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Vous cherchez si le lithium peut vraiment freiner la maladie d’Alzheimer chez un proche. La réponse des essais cliniques est non. Six essais randomisés contre placebo et 435 participants : la supplémentation en lithium ne ralentit pas le déclin cognitif dans la maladie d’Alzheimer, l’une des démences qui touchaient 1,2 million de personnes en France en 2014, selon la méta-analyse de Fujita Health University mise en ligne le 6 novembre 2025.
Le travail est signé Taro Kishi et son équipe, à la Fujita Health University School of Medicine, au Japon. Il est paru dans Neuroscience and Biobehavioral Reviews, dans le volume daté de janvier 2026. Les essais agrégés duraient de dix semaines à vingt-quatre mois. Deux portaient sur des troubles cognitifs légers, les autres sur des patients atteints d’Alzheimer à différents stades. Sur les deux échelles de référence, l’ADAS-Cog et le MMSE, le lithium ne fait pas mieux que le placebo. Les effets indésirables, les symptômes comportementaux et les abandons en cours d’essai sont eux aussi équivalents entre les deux groupes.
Ce que ces essais ont mis dans la balance
Toutes les formes de lithium n’ont pas été traitées à égalité. Les essais retenus ont utilisé des sels inorganiques : le carbonate en majorité, du gluconate et du sulfate, détaille l’université japonaise. L’orotate de lithium, celui que l’on trouve en gélules sur les boutiques en ligne, n’apparaît dans aucun d’eux. Un échec démontré et une absence de test ne disent pas la même chose.
| Forme de lithium | Évaluée dans les six essais | Ce que l’on sait aujourd’hui |
|---|---|---|
| Carbonate | Oui, forme majoritaire | Pas de bénéfice cognitif face au placebo |
| Gluconate | Oui | Compris dans le même résultat groupé, sans bénéfice |
| Sulfate | Oui | Compris dans le même résultat groupé, sans bénéfice |
| Orotate | Non, aucun essai humain | Lésions inversées chez la souris, à confirmer chez l’humain |
L’auteur principal ne referme pas la porte pour autant. Les études précliniques suggèrent, écrit Taro Kishi, que des formulations comme l’orotate constituent une piste possible, parce qu’elles traverseraient la barrière hémato-encéphalique et entreraient dans les cellules plus efficacement que le carbonate. Il réclame des essais longs chez des patients au stade précoce.
D’où venait l’espoir
D’une étude parue dans Nature le 6 août 2025. L’équipe de Bruce Yankner, à Harvard Medical School, a passé 27 métaux au crible dans des cerveaux humains. Le lithium était le seul dont les niveaux différaient nettement d’un groupe à l’autre, et il manquait déjà chez les personnes en trouble cognitif léger. Chez la souris, un régime appauvri en lithium accélère les plaques amyloïdes, la pathologie tau et la perte de mémoire. L’orotate, à des doses de l’ordre du millième des doses psychiatriques habituelles, y a inversé les lésions et restauré la mémoire des animaux.
Yankner a posé lui-même la limite : personne ne doit prendre de composé de lithium de sa propre initiative. Entre un cerveau de souris et le cerveau d’un patient, la distance reste entière.

Ce que ça change pour vous lundi
L’enjeu n’a rien de théorique. Santé publique France estimait à 1,2 million le nombre de personnes vivant avec une démence dans le pays en 2014, et chaque annonce de piste fait remonter la même question chez les aidants. La Journée mondiale Alzheimer tombe le lundi 21 septembre. Trois repères tiennent. Les gélules d’orotate vendues en ligne ne s’appuient sur aucun essai humain, leur promesse est une extrapolation depuis la souris. Le lithium prescrit en psychiatrie est un autre sujet, encadré par des dosages sanguins réguliers. Et aucun traitement en cours ne se modifie sans le médecin qui l’a prescrit.
Un résultat négatif n’est pas une déception : c’est une économie de temps, d’argent et d’espoir mal placé. AAP relevait le 17 septembre un risque de démence majoré de 56 % chez des sexagénaires japonais dont les gencives saignaient au sondage. Une association observée, pas une preuve d’effet : c’est le statut qu’avaient les premiers signaux sur le lithium, avant que six essais ne les mettent à l’épreuve.
Reste une boîte de gélules sur une étagère, et un essai clinique qui n’a pas commencé. En attendant le second, la première peut y rester.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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