Assiette équilibrée en plongée : lentilles, pois chiches, pain complet, légumes frais et huile de colza sur une table en bois

Ce que l’ANSES recommande vraiment de privilégier (et de réduire) dans votre assiette

Plus de légumineuses et de complet, moins de charcuterie et de viande hors volaille : voici, question par question, les repères de consommation de l'ANSES et la logique derrière.

Sommaire
  1. Que faut-il mettre plus souvent dans son assiette ?
  2. Que faut-il au contraire limiter ?
  3. Pourquoi moins de viande et de charcuterie ?
  4. Quelle place pour le poisson et les huiles ?
  5. Pourquoi ces repères ont-ils évolué ?
  6. Comment les appliquer sans se compliquer la vie ?

Questions-réponses

Vous voulez savoir quoi changer, concrètement, dans votre assiette ? L’agence sanitaire française, l’ANSES, a établi des repères de consommation pour les adultes qui bousculent quelques habitudes : plus de légumineuses et de céréales complètes, moins de viande hors volaille et de charcuterie. Voici, question par question, ce qu’ils disent vraiment, et la logique derrière.

Que faut-il mettre plus souvent dans son assiette ?

Davantage de légumineuses, de céréales complètes, de légumes et de bonnes huiles végétales. L’ANSES recommande une consommation renforcée et régulière de légumineuses (lentilles, pois chiches, fèves), de préférer les céréales peu raffinées (pain, pâtes et riz complets ou semi-complets) et de privilégier les huiles riches en acide alpha-linolénique, comme le colza et la noix.

Les fruits et légumes restent essentiels et doivent être renforcés, avec une préférence donnée aux légumes. C’est le socle de l’assiette selon l’agence.

Que faut-il au contraire limiter ?

Surtout la charcuterie, la viande hors volaille et les boissons sucrées. L’ANSES fixe des seuils clairs : pas plus de 25 g de charcuterie par jour, pas plus de 500 g de viande hors volaille (bœuf, porc, agneau) par semaine, et moins d’un verre de boisson sucrée par jour, sodas comme jus de fruits inclus.

Ces seuils parlent surtout une fois traduits en portions. Selon nos calculs, ces 500 g hebdomadaires reviennent à environ 70 g par jour, et les 25 g de charcuterie à à peu près deux tranches de jambon. De quoi situer d’un coup d’œil où l’on se place.

Pourquoi moins de viande et de charcuterie ?

Parce que leur excès est associé à un sur-risque de maladies chroniques. La charcuterie est la plus concernée, ce qui explique le seuil bas de 25 g par jour, et la mention par l’agence d’une consommation à réduire considérablement.

Bols de lentilles, pois chiches et pâtes complètes sur une surface neutre
Les légumineuses montent en puissance dans les repères, comme alternative régulière à la viande.

L’idée n’est pas de bannir, mais de plafonner. La volaille et le poisson restent des sources de protéines animales à privilégier plus souvent, aux côtés des légumineuses qui montent en puissance dans ces repères.

Quelle place pour le poisson et les huiles ?

Le poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras, et des huiles végétales bien choisies. L’ANSES réaffirme l’intérêt de manger du poisson deux fois par semaine, dont une portion de poisson gras comme la sardine ou le maquereau, pour les acides gras essentiels.

Côté matières grasses, le colza et la noix sont mis en avant pour leur richesse en oméga-3. Un point d’attention demeure : diversifier ses sources d’approvisionnement, une consigne qui vise aussi à limiter l’exposition à certains contaminants.

Pourquoi ces repères ont-ils évolué ?

Parce que la science a avancé et que l’ANSES a croisé nutrition et contaminants. Pour aboutir à ces repères, l’agence a testé des combinaisons de 32 groupes d’aliments afin de couvrir les besoins nutritionnels de la quasi-totalité de la population, tout en limitant l’exposition à une centaine de contaminants, dont l’arsenic inorganique, l’acrylamide et le plomb, comme le détaille son rapport d’expertise.

C’est cet arbitrage entre bénéfices nutritionnels et risques qui a fait bouger les lignes par rapport aux anciennes recommandations, plus centrées sur les seuls apports. Le sucre et le sodium restent, eux, des enjeux de santé publique liés aux excès.

Comment les appliquer sans se compliquer la vie ?

En procédant par petits gestes, pas par révolution. Remplacer une partie de la viande par des lentilles ou des pois chiches deux fois par semaine, passer au pain complet, garder une bouteille d’huile de colza à côté de l’huile d’olive, limiter sodas et jus au quotidien : l’essentiel tient dans la régularité plus que dans la perfection.

On retrouve la même logique de fond quand on regarde le poids des aliments ultra-transformés ou la consommation de viande et de volaille en France. Ces repères ne dictent pas un menu, ils donnent un cap, à ajuster à vos goûts et à votre budget.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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