Une ordonnance pliée posée sur le comptoir d'une pharmacie, mains d'un pharmacien à proximité

Quétiapine : au 20 juillet, votre pharmacien ne pourra plus remplacer votre traitement

Après 497 jours de dérogation, l'ANSM referme le 20 juillet 2026 la mesure qui permettait au pharmacien de remplacer une quétiapine à libération prolongée par une préparation d'officine. Le remboursement de ces préparations repasse au droit commun, et une phrase précise doit figurer sur l'ordonnance.

Flash

497 jours. C’est ce qu’aura duré la mesure exceptionnelle qui autorise aujourd’hui votre pharmacien à remplacer votre quétiapine à libération prolongée par une préparation faite à l’officine, sans repasser par le médecin. Elle s’éteint le 20 juillet 2026, soit lundi prochain, et cela ne fera la une nulle part.

À retenir

  • Au 20 juillet 2026, l’ANSM abroge sa recommandation du 10 mars 2025 : le pharmacien délivrera uniquement ce qui est écrit sur l’ordonnance.
  • Une préparation magistrale de quétiapine à libération immédiate reste possible, mais seulement si un médecin la prescrit.
  • Le régime d’exception qui encadrait son prix disparaît le même jour : la prise en charge repasse au droit commun.
  • Motif de l’abrogation : les stocks de quétiapine LP dosée à 50, 300 et 400 mg se sont notablement reconstitués.

Ce qui change au comptoir

Le décor, d’abord. Depuis le printemps 2025, la quétiapine à libération prolongée manquait en pharmacie. Pour éviter les ruptures, l’ANSM avait ouvert une porte inhabituelle : le pharmacien pouvait délivrer une préparation magistrale à libération immédiate à la place de la spécialité introuvable, sans nouvelle ordonnance. Un pansement, provisoire.

Ce pansement est retiré. La décision d’abrogation est nette : la recommandation du 10 mars 2025 « est abrogée à compter du 20 juillet 2026 ». La raison est plutôt bonne : l’agence constate une amélioration notable des stocks sur les dosages 50, 300 et 400 mg LP, avec des tensions locales encore possibles sur le 400 mg.

Une paillasse de préparation en pharmacie, avec un flacon de verre ambré, un mortier et une balance
La préparation magistrale reste possible après le 20 juillet, mais uniquement sur prescription d’un médecin.

Concrètement, lundi, votre pharmacien vous délivrera le médicament indiqué sur votre ordonnance, et rien d’autre.

La phrase qui décide du remboursement

C’est le point que personne ne détaille. Si votre médecin estime qu’une préparation de quétiapine à libération immédiate reste nécessaire, il peut la prescrire. L’ANSM lui indique la mention à porter sur l’ordonnance : « prescription à but thérapeutique en l’absence de spécialité équivalente disponible ».

Cette phrase n’est pas une formalité. Du côté de l’Assurance Maladie, elle conditionne la prise en charge d’une préparation magistrale. Sans elle, le pharmacien ne doit pas la facturer à l’Assurance Maladie : elle reste à votre charge. Avec elle, et si la préparation entre dans les cas remboursables, elle passe sous le code PMR, à 65 %. Le reste à charge ne dépend donc pas de votre pharmacie, mais d’une ligne écrite en amont.

Ce que vous pouvez faire d’ici lundi

Rien d’urgent, mais un coup de fil utile. Si vous prenez aujourd’hui une préparation d’officine à la place de votre quétiapine LP, posez la question à votre médecin ou à votre pharmacien avant le 20 juillet : reprise de la spécialité prescrite, ou prescription explicite de la préparation. Les deux chemins existent, et ils s’anticipent mieux qu’ils ne se rattrapent.

Un rappel, parce qu’il n’est jamais superflu : un changement de forme ou de rythme de prise ne s’improvise pas, et l’arrêt d’un traitement ne se décide jamais seul.

Une personne vue de dos à la table de la cuisine, au téléphone, une ordonnance posée devant elle
Un appel au médecin ou au pharmacien avant lundi suffit à anticiper le changement.

Une pénurie se voit, elle fait du bruit, elle finit par se résorber. Le retour à la normale, lui, tient dans une décision de deux pages et s’arrête au comptoir d’une pharmacie, un lundi de juillet, devant quelqu’un qui n’avait pas été prévenu. La fin d’une dérogation mérite autant d’attention que son ouverture.

Pourquoi ça compte

La sortie d’une pénurie est un moment fragile pour les patients sous traitement au long cours. Ici, tout se joue sur une phrase portée sur une ordonnance : elle décide de ce que le pharmacien peut délivrer et de ce que l’Assurance Maladie rembourse. La connaître avant lundi évite une mauvaise surprise au comptoir.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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