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Questions-réponses
Vous entendez un sifflement qui ne part plus et un médecin vous a dit qu’il n’y avait rien à faire. Cette réponse a cessé d’être exacte le 16 juillet 2026 : la Haute Autorité de santé a publié ce jour-là une recommandation de bonne pratique sur les acouphènes invalidants chez l’adulte, validée le 18 juin 2026 et destinée aux généralistes, ORL, radiologues, psychologues et audioprothésistes.
En France, les acouphènes touchent 10 à 19 % des adultes et jusqu’à 31,4 % des 60-69 ans, selon la recommandation publiée par la Haute Autorité de santé le 16 juillet 2026. Le texte ne promet aucune guérison. Il dit par qui commencer, quels examens attendre et ce qu’il vaut mieux ne pas acheter.
Combien de personnes sont concernées autour de vous ?
Entre un adulte sur dix et un sur cinq, avec un effet d’âge très marqué. Selon nos calculs, la tranche des 60-69 ans est 1,7 à 3,1 fois plus touchée que l’ensemble des adultes (31,4 divisé par 19, puis par 10). Le communiqué de la HAS ajoute que les femmes peuvent ressentir ces effets plus intensément, en particulier à la ménopause.
L’agence rappelle aussi ce que le sifflement coûte au quotidien : troubles du sommeil, difficultés de concentration, isolement, anxiété. C’est ce retentissement, et non l’intensité du bruit perçu, qui définit un acouphène invalidant.
Existe-t-il un traitement qui les fait disparaître ?
Non, et la nuance compte : « aucun traitement curatif » ne veut pas dire « aucune prise en charge ». La HAS constate qu’« il n’existe actuellement ni traitement ni parcours de soins coordonné », et que « le recours à un médecin spécialiste est souvent tardif ».
Elle recommande pourtant, dans tous les cas, les thérapies comportementales et cognitives (TCC), « seules à avoir démontré à ce jour une efficacité sur les acouphènes ». S’y ajoutent les thérapies d’acceptation et d’engagement, les approches fondées sur la pleine conscience, une thérapie sonore par aides auditives en cas de baisse d’audition associée, et l’implant cochléaire dans des situations bien définies.
Par qui commencer et quels examens sont normaux ?
Par le médecin généraliste. La première consultation retrace « l’historique d’apparition des acouphènes » et le contexte médical, physique, psychique et environnemental, puis recherche des signes neurologiques, vasculaires ou otologiques de gravité.
Le niveau de gêne s’estime avec un questionnaire validé, le Tinnitus Handicap Inventory (THI), dont le score devient le repère commun à tous les professionnels du parcours. L’ORL prend ensuite le relais pour le bilan auditif, et une IRM est préconisée « dans la plupart des cas, selon le type d’acouphène ». Une consultation de synthèse doit vous présenter les résultats et définir avec vous les options adaptées.

Dans quels cas faut-il consulter en urgence ?
Cinq situations ne se reportent pas au lendemain, selon l’Assurance maladie : un acouphène pulsatile ou d’apparition soudaine, des maux de tête inhabituels associés, une survenue après un traumatisme crânien, des idées suicidaires, un début brutal avec fièvre, perte auditive, vertiges ou troubles de la conscience.
Un rendez-vous rapide s’impose aussi si le bruit persiste malgré les mesures prises, devient gênant au quotidien ou s’associe à des vertiges, une perte auditive progressive ou une hypersensibilité aux sons.
Qu’est-ce que la HAS écarte, et pourquoi ?
Six approches, nommément. La HAS « ne recommande pas l’utilisation » des techniques de neuromodulation (neurostimulation, stimulation magnétique transcrânienne répétée), de l’acupuncture, de la thérapie par laser, ni des traitements médicamenteux et compléments alimentaires utilisés spécifiquement contre les acouphènes, « faute de preuves suffisantes d’efficacité ou de sécurité ».
Trois autres occupent une place intermédiaire : la sophrologie, l’hypnose et le neurofeedback « ne peuvent pas être recommandées de manière systématique » mais « peuvent toutefois être proposées en complément », notamment sur le stress et l’anxiété associés. « Ne recommande pas » ne veut pas dire « interdit » : cela veut dire que la preuve manque, ce que nous avions déjà mesuré sur le cas du magnésium et sur celui de la mélatonine.

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Lu ainsi, le décompte est net : la liste des approches écartées est plus fournie que celle des approches retenues.
| Niveau de preuve | Nombre d’approches | Lesquelles |
|---|---|---|
| Recommandé | 5 | TCC, acceptation et engagement, pleine conscience, thérapies sonores par aides auditives, implant cochléaire |
| En complément seulement | 3 | Sophrologie, hypnose, neurofeedback |
| Non recommandé | 6 | Neurostimulation, stimulation magnétique transcrânienne répétée, acupuncture, laser, médicaments et compléments anti-acouphènes |
La HAS souligne enfin le rôle de vigilance des associations de patients, qui alertent sur « certaines pratiques thérapeutiques non conventionnelles ne présentant pas de preuves scientifiques » et sur des « pratiques sectaires potentiellement dangereuses ».
Que faire en attendant le rendez-vous ?
L’Assurance maladie conseille d’éviter le silence complet en gardant un bruit de fond de faible intensité, de porter des protections auditives face aux sons intenses (perceuse, concerts) et de limiter alcool, tabac et caféine. Surélever la tête pour dormir et bouger régulièrement complètent la liste.
Un réflexe vaut d’être retenu : signalez vos acouphènes avant toute prise de médicament, certains étant toxiques pour l’oreille. Puis prenez rendez-vous chez votre généraliste avec deux lignes écrites : la date d’apparition du sifflement et ce qui l’aggrave dans votre journée. Le questionnaire THI, publié avec la recommandation, fera le reste.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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