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Récit
Mardi 28 juillet, à Lacanau, l’ordre est tombé sur les campings, les résidences de tourisme, les villages vacances et les parcs de loisirs. Près de 4 000 personnes ont plié bagage en pleine saison, vers deux directions imposées. Les habitants, eux, sont restés chez eux. Ce sont les allées de mobil-homes qui se sont vidées.
En bref
- L’ordre du 28 juillet ne visait pas la ville mais ses hébergements de vacances, soit près de 4 000 personnes, au motif de leurs « caractéristiques fragiles » (préfecture de la Gironde, point de 13 h 00).
- Deux itinéraires de repli imposés, et deux seulement : Carcans et Castelnau-Médoc.
- En Nouvelle-Aquitaine, le camping pesait 30,3 millions de nuitées en 2025, sur 57,4 millions au total (Insee, avril 2026).
- Un retour s’autorise : la préfecture le décide, et prévient qu’une nouvelle évacuation reste possible.
L’ordre ne visait pas la ville, il visait les vacances
La préfecture est plus précise que les reprises qui en ont été faites. Au point de situation du mardi 28 juillet 2026 à 13 h 00, elle écrit que la préfète a décidé l’évacuation de la commune, puis resserre aussitôt le périmètre : « À ce stade cette mesure ne concerne que les campings, les résidences de tourisme, les villages vacances et les parcs de loisirs au vu de leurs caractéristiques fragiles (tentes, mobil-homes, structures en bois), soit près de 4000 personnes. » Lire « Lacanau évacué » est donc inexact.
Le motif tient en trois mots entre parenthèses : tentes, mobil-homes, structures en bois. Une maison tient une nuit, une toile ne tient rien, un mobil-home guère davantage. C’est cette différence de matériau qui a séparé, mardi, ceux qui dormaient chez eux de ceux qui dormaient en vacances.

Vue de l’extérieur, la scène ressemble à un départ anticipé. Vue de la préfecture, c’est une mise à l’abri.
Deux routes, et pas d’autres
Le même communiqué nomme les issues : « Les personnes évacuées doivent emprunter les axes en direction de Carcans et Castelnau-Médoc. » Ce n’est pas un conseil d’itinéraire : sur cette bande de littoral coincée entre l’océan et la forêt, les voies utilisables se comptent, et il faut laisser passer les secours.
La préfecture a ouvert des centres d’accueil et publie leurs adresses sur une page dédiée. Elle maintient une cellule d’urgence médico-psychologique, au 0800 719 912, rappelée au point de 22 h 30 ce même mardi. Un numéro pour dormir, un numéro pour tenir le coup.
Ce que ces départs laissent derrière eux, une caméra le dit mieux qu’un communiqué.
Une station balnéaire fin juillet sans ses vacanciers, c’est le résultat visible d’une décision prise quelques heures plus tôt.
Pourquoi 4 000 personnes tiennent dans une seule commune
Le chiffre surprend, il ne devrait pas. Sur cette côte, le plein air n’est pas un hébergement d’appoint.

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Selon les données de l’Insee, la Nouvelle-Aquitaine a enregistré 30,3 millions de nuitées en camping en 2025, sur 57,4 millions dans l’ensemble de ses hébergements collectifs. Nous avons fait la soustraction : 27,1 millions pour tout le reste, hôtels compris. Le camping pèse donc, à lui seul, plus que tous les autres hébergements collectifs réunis. Évacuer les campings d’une commune littorale un 28 juillet, ce n’est pas évacuer une marge.
Un retour, ça s’autorise
La consigne la plus dure à tenir n’est pas de partir, c’est de ne pas revenir trop tôt. Le même soir, la préfecture autorisait les habitants d’Eysines, de Mérignac et du Haillan à regagner leur domicile, tout en prévenant qu’« une nouvelle évacuation pourrait être ordonnée si les conditions de sécurité venaient à l’exiger ». Un retour est une décision, pas une accalmie ressentie.
À l’heure où nous écrivons, ce mercredi 29 juillet, le dernier point de situation mis en ligne par la préfecture reste celui du mardi 28 juillet à 22 h 30, et aucune levée n’y figure pour les hébergements touristiques de Lacanau. C’est cette page de communiqués qu’il faut rafraîchir, pas les fils d’actualité.
Un été sur cette côte tient à des paramètres que l’on croit acquis : la qualité de l’eau, la place au camping, les bras qui font tourner la saison. Nous avions regardé les eaux de baignade françaises, puis les droits des jobs d’été. Cette semaine, un paramètre de plus s’est invité.
Un mobil-home se remplace, une semaine de congés se rattrape mal. Mais le calcul de mardi n’avait rien d’économique : il consistait à sortir d’abord ceux qui n’avaient qu’une toile entre eux et la pinède. La prochaine fois que vous planterez une tente sous les pins, cherchez le plan d’évacuation affiché à l’accueil. On le lit rarement avant d’en avoir besoin.
Questions courantes
Toute la population de Lacanau a-t-elle été évacuée ?
Non. Au point de situation du 28 juillet 2026 à 13 h 00, la préfecture de la Gironde précise que la mesure ne concerne que les campings, les résidences de tourisme, les villages vacances et les parcs de loisirs. Les habitants ne sont pas visés.
Pourquoi les hébergements de vacances et pas les maisons ?
La préfecture invoque leurs « caractéristiques fragiles (tentes, mobil-homes, structures en bois) ». Ces structures ne protègent pas leurs occupants comme un bâtiment en dur.
Par où les personnes évacuées devaient-elles partir ?
Par les axes en direction de Carcans et de Castelnau-Médoc, seuls itinéraires nommés par le communiqué. Des centres d’accueil ont été ouverts et une cellule d’urgence médico-psychologique reste joignable au 0800 719 912.
Quand peut-on revenir dans un hébergement évacué ?
Quand la préfecture l’autorise, après évaluation des conditions de sécurité, comme le 28 juillet pour Eysines, Mérignac et Le Haillan. Elle rappelle qu’une nouvelle évacuation peut être ordonnée si les conditions l’exigent.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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