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Bras Ospika, réservoir Williston, nord de la Colombie-Britannique : l’île flottante que la province cherchait depuis trois semaines s’est posée là, sur la rive nord d’une baie, à l’endroit où la rivière Ospika rejoint la retenue. BC Hydro, exploitant du barrage W.A.C. Bennett, a annoncé le 31 août 2026 avoir localisé ce radeau de troncs et de débris de bois de 140 mètres sur 70, intact, au nord de sa dernière position connue.
Elle n’avait donc pas coulé. L’île flottante du réservoir Williston, 9 800 mètres carrés au relevé satellite, soit environ 1,4 fois un terrain de football aux dimensions internationales, a dérivé d’une trentaine de kilomètres vers le nord entre le 21 juillet et le 15 août 2026, d’après les images de BC Hydro, soit 1,3 kilomètre par jour selon nos calculs. Les deux clichés qui bornent ce trajet, séparés de vingt-cinq jours, ont été publiés par CBC News.
Trois semaines de cache-cache avec le satellite
La chronologie explique le mystère mieux que le mystère lui-même. Une image du 21 juillet 2026 place l’objet en plein milieu de la retenue, à l’ouest de la baie Finlay, à une centaine de kilomètres du barrage W.A.C. Bennett. Le 5 août, plus rien. « Nous avons pris des instantanés plus récents et nous ne voyons plus l’objet », constatait Bob Gammer, porte-parole de BC Hydro, dans un premier récit de CBC : disparue des relevés ne voulait pas dire coulée.
Le 12 août, un habitant de Mackenzie, Rocky Avery, mettait en ligne les photos et la vidéo prises par un pêcheur. « Une vue assez incroyable, je n’avais jamais vu ça en quarante ans dans ce pays », raconte-t-il. La séquence est devenue virale, au point qu’un ingénieur radio installé au Royaume-Uni, Finlay Farquhar, a retrouvé l’île de son côté sur des images satellite en libre accès, exactement là où BC Hydro allait la confirmer.
Le trajet dit surtout une chose à l’exploitant : l’île remonte vers le nord, elle ne descend pas vers les turbines.

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Les positions datées, mises bout à bout, donnent la seule trajectoire connue de l’été.
| Date | Position | Origine du relevé |
|---|---|---|
| 21 juillet 2026 | Ouest de la baie Finlay, environ 100 km du barrage | Satellite BC Hydro |
| 5 août 2026 | Introuvable au satellite | Satellite BC Hydro |
| 12 août 2026 | Signalée par un riverain (photos et vidéo) | Rocky Avery, réseaux sociaux |
| 15 août 2026 | Entrée nord du bras Ospika, environ 130 km du barrage | Satellite BC Hydro |
| 1er septembre 2026 | Échouée sur la rive nord d’une baie, bras Ospika | BC Hydro |
Des billes de bois, pas un morceau de berge
Sur l’origine, BC Hydro avance une hypothèse. Des billes de bois et des débris ligneux se seraient accumulés pendant des années dans une zone de rive abritée, au sud de la retenue, du côté de Mackenzie. « À mesure que cette matière se décomposait, la végétation a pu s’enraciner, et cela a créé une masse stable de débris entremêlés et de végétation », détaille Bob Gammer auprès d’Energeticcity. Le niveau élevé du réservoir au printemps 2026 a soulevé le tapis, le vent a fait le reste.
Le vent, pas le courant. « L’eau se déplace très lentement vers l’est, vers le barrage. C’est vraiment le vent qui commande », insiste le porte-parole. John Clague, professeur de sciences de la Terre à l’université Simon Fraser, rappelle que la retenue, mise en eau en 1968 et septième du monde par sa superficie, est réputée pour des vents capables de lever des vagues et de déchausser les arbres à racines superficielles sur des berges érodées depuis des décennies.
Ce qui l’étonne, c’est la solidité de l’ensemble sur un tel trajet. « C’est une belle surface, mais c’est mince. Ce n’est pas comme un iceberg qui s’enfonce sous l’eau », dit-il, en jugeant remarquable qu’une masse aussi plate ne se soit pas défaite en route.

La chaîne publique canadienne a filmé le radeau depuis un bateau, avant qu’il ne vienne s’échouer.
Un obstacle mobile que personne ne va remorquer
BC Hydro ne prévoit pour l’instant aucune manœuvre de dégagement. « Ce n’est pas quelque chose qui va nous obliger à une action sérieuse », tranche Bob Gammer : l’exploitant surveille, et la seule évolution qui changerait la donne serait la dislocation de l’île en un champ de débris épars, bien plus difficile à suivre qu’un bloc unique. Un coup de vent assez fort pourrait aussi la remettre à l’eau.
Les distances, elles, restent des ordres de grandeur : Energeticcity chiffre le trajet à 32 kilomètres vers le nord, CBC à une trentaine vers le nord-ouest, et personne n’a observé l’île entre sa disparition du 5 août et le cliché du 15. La moyenne quotidienne dit d’où à où, pas comment elle a voyagé.
Ramené à un repère français, l’objet couvre l’équivalent d’un terrain de football et demi, avec des arbres debout dessus. « Allez-y en bateau, approchez, prenez vos photos, sortez le drone », conclut le porte-parole. « Mais nous mettons vraiment en garde contre l’envie d’y grimper, aussi tentante soit-elle. »
Série AAP : nous relevions le 2 septembre 2026 les 9 800 mètres carrés de cette île mesurés au satellite, sans savoir où elle était passée. La surface n’a pas bougé, la position si.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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