourquoi ça compte
  4. Concrètement, où et à quel prix
  5. Questions courantes

Vérification

Publié le 4 juillet 2026 · Mis à jour le 6 juillet 2026 à 16h02

Vous avez 24 ou 25 ans, vous n’avez jamais fait le vaccin contre les papillomavirus, et vous vous dites que le train est passé. C’est l’idée reçue qui prive le plus de jeunes adultes d’une protection anti-cancer disponible : croire que ce vaccin est un truc de collégien, réservé aux 11-14 ans. La règle dit l’inverse.

L’affirmation« À 25 ans, c’est trop tard pour le vaccin anti-HPV. »
Notre verdictFaux

Ce que disent les faits

Le rattrapage vaccinal contre les virus HPV est ouvert aux femmes comme aux hommes jusqu’à 26 ans révolus, et pris en charge à 65 % par l’Assurance maladie. Jusqu’en 2025, cette fenêtre s’arrêtait à 19 ans révolus. En mai 2025, la Haute Autorité de santé a recommandé de l’étendre à l’ensemble des jeunes adultes jusqu’à 26 ans révolus, quelle que soit leur orientation sexuelle. Concrètement, à 24 ou 25 ans, vous restez éligible plusieurs années de plus que ce que beaucoup imaginent.

En bref

  • Le rattrapage vaccinal anti-HPV est recommandé jusqu’à 26 ans révolus pour les femmes et les hommes, contre 19 ans auparavant (Haute Autorité de santé).
  • Les HPV provoquent chaque année en France environ 6 400 nouveaux cancers et 35 000 lésions précancéreuses.
  • Le vaccin Gardasil 9 est remboursé à 65 % par l’Assurance maladie sur prescription.
  • La couverture des ados reste faible : 55 % chez les filles, 41 % chez les garçons (Santé publique France).
Flacon de vaccin et seringue posée sur un plateau clinique
Le vaccin Gardasil 9 est utilisé pour le rattrapage anti-HPV.

D’où vient alors l’idée que ce serait trop tard ? Le message public a longtemps visé un seul âge : la vaccination est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, proposée au collège en classe de cinquième. Logique, puisque le vaccin protège d’autant mieux qu’il est fait avant les premiers rapports. Mais à force de marteler cet âge unique, on a laissé s’installer une idée tenace : qu’après le collège, la porte se fermait pour de bon. Une précision honnête n’annule pas le message : la protection reste meilleure quand la vaccination intervient tôt, et la HAS rappelle qu’il ne faut pas attendre l’âge adulte. Entre ne rien faire par crainte d’être hors délai et se faire vacciner à 24 ans, le choix utile est vite vu.

Pourquoi ça compte

Les papillomavirus humains sont très fréquents, surtout au début de la vie sexuelle, et le plus souvent éliminés seuls. Mais pas toujours. Chaque année en France, ils sont à l’origine d’environ 6 400 nouveaux cancers, principalement du col de l’utérus, et de 35 000 lésions précancéreuses, selon la HAS. Ces cancers touchent aussi la gorge, l’anus, le pénis : c’est ce qui explique que les hommes soient concernés, longtemps oubliés du sujet. Le vaccin utilisé pour le rattrapage, le Gardasil 9, cible les principaux types responsables. Il ne protège pas contre tous, ni contre une infection déjà installée : il ne remplace donc pas le dépistage. Le frottis et le suivi gynécologique restent indispensables, y compris pour les femmes vaccinées de plus de 25 ans.

Barres comparant la couverture vaccinale anti-HPV d'au moins une dose chez les filles et les garçons nés en 2011
Graphique Actu Alt Plus. Source : Santé publique France, données au 31 décembre 2024.
Reprendre ce graphique

Réutilisez ce graphique librement sur votre site, en citant Actu Alt Plus. Copiez le code ci-dessous :

Ce retard de couverture n’est pas une fatalité : la progression est réelle d’une année sur l’autre, portée par la campagne au collège. Mais le décalage entre filles et garçons rappelle à quel point le vaccin a longtemps été perçu comme une affaire féminine. Il ne l’est pas.

Concrètement, où et à quel prix

Sont éligibles au rattrapage les femmes et les hommes jusqu’à 26 ans révolus qui n’ont pas été vaccinés à l’adolescence. Le vaccin est remboursé à 65 % par l’Assurance maladie sur prescription, le reste pouvant être pris en charge par une complémentaire santé. La vaccination se fait chez le médecin traitant, mais aussi en pharmacie, chez un infirmier ou une sage-femme, et dans les centres gratuits de vaccination et de dépistage. Le schéma comporte deux ou trois doses selon l’âge à la première injection.

Jeune adulte au bras découvert dans un point de vaccination lumineux
La vaccination se fait aussi en pharmacie, chez l’infirmier ou la sage-femme.

Une évidence à poser sans dramatiser : il ne s’agit pas ici d’un conseil médical adapté à votre situation, mais d’une information sur une règle que beaucoup ignorent. La décision se prend avec un soignant qui connaît votre parcours. Et si le doute persiste, un point sur la durée de protection peut aider à décider en connaissance de cause. Ce qui est certain, c’est qu’à 24 ou 25 ans, la réponse à la question du trop tard reste, aujourd’hui, non.

Questions courantes

Jusqu’à quel âge peut-on faire le rattrapage HPV ?
Réponse courte: jusqu’à 26 ans révolus, pour les femmes comme pour les hommes, depuis l’élargissement recommandé par la HAS en mai 2025. Auparavant, la limite était de 19 ans révolus.

Le vaccin est-il remboursé pour un jeune adulte ?
Réponse courte: oui, le Gardasil 9 est pris en charge à 65 % par l’Assurance maladie sur prescription, le reste pouvant être couvert par une complémentaire santé.

Les hommes sont-ils concernés ?
Réponse courte: oui. Les HPV provoquent aussi des cancers de la gorge, de l’anus ou du pénis. Le rattrapage vise désormais les hommes jusqu’à 26 ans révolus, quelle que soit leur orientation sexuelle.

Où se faire vacciner ?
Réponse courte: chez le médecin traitant, en pharmacie, chez un infirmier ou une sage-femme, et dans les centres gratuits de vaccination et de dépistage.

Le vaccin remplace-t-il le dépistage du cancer du col ?
Réponse courte: non. Il ne protège pas contre tous les virus à haut risque. Le suivi gynécologique et le frottis restent nécessaires, y compris après la vaccination.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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