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Le chiffre
Trois chercheurs de l’Institut Weizmann et de Caltech ont posé tout le vivant de la planète sur une même balance, dans la revue PNAS en mai 2018. Les humains pèsent environ 0,06 gigatonne de carbone, soit 0,01 % des quelque 550 gigatonnes que compte le vivant sur Terre (PNAS, mai 2018).
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0,01% de la biomasse de la planète : la part des humains
Pour comparer une bactérie et un chêne, Yinon Bar-On, Rob Phillips et Ron Milo comptent le carbone. Cette unité efface l’eau qui gonfle les poids frais. On parle donc de gigatonne de carbone (Gt C). Sur cette échelle, les plantes écrasent la balance avec 450 Gt C. Les bactéries suivent avec 70 Gt C. Le règne animal tient en 2 Gt C.
La question est revenue le 27 septembre 2026, avec un essai du blog Signore Galilei repris sur le forum Hacker News. Le texte part d’une idée reçue : toutes les fourmis du monde pèseraient autant que tous les humains. « We outweigh ants 5 to 1 », corrige l’auteur. Nous pesons cinq fois plus qu’elles.
Le bétail pèse quatorze fois les mammifères sauvages
Le tableau reprend les grands groupes de l’étude. Deux colonnes y sont calculées : la part de chaque groupe dans le total, et son poids rapporté à celui de l’humanité.
| Groupe | Gt C | Part du total (%) | Poids rapporté aux humains |
|---|---|---|---|
| Plantes | 450 | 81,8 | 7 500 |
| Bactéries | 70 | 12,7 | 1 167 |
| Champignons | 12 | 2,2 | 200 |
| Archées | 7 | 1,3 | 117 |
| Protistes | 4 | 0,7 | 67 |
| Animaux (tous) | 2 | 0,36 | 33 |
| Bétail | 0,1 | 0,018 | 1,7 |
| Humains | 0,06 | 0,011 | 1 |
| Mammifères sauvages | 0,007 | 0,0013 | 0,12 |
Une ligne tranche sur les autres : le bétail pèse 0,1 Gt C, les mammifères sauvages terrestres et marins 0,007 Gt C. Le rapport atteint environ 14 contre 1. « Les humains et le bétail pèsent plus que tous les vertébrés réunis, à l’exception des poissons », écrivent les auteurs. La volaille (0,005 Gt C) pèse plus du double des oiseaux sauvages (0,002 Gt C). Les mammifères sauvages terrestres sont passés d’environ 0,02 Gt C avant l’essor des sociétés humaines à 0,003 Gt C. La biomasse végétale, elle, aurait été divisée par deux environ depuis les débuts de la civilisation.
Un conifère du Grand Nord en tête des espèces
La pesée par groupes ne désigne aucune espèce. L’essai de Signore Galilei tente la réponse et nomme un arbre : l’épinette noire (Picea mariana), dont le Canada abriterait plus de 11 milliards de tonnes. Le mélèze de Dahurie suit en Russie avec au moins 8,4 milliards de tonnes. Côté animaux, le même texte place les bovins vers 650 millions de tonnes. Le krill antarctique, première espèce sauvage, atteindrait 379 millions de tonnes (estimation de 2009). Les humains pèsent environ 350 millions de tonnes.
L’inventaire forestier national du Canada ne détaille pas l’épinette noire seule. Il pèse en revanche le groupe des épinettes : 13 695,53 millions de tonnes de biomasse aérienne, 45 % de la biomasse aérienne des arbres du pays (version d’octobre 2025). L’essai retient environ 51 % de carbone dans ce bois. Les épinettes canadiennes porteraient donc près de 7 Gt C, trois fois et demie le règne animal mondial. Le Canada, qui abrite déjà 62 % des lacs du monde, garde ainsi dans ses seules épinettes plus de carbone que toute la faune de la planète.
Et chez nous ?
La forêt française pèse deux tiers des animaux du globe
La France métropolitaine compte 17,6 millions d’hectares de forêt en 2024, soit 32 % de son territoire (service statistique du ministère, 27 mars 2026). Sa surface a progressé de plus de 20 % depuis 1985. La biomasse ligneuse de ces forêts stocke 1,36 milliard de tonnes de carbone. Rapportée aux 2 Gt C du règne animal mondial, elle en représente 68 %. Face aux 7 Gt C des épinettes canadiennes, elle pèse environ cinq fois moins.
Bois des forêts françaises1,36 Gt C
Tous les animaux de la planète2 Gt C
Unité : gigatonne de carbone. Période : inventaire français 2020-2024, estimation mondiale publiée en 2018. Limite : les deux chiffres viennent de méthodes différentes ; l’estimation mondiale reste un ordre de grandeur, moins précis pour les bactéries et les animaux que pour les plantes.
Ces mêmes forêts ont capté 33,3 millions de tonnes de carbone en 2022. Cela représente plus de la moitié du carbone de l’humanité entière, retiré de l’air en une seule année.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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