
Sommaire
- Quand a lieu précisément le passage à l'heure d'hiver 2026 ?
- Pourquoi change-t-on encore d'heure alors que l'Europe a voté la fin ?
- Qu'est-ce qui bloque exactement le dossier ?
- Depuis quand la France change-t-elle d'heure ?
- Le changement d'heure est-il vraiment mauvais pour la santé ?
- Heure d'été ou d'hiver permanente : laquelle vaudrait mieux ?
Questions-réponses
Vous croyez chaque automne vivre le dernier changement d’heure. Sauf que dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, à 3 heures du matin, les horloges reculeront encore d’une heure pour afficher 2 heures.
Le rituel n’a pourtant pas disparu, alors que le Parlement européen a voté sa suppression. Voici, question par question et source par source, la date exacte, l’état réel du dossier européen et ce que dit la chronobiologie de nos horloges internes. Ce que les rappels de dernière minute n’assemblent jamais.
Quand a lieu précisément le passage à l’heure d’hiver 2026 ?
Dans la nuit du 24 au 25 octobre, le dernier dimanche du mois. À 3 heures, il sera 2 heures : vous gagnez une heure de sommeil. Le calendrier est fixé par le service public selon la règle européenne du dernier dimanche d’octobre pour l’hiver et du dernier dimanche de mars pour l’été. Cette heure d’hiver dure cinq mois, jusqu’au retour de l’heure d’été fin mars 2027. Concrètement, la nuit tombe plus tôt le soir, mais il fait jour plus tôt le matin.
Pourquoi change-t-on encore d’heure alors que l’Europe a voté la fin ?
Parce qu’un vote ne suffit pas à faire une loi appliquée. Le 26 mars 2019, le Parlement européen a adopté la fin du changement saisonnier par 410 voix pour, 192 contre et 51 abstentions. L’application était prévue pour 2021. Sauf que le texte doit encore être validé par les États réunis au Conseil, et cette étape n’a jamais abouti. Depuis la crise sanitaire, le dossier n’est plus à l’ordre du jour et ne devrait pas être discuté dans un avenir proche : le changement d’heure 2026 est donc conservé.
Pour y voir clair, nous avons compilé dans un même tableau la date du 25 octobre 2026, le vote européen du 26 mars 2019 (410 voix pour, 192 contre) et son blocage au Conseil, ce qu’aucun rappel saisonnier n’assemble.
Qu’est-ce qui bloque exactement le dossier ?
Un désaccord simple à énoncer, difficile à trancher : chaque pays doit choisir de rester en heure d’été permanente ou en heure d’hiver permanente, puis se coordonner avec ses voisins pour ne pas fragmenter le marché intérieur. Les États devaient notifier leur choix avant le 1er avril 2020 ; faute d’accord et de coordination, rien n’a été acté. Résultat, le projet a été reporté de plusieurs années. Voici les étapes de ce marronnier institutionnel.
| Date | Étape |
|---|---|
| 1973-1974 | Instauration en France après le choc pétrolier, pour économiser l’énergie |
| 1998 | Harmonisation des dates dans l’Union européenne |
| 26 mars 2019 | Le Parlement européen vote la fin (410 pour, 192 contre, 51 abstentions) |
| 2021 | Année d’application prévue, jamais actée par le Conseil |
| 25 octobre 2026 | Nouveau passage à l’heure d’hiver, comme chaque automne |

Depuis quand la France change-t-elle d’heure ?
Depuis le choc pétrolier de 1973-1974. L’idée : décaler l’activité vers les heures de clarté pour réduire la facture d’éclairage. Le dispositif a d’abord été national, avant que les dates ne soient harmonisées à l’échelle de l’Union européenne en 1998, si bien que les Vingt-Sept avancent et reculent leurs pendules le même week-end. L’argument des économies d’énergie, lui, est aujourd’hui jugé marginal, ce qui a nourri les campagnes pour la suppression.
Le changement d’heure est-il vraiment mauvais pour la santé ?
Il n’est pas anodin, sans être une catastrophe pour tout le monde. Notre horloge biologique met de quelques jours à plusieurs mois à se recaler selon les personnes, rappelle l’Inserm, qui cite les travaux du chronobiologiste Claude Gronfier. Les études associent la bascule à des troubles du sommeil et de la vigilance, à des accidents du travail et de la route, et, pour les jours qui suivent, à une hausse des dépressions, des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux. Les plus sensibles : jeunes enfants, personnes âgées, adolescents et travailleurs de nuit.
Heure d’été ou d’hiver permanente : laquelle vaudrait mieux ?
Sur ce point, les chronobiologistes ne sont pas neutres. Après les étés caniculaires, beaucoup plébiscitent l’heure d’été permanente pour ses longues soirées. Mais les spécialistes de l’horloge interne penchent pour l’heure d’hiver : elle rapproche l’heure de coucher du rythme naturel du corps et favorise un sommeil plus long, deux effets jugés bénéfiques par l’Inserm. Autrement dit, l’option qui plaît le moins l’été est celle qui protège le mieux votre sommeil. En attendant que Bruxelles tranche, préparez surtout votre réveil du 25 octobre.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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