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Panorama
Le 25 juillet, l’Organisation mondiale de la santé fixe la Journée mondiale de prévention des noyades. La France l’aborde cette année avec un chiffre lourd derrière elle : 409 personnes sont mortes noyées entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, selon le dernier bilan de Santé publique France, soit 16 % de plus qu’en 2024. Ce constat n’est pas un énième rappel sur la baignade des enfants. En rangeant côte à côte les données françaises et les déterminants mondiaux, une réalité s’impose : la noyade ne frappe pas toujours là où l’intuition la place.
En bref
- En croisant le bilan français 2025 et les déterminants mondiaux de l’OMS, un fait ressort : en France, la noyade tue d’abord des adultes. 9 décès sur 10 concernent des adultes, selon Santé publique France.
- Été 2025 : 1 418 noyades et 409 décès, en hausse de 14 % et de 16 % par rapport à 2024.
- Quatre régions du Sud et de la façade atlantique concentrent 59 % des noyades recensées.
- Dans le monde, environ 300 000 morts par noyade chaque année, dont 92 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire (OMS).
Un été plus meurtrier, porté par la chaleur
Le chiffre est reparti dans le mauvais sens. Entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, la France a recensé 1 418 noyades, dont 409 suivies de décès, soit près d’une sur trois. Par rapport à la même période de 2024, cela représente 14 % de noyades en plus et 16 % de décès supplémentaires. La chaleur y est pour beaucoup : sur la seule fenêtre du 19 juin au 8 juillet, marquée par une vigilance canicule orange puis rouge, les noyades ont bondi de 135 %, et les décès de 172 %. Plus il fait chaud, plus les gens cherchent l’eau, souvent loin des zones surveillées.
La géographie du risque suit le thermomètre et le trait de côte. Quatre régions rassemblent à elles seules près des deux tiers des noyades de la saison, et près de la moitié des décès. Le Sud et la façade atlantique paient le tribut le plus lourd, là où se concentrent la population estivale et les kilomètres de littoral.

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Ces volumes disent où l’on se noie le plus. Ils ne disent pas encore qui meurt, et c’est là que le bilan surprend.

La surmortalité ne frappe pas où on l’imagine
Voilà la donnée la plus contre-intuitive. Les moins de 6 ans représentent un peu plus du quart des victimes (27 %), et les enfants restent très vulnérables. Mais quand on regarde les seuls décès, l’image bascule : 9 noyades mortelles sur 10 concernent des adultes. L’étude de Santé publique France publiée en septembre 2025 le confirme, les personnes de 65 ans et plus ont trois fois plus de risque qu’une noyade soit grave que les enfants de 0 à 5 ans. La consommation d’alcool, elle, augmente le risque de noyades graves et mortelles.
Chez les mineurs, le lieu du drame change avec l’âge. Les tout-petits se noient surtout en piscine privée, parfois celle qu’on vient d’installer pour échapper à la chaleur ; c’est aussi dans ces bassins que se joue la question de la qualité de l’air, dont nous avons détaillé les effets sur les poumons dans les piscines couvertes. Les adolescents, eux, basculent vers les cours d’eau et les plans d’eau : 33 enfants et adolescents y sont morts l’été dernier, contre 20 un an plus tôt, et le nombre de décès chez les 13-17 ans a doublé, passant de 10 à 21.
| Repère | France, été 2025 | Monde, chiffres OMS |
|---|---|---|
| Décès par noyade | 409 en quatre mois | environ 300 000 par an |
| Jeunes enfants | 27 % des victimes ont moins de 6 ans | près d’un quart des décès avant 5 ans |
| Âge des personnes décédées | 9 décès sur 10 sont des adultes | les 0-29 ans pèsent 57 % des décès |
| Facteur d’inégalité | 59 % des noyades dans quatre régions | 92 % des décès dans les pays à bas revenu |
Le contraste entre les deux colonnes n’est pas anodin. Dans un pays comme la France, ce sont surtout des adultes qui meurent ; à l’échelle du monde, la noyade reste d’abord une tueuse d’enfants et de jeunes.
Le monde en miroir : 300 000 morts, d’autres visages
Selon l’Organisation mondiale de la santé, la noyade fait environ 300 000 morts par an sur la planète. Elle est la quatrième cause de décès chez les 1-4 ans et la troisième chez les 5-14 ans, et les enfants de moins de 5 ans représentent près d’un quart des victimes. Le risque n’est pas réparti au hasard : 92 % des décès surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où puits ouverts, rivières et traversées en barque font partie du quotidien. Le taux de mortalité masculin y est plus de deux fois supérieur au taux féminin.
Le pont avec la France est direct. L’OMS pointe la canicule comme facteur aggravant, exactement ce que Santé publique France a mesuré en 2025, et la même prévention revient des deux côtés : apprendre à nager, sécuriser l’accès à l’eau, surveiller activement les enfants. C’est aussi pour cela que les autorités françaises ont avancé leur surveillance au 1er mai dès cette année, et que la vigilance vaut au-delà des seuls bassins : protéger un nourrisson quand le thermomètre grimpe relève des mêmes réflexes que ceux détaillés pour un bébé en pleine canicule.

Retenir un seul enseignement de ce bilan, ce serait celui-ci : le danger n’a presque jamais le visage spectaculaire qu’on lui prête. Ni la vague, ni le grand plongeon, mais un moment d’inattention au bord d’un bassin, une baignade de trop après un verre, une rivière qu’on croyait connaître. La bonne nouvelle tient dans la même phrase : ces morts sont, pour l’essentiel, évitables.
Questions courantes
Combien de décès par noyade en France l’été dernier ?
409 décès entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, sur 1 418 noyades recensées, soit une hausse de 16 % des décès par rapport à 2024.
Qui meurt le plus de noyade en France ?
Les adultes : 9 noyades mortelles sur 10 les concernent. Les personnes de 65 ans et plus ont trois fois plus de risque qu’une noyade soit grave que les enfants de 0 à 5 ans.
Pourquoi l’été 2025 a-t-il été plus meurtrier ?
Les fortes chaleurs. Sur la fenêtre du 19 juin au 8 juillet, sous vigilance canicule orange puis rouge, les noyades ont augmenté de 135 % et les décès de 172 % par rapport à 2024.
Où les noyades sont-elles les plus nombreuses ?
Dans le Sud et sur la façade atlantique. Provence-Alpes-Côte d’Azur (332), Nouvelle-Aquitaine (203), Occitanie (194) et Auvergne-Rhône-Alpes (114) rassemblent 59 % des noyades.
Où se noient les enfants et les adolescents ?
Les moins de 6 ans surtout en piscine privée ; les adolescents en cours d’eau et plan d’eau, où 33 mineurs sont morts l’été dernier, souvent loin d’une zone surveillée.
Combien de personnes meurent noyées dans le monde ?
Environ 300 000 par an selon l’OMS, dont 92 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le taux de mortalité masculin y est plus de deux fois supérieur au féminin.
Qu’est-ce que la Journée mondiale du 25 juillet ?
La Journée mondiale de prévention des noyades, instaurée par une résolution de l’ONU en 2021 et coordonnée par l’OMS pour mobiliser sur un risque largement évitable.
Quels gestes réduisent vraiment le risque ?
Surveiller activement les jeunes enfants à portée de bras, apprendre à nager, éviter l’alcool avant la baignade et privilégier les zones surveillées par des sauveteurs.
Méthode et limites
Les chiffres français proviennent du bilan de surveillance des noyades de Santé publique France, sur la période du 1er juin au 30 septembre 2025 : noyades accidentelles vues aux urgences via le réseau OSCOUR et décès recensés sur le lieu de noyade par le SNOSAN. Les données mondiales sont celles de la fiche de l’OMS mise à jour en mai 2026, qui repose sur des estimations annuelles. Les deux périmètres ne se comparent pas terme à terme, une saison française face à une année mondiale : le tableau met en regard des ordres de grandeur, pas des mesures strictement identiques.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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