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En bref
125 millions d’années plus tard, la peau de ce petit crocodilien répond encore à la lumière. Sous une lampe à ultraviolet, le fossile MGB-512 conservé au Musée des sciences naturelles de Barcelone a livré des écailles, des cartilages du thorax et des bandes claires et sombres sur la queue, tissus mous invisibles à l’œil nu, décrits par une équipe de l’Institut catalan de paléontologie Miquel Crusafont dans une étude parue en juin.
Le principe tient à une différence de réaction. Sous ultraviolet, les restes organiques fossilisés et le calcaire qui les enferme ne s’illuminent pas de la même façon, et le contour des tissus ressort. « La lumière UV nous permet de voir des détails qui resteraient autrement complètement cachés dans la roche », explique le premier auteur Óscar Castillo-Visa dans le communiqué de l’institut. L’animal était petit : 50 centimètres de long, la taille d’un chat, quand le prédateur repéré sur les terres de Lucy atteignait 4,6 mètres.
À retenir
- Les écailles changent de forme et de dimension selon la région du corps, et la crête caudale des crocodiles actuels manque à la queue.
- Des organes sensoriels sont logés dans de petites écailles, récepteurs de pression et de vibration.
- Les cartilages conservés dans le thorax signalent un appareil respiratoire déjà efficace, adapté à la vie semi-aquatique.
- Le spécimen, baptisé Montsecosuchus depereti, compte parmi les peaux de crocodylomorphe les mieux conservées.
Rien de tout cela ne sort d’une fouille récente. Le squelette a été sorti de la carrière du Montsec de Meià, dans la province de Lleida, en 1902 par le géologue Lluís Marià Vidal, puis rangé dans les collections barcelonaises : cent vingt-quatre ans ont passé avant que sa peau ne soit lue. Le cas n’a rien d’isolé, comme le montrait déjà le premier os de dinosaure d’Antarctique, resté dans un tiroir de musée.
Sous lampe UV, le fossile MGB-512 (50 centimètres, 125 millions d’années, Pedrera de Meià, Catalogne) livre des bandes claires et sombres sur la queue, interprétées comme le plus ancien indice de coloration connu chez un crocodylomorphe (Zoological Journal of the Linnean Society, 13 juin 2026). L’équipe reste au conditionnel : la fluorescence trahit la présence d’un tissu, elle ne restitue pas la teinte d’origine, et c’est l’alternance des bandes qui est mesurable, pas leur couleur. Le motif, s’il se confirme, relève de la coloration perturbatrice, celle qui casse la silhouette au lieu de la fondre dans le décor.
Leur répartition est le point le moins attendu : concentrés sur le cou, les membres et les marges du tronc, ces organes sensoriels suggèrent un dispositif apparu par zones avant de s’étendre à tout le corps chez les lignées plus récentes.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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