Un photographe de dos règle son boîtier posé sur un trépied sous la Voie lactée, dans un champ sans éclairage.

11 photos du ciel primées à Greenwich, dont 6 que vous pourriez tenter sans télescope

Le palmarès 2026 du ZWO Astronomy Photographer of the Year, annoncé le 17 septembre, reclassé par l'instrument que chaque sujet réclame vraiment : six des onze lauréates se visent sans télescope.

Essai visuel

Vous n’avez pas de télescope. Le Royal Observatory Greenwich a pourtant couronné le 17 septembre 2026 une image qui en réclame un excellent : « The Quiet Predator », d’Ali Alobaidly, lauréate toutes catégories de la 18e édition du ZWO Astronomy Photographer of the Year et de ses 10 000 livres de prix.

Le reste du palmarès est plus accueillant. Sur les 11 images primées par le Royal Observatory Greenwich le 17 septembre 2026, 6 photographient un objet atteignable sans télescope, et 3 avec un simple boîtier posé sur un trépied. Les onze lauréates rejoignent le 18 septembre les 100 tirages exposés au National Maritime Museum de Londres.

Un requin qui n’émet rien

LDN 1235 ne renvoie aucune lumière. Cette nébuleuse sombre de la constellation de Céphée, à près de 650 années-lumière, se signale en éteignant les étoiles situées derrière elle : sa silhouette de requin est un trou dans le fond du ciel. Le jury a retenu la netteté et le contraste de l’image, où des galaxies lointaines restent visibles à travers la poussière.

Une nébuleuse sombre en forme de silhouette allongée découpe un champ d'étoiles dense, quelques galaxies lointaines visibles au travers.
Une nébuleuse sombre ne s’observe qu’en creux : elle éteint les étoiles placées derrière elle.

Photographier un objet qui n’émet rien suppose une monture qui compense la rotation de la Terre et des heures de pose empilées. C’est le bout exigeant du palmarès. L’autre bout tient dans un sac à dos.

Vénus, une chapelle, des étoiles qui tournent

« Venusian Pearl on the Moon », de Petr Horálek, montre Vénus occultée par la Lune dans un ciel de plein jour, en montage. « The Crown », de Radoslav Sviretsov, pose une aurore boréale en couronne au-dessus d’une petite chapelle. « Botswana Star Trail », de Stefano Pellegrini, empile les poses jusqu’à courber les étoiles autour du pôle sud céleste. Trois catégories gagnées, aucun télescope.

Un croissant de Lune et une planète très brillante voisinent dans un ciel crépusculaire bleu profond au-dessus d'une crête sombre.
Une conjonction entre la Lune et une planète se photographie au téléobjectif, sans instrument astronomique.

Deux de ces trois techniques changent seulement de cible depuis la France : un filé d’étoiles se construit ici autour de la Polaire, et une conjonction entre la Lune et une planète se tient au téléobjectif depuis un balcon dégagé. L’aurore, elle, reste une affaire de latitude. Ce qui se voit mois par mois depuis l’Hexagone est détaillé dans notre dossier observer le ciel sans télescope.

Le ticket d’entrée du palmarès

Classées par l’instrument minimum que leur sujet réclame, les onze lauréates se répartissent en quatre groupes : boîtier et trépied, téléobjectif, télescope sur monture suiveuse, et une image hors instrument. Pour trois d’entre elles, la dépense décisive n’est pas optique : c’est le trajet jusqu’à un ciel sans lumières parasites.

Trois des onze lauréates 2026 se photographient sans aucun instrument astronomique, et six sans télescope : la contrainte dominante du palmarès est le ciel noir, pas l'optique. Classement par l'instrument minimum qu'impose le sujet photographié, les fiches du musée ne publiant pas le matériel employé.
Trois des onze lauréates 2026 se photographient sans aucun instrument astronomique, et six sans télescope : la contrainte dominante du palmarès est le ciel noir, pas l’optique. Classement par l’instrument minimum qu’impose le sujet photographié, les fiches du musée ne publiant pas le matériel employé.
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Le détail image par image, avec sa catégorie et l’instrument que son sujet impose, tel qu’il ressort de la galerie officielle des lauréats :

Image priméePhotographeCatégorieInstrument minimum du sujet
The Quiet PredatorAli AlobaidlyÉtoiles et nébuleuses (lauréat toutes catégories)Télescope sur monture suiveuse
NGC 4753: A Symphony of Dust Lanes in VirgoZhipeng Yan et Xinran LiGalaxiesTélescope sur monture suiveuse
Saturnian EquinoxTom WilliamsPlanètes, comètes et astéroïdesTélescope sur monture suiveuse
M1: Echoes of an Ancient ExplosionHaocheng ZhuRévélation de l’année (prix Sir Patrick Moore)Télescope sur monture suiveuse
Venusian Pearl on the MoonPetr HorálekNotre LuneTéléobjectif
Mineral MoonNikolaos StrimpoulisJeunes photographesTéléobjectif
Active Region 4122Miguel ClaroNotre SoleilTéléobjectif et filtre solaire
Botswana Star TrailStefano PellegriniPaysages célestesBoîtier et trépied
The CrownRadoslav SviretsovAuroresBoîtier et trépied
A Message From the AncientsMax InwoodL’humain et l’espaceBoîtier et trépied
Reverse Astronomy: MotherPaweł PawełCatégorie ouverte Annie MaunderHors instrument

Deux images rappellent que le matériel ne fait pas tout. « Saturnian Equinox », de Tom Williams, a emporté la catégorie des planètes avec des anneaux dont le jury salue le détail. « Active Region 4122 », de Miguel Claro, vise le seul objet du palmarès qui abîme un capteur et un œil sans filtre dédié : le Soleil.

« A Message From the Ancients », de Max Inwood, a gagné la catégorie de l’humain et l’espace avec un rocher gravé de pétroglyphes sous un ciel de désert. Graver la pierre pour marquer le ciel n’a rien de récent : l’enceinte néolithique du cercle de Chleby ouvrait déjà douze portes vers le soleil et la lune il y a plus de 6 500 ans.

Le prix jeunesse revient à Nikolaos Strimpoulis pour « Mineral Moon », une Lune dont les couleurs sont poussées jusqu’à faire ressortir les différences de composition des sols, autour des Montes Apenninus et de la Mare Serenitatis.

Le concours, porté par le Royal Observatory Greenwich avec ZWO et en association avec BBC Sky at Night Magazine, a reçu près de 4 000 images de 769 participants, selon la présélection publiée par le musée ; Live Science compte 66 pays représentés et 1 500 livres pour chaque lauréat de catégorie.

L’exposition ouvre le 18 septembre 2026 au National Maritime Museum, 12 livres l’entrée adulte et 6 livres pour un enfant, et l’annonce du musée renvoie vers la galerie complète.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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