Une colonne de fourmis rousses traverse un sol de forêt moussu au lever du jour.

Combien de fourmis sur Terre ? Environ 20 millions de milliards, et l’astéroïde des dinosaures a aidé leur essor

Comment on a compté les fourmis de la planète, combien vivent dans une fourmilière, et pourquoi la chute des dinosaures a multiplié leurs espèces.

Sommaire
  1. Comment a-t-on compté les fourmis de la planète ?
  2. Combien de fourmis par humain ?
  3. Combien de fourmis dans une fourmilière ?
  4. Pourquoi l’astéroïde a-t-il profité aux fourmis ?
  5. Que sont les gènes sauteurs ?

Récit

La Terre abrite environ 20 millions de milliards de fourmis, selon une estimation publiée en 2022. Une étude parue en septembre 2026 dans la revue Science Advances situe l’explosion de leurs espèces juste après l’astéroïde qui a éteint les dinosaures, il y a 66 millions d’années.

Comment a-t-on compté les fourmis de la planète ?

Patrick Schultheiss, Sabine Nooten et leurs collègues, alors à l’université de Hong Kong, ont compilé 489 études de terrain menées sur tous les continents (PNAS, 19 septembre 2022). Chaque étude compte les fourmis d’un carré de sol, tombées dans des pièges enterrés ou tamisées dans la litière de feuilles. L’équipe extrapole ensuite biome par biome.

Le total estimé : 19,8 millions de milliards. « Un 20 suivi de 15 zéros, difficile à appréhender », résume Sabine Nooten dans le communiqué de Würzburg. Les auteurs jugent ce chiffre prudent : les fourmis des arbres et du sous-sol échappent en grande partie au comptage. Près des deux tiers (61 %) des fourmis du sol vivent dans deux biomes seulement, les forêts tropicales humides et les savanes tropicales.

Combien de fourmis par humain ?

En 2022, l’estimation se traduisait par 2,5 millions de fourmis par personne. Depuis, la population mondiale a atteint 8,2 milliards selon les projections de l’ONU diffusées par l’Ined, ce qui réduit un peu la part de chacun.

En poids, les fourmis représentent 12,3 millions de tonnes de carbone sec, un cinquième de la masse de l’humanité. C’est plus que les mammifères et les oiseaux sauvages réunis.

Avec 12,3 millions de tonnes de carbone, les fourmis dépassent à elles seules mammifères et oiseaux sauvages cumulés.
Avec 12,3 millions de tonnes de carbone, les fourmis dépassent à elles seules mammifères et oiseaux sauvages cumulés.
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Les valeurs des autres groupes viennent du bilan de la biomasse terrestre de Bar-On et ses collègues (PNAS, 2018) : 7 millions de tonnes de carbone pour les mammifères sauvages, 2 millions pour les oiseaux sauvages.

Combien de fourmis dans une fourmilière ?

Une fourmilière de fourmis rousses compte plusieurs milliers d’individus, d’après l’encyclopédie Larousse. Il existe bien plus grand : en Europe du Sud, la principale supercolonie de fourmis d’Argentine s’étend sur 6 000 kilomètres, de l’Italie à la côte atlantique espagnole (Giraud, Pedersen et Keller, PNAS, 2002). Elle réunit des millions de nids et des milliards d’individus. Ses ouvrières ne s’attaquent jamais entre elles, même prélevées loin les unes des autres.

Pourquoi l’astéroïde a-t-il profité aux fourmis ?

Les fourmis existaient avant l’impact, mais leurs espèces se sont multipliées après. L’équipe de Lukas Schrader, à l’Institut d’évolution et de biodiversité de l’université de Münster, a comparé les génomes de 163 espèces. Lus comme une archive de l’évolution, ils retracent 100 millions d’années d’histoire.

Au début du Paléogène, juste après la catastrophe, l’activité des « gènes sauteurs » s’emballe, indépendamment, chez les ancêtres des plus grands groupes de fourmis. Les lignées qui en portent le plus sont aujourd’hui les plus riches en espèces. « L’impact de l’astéroïde a eu des conséquences dramatiques sur l’environnement. Nous avons maintenant trouvé le mécanisme génomique qui relie ces bouleversements écologiques à la diversification rapide des fourmis qui a suivi : les éléments transposables », explique Lukas Schrader.

Que sont les gènes sauteurs ?

Les éléments transposables sont des bouts d’ADN qui se recopient et se recollent ailleurs dans le génome, comme un paragraphe photocopié puis glissé au hasard dans un livre. Chez les fourmis, ils sont liés à l’essor de familles de gènes de la communication chimique, notamment les récepteurs olfactifs. Ces récepteurs servent à suivre une piste et à coordonner la colonie.

Plus de 15 000 espèces de fourmis sont connues aujourd’hui, la plus vaste famille d’insectes sociaux selon l’université de Münster.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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