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Essai visuel
Au large des côtes écossaises, un fou de Bassan a percé la surface au moment précis où le soleil se reflétait sous lui. L’image du photographe britannique Henley Spiers, « Sunball Rocket », remporte le titre de Bird Photographer of the Year 2026, dévoilé le 21 septembre. Le lauréat repart avec 3 000 livres sterling.
« Chaque image du concours représente un moment réel dans la nature, obtenu à force de patience, de dévouement et d’un lien authentique avec elle », déclare Will Nicholls, qui dirige le concours, propos rapportés par PetaPixel. Le palmarès distribue huit catégories adultes, trois tranches d’âge chez les jeunes, un prix portfolio, un prix vidéo et un prix conservation.
Le concours a reçu plus de 24 000 images cette année, ce qui en fait le plus grand rendez-vous mondial de la photographie d’oiseaux. Trois arrêts dans ce palmarès.
Le plongeon
Le fou de Bassan chasse en piqué et touche l’eau à 86 km/h, précise le concours : la vitesse d’une voiture sur une nationale, sauf que l’obstacle est liquide. Spiers a cadré la scène par-dessous, à l’instant où l’oiseau semble jaillir du disque solaire. Même photo, deux titres : elle décroche aussi l’or en « Birds in the Environment », catégorie consacrée aux oiseaux dans leur milieu.

La lune en fond de scène
Parham Pourahmad, seize ans, remporte le titre de Young Bird Photographer of the Year avec « Moonlit Night », un grand-duc d’Amérique détaché sur la pleine lune. L’alignement ne se commande pas, il s’attend. Chez les onze ans et moins, l’or va à Alberto Román Gómez (Espagne) pour « Emerald Eye », l’argent à Jamie Smart (Royaume-Uni) et sa bergeronnette au robinet.

Le décompte des podiums
Les images se regardent une par une. Le palmarès, en bloc, raconte autre chose. Au palmarès 2026 du Bird Photographer of the Year, annoncé le 21 septembre 2026, trois des vingt-quatre places de podium des catégories adultes reviennent à des photographes français. Le Royaume-Uni et l’Australie en comptent autant, et personne ne fait mieux.

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Deux noms portent ce total. Romain Barats monte deux fois sur le podium : bronze en « Birds in the Environment » avec « Back to Fishing », argent en « Urban Birds » avec « Deception’s Hope ». Yann Bigant prend l’argent en conservation avec « Birds in the Red ». Chez les jeunes, Eugène Soussan ajoute un bronze dans la tranche 15-17 ans.
Le palmarès complet, pays par pays :
| Pays | Places de podium | Photographes primés |
|---|---|---|
| Australie | 3 | Donald Chin, Raoul Slater, David Stowe |
| France | 3 | Romain Barats (2 fois), Yann Bigant |
| Royaume-Uni | 3 | Henley Spiers (2 fois), Mark Carwardine |
| Espagne | 2 | Julian Terreros-Martin, Julian Fernandez Quilez |
| États-Unis | 2 | Thomas Deliberto, Kent Stuart |
| Italie | 2 | Gianluca Damiani, Luca Eberle |
| Norvège | 2 | Åsmund Keilen (2 fois) |
| Pologne | 2 | Patryk Kurc, Julian Łoziński |
| Allemagne | 1 | Volker Widmann |
| Autriche | 1 | Bernhard Schubert |
| Inde | 1 | Rahul Sachdev |
| Pays-Bas | 1 | Alex Pansier |
| Suède | 1 | Ivan Sjögren |
Le reste du palmarès tient dans quelques gestes. Thomas Deliberto (États-Unis) prend l’or du portrait avec « Radiant ». Ivan Sjögren (Suède) gagne en vol avec un hibou des marais photographié les yeux dans les yeux. Rahul Sachdev (Inde) l’emporte en noir et blanc avec « An Ostrich Horizon », et Gianluca Damiani (Italie) en milieu urbain avec « Alter Ego ».
Le prix vidéo va à Liron Gertsman (Canada), qui a filmé des pygargues à tête blanche fondre sur des merlus remontés en surface par les courants de marée, près de l’île de Vancouver. Le même photographe emporte le prix portfolio avec ses frégates, ces oiseaux marins à « la vie de pirate » dont l’envergure dépasse deux mètres.
Le prix conservation revient à Conrad Dickinson (Royaume-Uni) pour une série sur la persécution du busard Saint-Martin en Angleterre. « Une population de plus de 300 couples devrait exister, il en reste moins de 10 % », écrit le photographe. Le concours reverse une partie de ses fonds à Birds on the Brink, une association qui finance des projets de conservation des oiseaux.
Le fou de Bassan n’a qu’une adresse en France
L’espèce qui a gagné le concours ne niche qu’en un seul point du territoire : l’île Rouzic, dans la réserve naturelle des Sept-Îles, au large de Perros-Guirec. La colonie s’y est installée dans les années 1930 et n’avait cessé de croître jusqu’en 2010. Elle comptait 19 000 couples reproducteurs en 2021, selon la LPO.
Le 1er juillet 2022, la grippe aviaire s’est infiltrée au sommet de l’île. La station de l’île Grande a relevé une perte d’environ 80 % des poussins entre début juillet et la mi-septembre. Sur la saison, l’échec de reproduction a dépassé 90 %. AAP mesurait -18,2 % d’oiseaux communs en vingt-cinq ans le 3 juillet 2026, à la sortie du premier baromètre de la LPO. Un plongeon photogénique et une colonie amputée : c’est le même oiseau.
Chez les astrophotographes, le palmarès 2026 s’était joué en partie sans télescope. Ici, il s’est joué sous l’eau. Les inscriptions pour l’édition suivante ferment le 13 décembre 2026 : il faudra un autre soleil.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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