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7,5 minutes suffisent à des protéines tau et bêta-amyloïde rendues fluorescentes pour atteindre la surface du cerveau d’une souris. Elles y circulent dans un maillage de tubes d’environ 2 micromètres de diamètre, décrit par l’équipe de David Attwell (University College London) dans un travail déposé sur bioRxiv le 27 septembre 2026.
Ces deux protéines sont celles qui s’accumulent dans la maladie d’Alzheimer. La façon dont le cerveau s’en débarrasse reste « très controversée », écrivent les auteurs. Des structures semblables apparaissent dans le tissu cérébral de cinq patients opérés d’une tumeur, rapporte ScienceAlert. Ce préprint n’a pas encore été relu par d’autres chercheurs.
Des tubes le long des vaisseaux, bâtis comme dans un ganglion
Le réseau court dans la paroi des artérioles qui plongent dans le cerveau et des artères de sa surface. Il entoure aussi les veinules qui remontent et les veines profondes. Ses conduits traversent ensuite deux des méninges, la pie-mère et l’arachnoïde. Ils enveloppent ainsi le cerveau et longent les nerfs crâniens qui en sortent.
Deux micromètres font deux millièmes de millimètre : cinq cents de ces tubes posés côte à côte tiendraient dans un seul millimètre. Leurs parois sont faites de fibroblastes réticulaires. Ces cellules portent des marqueurs habituels du système lymphatique (podoplanine, VEGFR3, Prox1).
« Nous avons maintenant montré que, dans ces deux endroits, les protéines sont en fait évacuées par de minuscules tubes qui semblent similaires à ceux des ganglions lymphatiques. »
David Attwell, neuroscientifique (University College London)
Chez des souris modèles de la maladie d’Alzheimer, l’équipe observe la bêta-amyloïde en train de traverser ces conduits. Les protéines marquées s’y accumulent au fil de leur trajet. Pour la tau, le débit de sortie est comparable par les conduits des artérioles et par ceux des veinules.
Ce résultat vise l’hypothèse du système glymphatique, selon laquelle le liquide qui baigne le cerveau ressort surtout le long des veinules, poussé par des flux d’eau à travers les astrocytes. Une sortie aussi rapide côté artérioles plaide, d’après les auteurs, contre une évacuation préférentielle par la voie glymphatique.
Et chez nous ?
616 diagnostics par jour en France
En France, 225 000 nouveaux cas de maladie d’Alzheimer sont diagnostiqués chaque année, soit environ 616 par jour (Inserm, octobre 2025). AAP chiffrait déjà ce rythme le 3 septembre, à propos du risque de démence après 90 ans. L’Inserm estime qu’entre 1 et 1,2 million de personnes vivent avec la maladie dans le pays. Dans le monde, l’Organisation mondiale de la santé recensait 57 millions de personnes atteintes de démence en 2021. Elle compte près de 10 millions de nouveaux cas par an, dont 60 à 70 % liés à Alzheimer.
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Le lécanémab, un anticorps qui retire l’amyloïde déjà déposée, ralentit le déclin cognitif d’environ 27 % sur dix-huit mois. La Haute Autorité de santé lui a refusé le remboursement le 22 octobre 2025, jugeant son service médical rendu insuffisant (voir le refus de la HAS).
Le travail de l’University College London déplace la question vers la sortie des déchets. David Attwell veut savoir si un ralentissement de ce « pompage » contribue à déclencher la maladie. Et si l’accélérer par un traitement pourrait aider à la soigner. Les auteurs avancent aussi qu’un transfert ralenti vers la surface pourrait amorcer l’angiopathie amyloïde cérébrale.
Ce que le préprint établit, et ce qu’il laisse ouvert
Les conduits existent chez la souris et apparaissent dans du tissu humain. Tau et amyloïde marquées les empruntent en quelques minutes chez l’animal vivant.
Cinq échantillons prélevés en chirurgie montrent des structures figées ; le flux, lui, n’a été suivi que chez la souris. L’équipe ignore encore ce qui pousse le liquide aussi vite dans des tubes aussi fins. La pulsation des vaisseaux sanguins pourrait y contribuer, selon ScienceAlert.
Le préprint ne teste aucun traitement et ne mesure pas la mémoire. La relecture par les pairs peut encore corriger les mesures comme leur interprétation.
Prochaine étape fixée par David Attwell : démontrer que ces tubes fonctionnent de la même manière chez l’humain vivant.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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