Gros plan sur les mains gantées d'une soignante préparant une seringue de vaccin sur un plateau, dans un cabinet médical lumineux, sans visage reconnaissable.

65 ans et nourrissons : le vaccin antipneumococcique change (et pas de rattrapage à faire)

La HAS revoit la vaccination pneumocoque des bébés et des 65 ans et plus : deux vaccins, une couverture élargie, et une consigne claire pour ceux déjà vaccinés par le VPC20.

Publié le 2 août 2026 · Mis à jour le 19 septembre 2026 à 13h39

Vos parents ont dépassé 65 ans, ou vous venez d’accueillir un nourrisson ? La Haute Autorité de santé (HAS) vient de revoir la vaccination contre le pneumocoque, et une phrase mérite votre attention immédiate : pour un adulte déjà vacciné par le VPC20, il ne faut pas se refaire piquer.

La HAS l’écrit noir sur blanc dans un communiqué du 30 juillet 2026 : « Pour les adultes déjà vaccinés par le VPC20, aucun rattrapage n’est recommandé à ce stade. » La stratégie change pour les deux populations les plus exposées, les nourrissons de moins d’un an et les 65 ans et plus, avec deux vaccins distincts et un même objectif : couvrir davantage de souches. Le nombre de cas d’infections invasives progresse sans interruption depuis 2015, avec « une surreprésentation de ces cas chez les nourrissons de moins d’un an (26,3 cas/100 000 habitants) et les adultes de plus de 65 ans ».

Après 65 ans : un vaccin plus large, pas de piqûre en double

Pour les adultes de 65 ans et plus, la HAS recommande désormais « le recours préférentiel au VPC21 en dose unique ». L’intérêt tient dans un chiffre : ce vaccin protège contre 84 % des cas d’infections invasives dans cette tranche d’âge, contre 63 % pour le VPC20. Une seule dose suffit. Et si vous, ou un proche, avez déjà reçu le VPC20, la consigne est nette : pas de rattrapage. Se refaire vacciner « à tout hasard » relèverait de la même logique que ces rattrapages jugés inutiles. Autrement dit, vérifier avant d’agir vous évite une injection qui n’apporterait rien.

Chez le nourrisson : le VPC20 aux 2, 4 et 6 mois

Côté bébés, le schéma passe au VPC20, « y compris [pour] les prématurés », selon des doses administrées à 2, 4 et 6 mois, suivies d’un rappel à 11 mois. Là aussi, la couverture grimpe : le VPC20 protège contre 41 % des cas d’infections invasives chez l’enfant, contre jusqu’à 18 % pour les vaccins précédemment recommandés. Concrètement, le calendrier du carnet de santé se remplit avec un vaccin qui couvre plus de souches, sans injection supplémentaire par rapport au rythme habituel. Ce VPC20 remplace, dans le calendrier des tout-petits, les vaccins de valence plus étroite recommandés jusqu’ici.

Carnet de santé de nourrisson ouvert à côté d'un flacon de vaccin et d'une seringue sur une table de cabinet médical, lumière du jour.
Le VPC20 remplace, dans le calendrier des tout-petits, des vaccins de valence plus étroite, sans injection supplémentaire.

Ce que la HAS espère éviter, et ce qui reste ouvert

Le calcul justifie l’accélération. Avec l’Institut Pasteur, la HAS a modélisé le coût de l’inaction : sans changement de stratégie, ces infections seraient à l’origine, sur les cinq prochaines années, de « plus de 17 000 hospitalisations, de près de 3 000 personnes présentant des séquelles et d’environ 2 800 décès ». Le pneumocoque frappe fort chez les tout-petits et reste « la première cause bactérienne de pneumonie aiguë communautaire en France, représentant 15 à 30 % des cas », soit au moins 60 000 cas chaque année.

Deux points pratiques pour l’automne. Le VPC20 et le VPC21 « peuvent être administrés concomitamment » avec d’autres vaccins : le rendez-vous pneumocoque peut se caler sur celui du vaccin antigrippal, ce qui évite de multiplier les déplacements à l’automne. Et la HAS élargit la cible au-delà de l’âge : elle vise aussi les travailleurs « régulièrement exposés aux fumées de soudage (travailleurs de la métallurgie, soudeurs) », qui présentent un surrisque. La couverture reste, elle, le point faible chez les seniors : selon Santé publique France, seuls 8,1 % des 65 ans et plus atteints d’une maladie chronique avaient été vaccinés dans les cinq ans (données 2011), très loin des taux dépassant 90 % atteints chez le nourrisson.

Le geste utile tient en deux vérifications : contrôler le carnet de santé de votre enfant pour le rendez-vous des 2 mois, et demander à votre médecin, pour un parent de plus de 65 ans, s’il a déjà reçu un VPC20 avant de programmer quoi que ce soit. Deux minutes de vérification valent mieux qu’une piqûre inutile ou, à l’inverse, qu’une protection oubliée.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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