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Sommaire
Récit
Une étoile de mer orange à l’arrière-train rebondi passe devant les caméras du robot SuBastian lors de l’expédition de juillet-août 2025 dans le canyon sous-marin de Mar del Plata, au large de l’Argentine. Le bilan scientifique publié le 1er octobre 2026 recense 57 espèces nouvelles pour la science, et l’étoile que les internautes ont surnommée « Patrick » n’en fait pas partie.
En bref
- 57 espèces et cinq genres nouveaux pour la science ont été reconnus en deux semaines dans les récoltes du canyon.
- L’étoile « Patrick » n’est pas considérée comme une espèce nouvelle et a été laissée sur le fond.
- Chaque copépode examiné était inconnu, alors que 10 % seulement des échantillons de copépodes ont été triés.
L’étoile « Patrick » est-elle une nouvelle espèce ?
Non. Selon le communiqué du Schmidt Ocean Institute, la fondation américaine qui armait l’expédition, l’étoile orange n’est pas considérée comme une espèce nouvelle. Elle a été laissée sur le fond, sans prélèvement.
Elle a pourtant crevé l’écran : plus de quatre millions de spectateurs ont suivi les plongées en direct, selon l’institut. Du 23 juillet au 10 août 2025, la retransmission a captivé l’Argentine, raconte le Buenos Aires Herald. Les internautes ont rebaptisé l’animal « estrella culona », l’étoile au gros derrière. L’institut plongeait avec le Conseil national de la recherche scientifique et technique (Conicet), l’agence publique argentine. « C’est une occasion unique, car cette région est complètement inconnue de l’humanité et de la société », déclarait alors à la chaîne C5N le chercheur du Conicet Emiliano Ocampo, cité par le Herald.
Qu’a vraiment trouvé l’expédition dans le canyon de Mar del Plata ?
Le 1er octobre 2026, le Schmidt Ocean Institute a annoncé 57 espèces marines et cinq genres nouveaux pour la science, identifiés en deux semaines à Buenos Aires, surtout à partir des prélèvements du canyon de Mar del Plata. Vingt taxonomistes et jeunes chercheurs d’Amérique latine et d’Europe y ont trié ensemble les récoltes, du 13 au 24 juillet 2026, à l’université Maimónides. Le canyon dépasse 3 500 mètres de profondeur.
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Les échinodermes dominent le bilan détaillé par l’institut : 22 espèces de concombres de mer et de crinoïdes. Suivent 20 copépodes et 14 cnidaires (octocoralliaires, plumes de mer et coraux durs). Un scaphopode, petit mollusque à coquille en forme de défense, complète la liste. Les cinq genres inédits se partagent entre coraux, concombres de mer et crustacés.
La vedette scientifique est un concombre de mer : « Loki », du genre Peniagone, filmé à 2 577 mètres. Il doit son surnom à ses appendices en forme de cornes. Il est l’une des dix espèces nouvelles de concombres de mer que pourrait compter le lot.
Pourquoi tous les copépodes examinés étaient-ils inconnus ?
Parce que la faune de ce canyon restait à décrire et que les spécialistes de ces minuscules crustacés sont rares. Seuls 10 % des échantillons de copépodes ont été examinés, et chaque spécimen observé appartenait à une espèce nouvelle pour la science. Le reste attend son tour.
« La coopération internationale en taxonomie est cruciale, surtout pour les groupes qui comptent peu de spécialistes actifs », insiste Daniel Lauretta, chercheur principal de l’expédition au Conicet. L’atelier était dirigé par l’Ocean Census, le programme de la Nippon Foundation et de l’organisation Nekton, en partenariat avec le Schmidt Ocean Institute.
En moyenne, 13,5 ans séparent la découverte d’une espèce de sa description dans une revue, rappelle le bilan annuel de l’Ocean Census, publié en mai 2026. Sa directrice scientifique, Michelle Taylor, voit dans le résultat de Buenos Aires la preuve de « la rapidité et la puissance d’une taxonomie collaborative ».
Et chez nous ?
Des espèces inconnues vivent-elles aussi dans les eaux françaises ?
Oui, parfois à faible profondeur : dans une grotte sous-marine au large de Marseille, entre 15 et 35 mètres de fond, l’Ocean Census a signalé une crevette nouvelle du genre Caridion. Elle figure parmi les 1 121 espèces marines inédites enregistrées en un an par son réseau.
À l’échelle mondiale, au moins 249 000 espèces marines sont décrites selon le registre WoRMS, et des millions resteraient à découvrir, estime le Schmidt Ocean Institute. L’équipe de Daniel Lauretta prépare avec l’institut une nouvelle expédition vers un autre canyon sous-marin, en février-mars 2027.
Vrai ou faux ?
L’étoile surnommée « Patrick » fait partie des espèces nouvelles du canyon.
Faux. Le Schmidt Ocean Institute précise qu’elle n’est pas considérée comme nouvelle et qu’elle a été laissée sur le fond.
Une petite partie seulement des copépodes récoltés a été examinée.
Vrai. Seuls 10 % des échantillons ont été triés, et chaque spécimen observé était inconnu.
Le concombre de mer « Loki » vit à moins de mille mètres de profondeur.
Faux. Il a été filmé à 2 577 mètres de fond.
Questions courantes
Qui a mené l’expédition du canyon de Mar del Plata ?
Le Schmidt Ocean Institute, avec le Conicet argentin, à bord du navire de recherche Falkor (too), qui met en œuvre le robot téléguidé SuBastian.
Où sont conservés les spécimens du canyon ?
Au Musée argentin des sciences naturelles Bernardino Rivadavia, à Buenos Aires. L’atelier a aussi réexaminé des échantillons des campagnes Talud Continental menées par le Conicet en 2012 et 2013.
Les nouvelles espèces ont-elles déjà un nom scientifique ?
Pas encore. L’atelier les a reconnues comme nouvelles et enregistrées sur NOVA, la base en accès libre de l’Ocean Census. Leur nom latin viendra avec leur description publiée dans une revue, comme pour Loki, encore désigné Peniagone sp.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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