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Sur la notice d’un neuroleptique, la constipation tient en deux lignes, glissée entre la bouche sèche et la somnolence. Un effet que l’on classe vite parmi les désagréments. Pourtant l’Agence nationale de sécurité du médicament, l’ANSM, vient de rappeler le 11 juin que cet effet banal peut conduire à une occlusion intestinale, une perforation, parfois au décès. L’agence dit recevoir encore des signalements de cas graves. Si vous prenez ce type de traitement, ou si un proche en prend, quelques réflexes simples changent vraiment la donne.
En bref
- L’ANSM rappelle le 11 juin 2026 que la constipation sous neuroleptiques peut mener à l’occlusion, à la perforation, voire au décès.
- Le risque concerne tous les neuroleptiques, par leur effet anticholinergique, et grimpe après 60 ans ou quand plusieurs médicaments s’additionnent.
- Trois signes doivent alerter : douleurs abdominales, constipation sévère, diarrhée inexpliquée.
- Dans les cas graves analysés par la Haute Autorité de santé, un sur trois est lié à une surveillance du traitement défaillante.
Les neuroleptiques, aussi appelés antipsychotiques, sont prescrits dans la schizophrénie, les troubles bipolaires, certaines formes sévères de dépression résistante ou des troubles liés à des maladies neurologiques. Ils soulagent réellement, et l’agence est claire sur un point que nous tenons à redire : on ne touche jamais à son traitement seul. Le sujet ici n’est pas le médicament, c’est ce qui l’accompagne. Tous exposent à un risque de constipation parfois sévère, en raison de leurs propriétés anticholinergiques, ce mécanisme qui ralentit aussi le transit en asséchant les sécrétions.

Ce qui transforme une gêne en urgence
Le glissement se fait sans bruit. Le transit se bloque, le ventre se tend, et la douleur peut être mise sur le compte de la maladie psychiatrique plutôt que du corps. C’est exactement ce que décrit la Haute Autorité de santé dans son flash sécurité patient de 2022, à travers trois histoires qui finissent mal : un homme sous clozapine décédé d’une occlusion, un autre d’une fausse route, une jeune fille de quinze ans emportée par un syndrome occlusif pris en charge trop tard. Dans la base d’événements graves analysée par la HAS, un cas sur trois tient à une évaluation du traitement ou de ses effets qui a manqué. La leçon n’est pas de s’effrayer, mais de regarder le bon endroit au bon moment.
Pour s’y retrouver, nous avons rassemblé dans un même tableau ce que l’ANSM recommande de surveiller au quotidien, et les symptômes qui imposent, eux, d’appeler sans attendre.
| Niveau de vigilance | Ce qui doit attirer l’attention |
|---|---|
| Signes à signaler à son médecin ou pharmacien | Douleurs abdominales, constipation sévère, diarrhée inexpliquée |
| Symptômes imposant de consulter rapidement | Absence de selles, douleurs abdominales intenses, ventre gonflé, vomissements, fièvre |
| Personnes plus exposées | Patients de 60 ans et plus, personnes prenant plusieurs médicaments à effet anticholinergique |
Une diarrhée qui figure dans une liste sur la constipation peut surprendre. C’est pourtant un signal classique : des selles liquides qui contournent un bouchon de matières plus haut dans l’intestin. Mieux vaut donc la mentionner que la traiter soi-même.

L’addition des médicaments, le piège discret
Le facteur que l’on voit le moins, c’est l’accumulation. Un neuroleptique a déjà un effet anticholinergique ; ajoutez un antidépresseur d’ancienne génération, un antiparkinsonien, un antispasmodique, et les effets se cumulent sans que personne ne l’ait décidé. L’ANSM invite les médecins à mesurer cette charge anticholinergique, par exemple avec le calculateur de l’OMéDIT Pays de la Loire. Côté patient, le réflexe utile tient en une phrase : tenir à jour la liste de tout ce que l’on prend, ordonnances comprises, et la montrer au pharmacien à chaque renouvellement. Ce sujet de la prescription qui se densifie n’est pas propre aux neuroleptiques, nous l’avons vu récemment avec les médicaments de l’obésité et leur cadre de prescription très encadré.
Le reste relève d’habitudes simples, que l’agence recommande d’installer dès le début du traitement plutôt que d’attendre le problème : boire assez, manger des fibres, bouger autant que possible. Et, pour les proches, une vigilance toute bête, surtout après 60 ans : demander de temps en temps comment va le transit, même sans plainte. Une question banale posée à la bonne personne, c’est parfois ce qui fait la différence entre un désagrément et un service des urgences.
Questions courantes
La constipation sous neuroleptique est-elle vraiment dangereuse ?
Dans la plupart des cas elle reste gênante. Mais l’ANSM rappelle qu’elle peut évoluer vers une occlusion intestinale, une perforation, voire un décès, d’où l’intérêt de la prendre au sérieux dès les premiers signes.
Quels signes doivent faire consulter sans attendre ?
Une absence de selles, des douleurs abdominales intenses, un ventre gonflé, des vomissements ou de la fièvre. Ce sont les symptômes que l’ANSM cite comme évocateurs d’une complication.
Pourquoi le risque augmente-t-il avec d’autres médicaments ?
Plusieurs traitements ont un effet anticholinergique qui ralentit le transit. Cumulés avec le neuroleptique, ils additionnent leurs effets. C’est cette charge globale que l’agence demande de surveiller.
Faut-il arrêter son neuroleptique en cas de constipation ?
Non. L’ANSM est explicite : on ne modifie jamais son traitement sans avis médical. On signale le problème à son médecin ou à son pharmacien, qui adapteront la prise en charge.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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