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Sommaire
Récit
Décrit le 2 octobre 2026, le tyrannosaure canadien Tromerosaurus solumons n’a pas de place fixe dans l’arbre des tyrannosaures. Selon la méthode de calcul, il rejoint la lignée de Gorgosaurus ou celle du T. rex : l’équipe de Mark Powers, à l’université de l’Alberta, publie les deux résultats dans le Journal of Vertebrate Paleontology.
En bref
- Deux de ses fossiles, entrés en collection en 1994 et 1995, portaient le nom de Gorgosaurus.
- La parcimonie le range chez les albertosaurinés, l’analyse bayésienne chez les tyrannosaurinés.
- Il vivait en Alberta il y a environ 76 millions d’années.
Qu’est-ce que Tromerosaurus solumons ?
Décrit le 2 octobre 2026, Tromerosaurus solumons est un tyrannosaure de l’Alberta vieux d’environ 76 millions d’années que la parcimonie classe chez les albertosaurinés et l’analyse bayésienne chez les tyrannosaurinés.
Il vivait au Campanien, à la fin du Crétacé. Son squelette de référence, catalogué UALVP 52981, a été dégagé par une équipe de l’université de l’Alberta en 2010 et 2011, selon la notice Wikipédia de l’espèce.
L’étude repose au total sur cinq spécimens, datés de 76,7 à 76,3 millions d’années, précise la radiotélévision portugaise RTP. Outre le squelette de référence, les auteurs rattachent à l’espèce deux fossiles du musée royal Tyrrell attribués jusqu’ici à Gorgosaurus et deux mâchoires supérieures isolées.
Pourquoi deux analyses rangent-elles le même squelette dans deux lignées ?
Parce que ce squelette mêle les traits des deux lignées et que les deux méthodes ne pèsent pas ces indices de la même façon. Faute d’ADN, les paléontologues classent un dinosaure avec le seul fossile. Ils codent des caractères anatomiques chez des dizaines d’espèces, puis un logiciel reconstruit l’arbre de parenté le plus plausible.
La parcimonie retient l’arbre qui exige le moins de changements au total. Avec elle, Tromerosaurus devient le rameau le plus ancien des albertosaurinés, la lignée svelte de Gorgosaurus et d’Albertosaurus, détaille le site britannique Everything Dinosaur.
L’analyse bayésienne raisonne en probabilités : elle modélise la vitesse d’évolution de chaque caractère et pèse un très grand nombre d’arbres. Son verdict range l’animal chez les tyrannosaurinés, la lignée massive de Daspletosaurus et du T. rex.
Sauf que le maxillaire, l’os de la mâchoire supérieure, se situe à mi-chemin entre Daspletosaurus et Gorgosaurus, selon le résumé de l’étude. Son ouverture est plus longue que chez Gorgosaurus libratus, et le pilier osseux qui la borde à l’avant est plus étroit.
Pourquoi ses fossiles ont-ils dormi des décennies sous un autre nom ?
Parce qu’entre ces cousins, deux espèces se distinguent souvent par un détail du crâne, comme cette ouverture du maxillaire. Les numéros d’inventaire des deux fossiles du musée royal Tyrrell, TMP 1994.012.0602 et TMP 1995.005.0001, datent leur entrée en collection de 1994 et 1995. Selon notre calcul, ils ont passé 32 et 31 ans sous l’étiquette Gorgosaurus.
Le 11 juin 2025, la revue Nature décrivait Khankhuuluu mongoliensis, un tyrannosaure de Mongolie vieux de 86 millions d’années et d’environ 750 kilos. Ses deux squelettes partiels avaient été mis au jour en 1972 et 1973, rapporte le site Sci.News. Le paléontologue Altangerel Perle les avait rapprochés d’Alectrosaurus, une espèce de Chine, rappelle l’université de Calgary.
Jared Voris, doctorant à Calgary, les a réexaminés en Mongolie en 2023. « Nous avions reconnu que c’était quelque chose de complètement différent », a-t-il raconté à la chaîne américaine ABC30. Khankhuuluu avait attendu une cinquantaine d’années.

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Selon l’étude de Calgary, Khankhuuluu ou une espèce proche aurait gagné l’Amérique du Nord depuis l’Asie il y a environ 85 millions d’années. Les grands tyrannosaures seraient apparus sur ce continent après cette migration. Tromerosaurus, lui, ne côtoie Gorgosaurus que dans une mince tranche de couches géologiques, ce qui conforte l’idée de deux espèces distinctes, selon le résumé.
| Repère | Tromerosaurus solumons | Khankhuuluu mongoliensis |
|---|---|---|
| Âge (millions d’années) | 76 | 86 |
| Découverte | 2010 | 1972-1973 |
| Description | 2026 | 2025 |
| Années avant la reconnaissance comme espèce nouvelle | 16 | environ 50 |
| Spécimens étudiés | 5 | 2 |
Qu’est-ce que ça change pour l’arbre généalogique du T. rex ?
Les deux grandes lignées de tyrannosauridés se seraient séparées plus tard qu’on ne le pensait, concluent les auteurs. Elles auraient ensuite acquis très vite leurs traits distinctifs, entre le Santonien et le Maastrichtien, soit entre 86 et 66 millions d’années environ.
L’article publie les deux arbres, mais son titre le présente comme un albertosauriné. En attendant d’autres fossiles, le squelette UALVP 52981 de l’université de l’Alberta reste rangé dans deux sous-familles à la fois.
Questions courantes
Tromerosaurus est-il un ancêtre du T. rex ?
Pas au sens strict. Il appartient comme lui aux tyrannosauridés mais vivait il y a environ 76 millions d’années dans l’actuel Canada. Dans l’hypothèse bayésienne, il se range dans la même sous-famille que le T. rex ; dans l’autre, dans celle de Gorgosaurus.
Quelle taille faisait Tromerosaurus ?
Selon sa notice Wikipédia, son crâne reconstitué mesure environ 90 centimètres et son fémur environ 95 centimètres. La longueur totale de l’animal n’est pas donnée dans le résumé de l’étude.
D’où vient le nom Tromerosaurus solumons ?
Tromeros signifie terrible ou effrayant en grec ancien et sauros lézard, un clin d’œil à Gorgosaurus et Daspletosaurus, dont il mêle les traits. Solumons associe les mots latins solus (seul) et mons (montagne) : il décrit une corne osseuse isolée devant l’œil et rend hommage au repaire du dragon Smaug dans Le Hobbit de Tolkien.
Qu’est-ce qu’un albertosauriné ?
C’est l’une des deux sous-familles de tyrannosauridés, celle d’Albertosaurus et de Gorgosaurus, aux silhouettes plus légères. L’autre, les tyrannosaurinés, réunit notamment Daspletosaurus, Tarbosaurus et le T. rex.
Qui a mené l’étude ?
Mark J. Powers, de l’université de l’Alberta, avec neuf coauteurs dont le spécialiste des tyrannosaures Philip J. Currie, issus d’universités et de musées du Canada et des États-Unis.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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