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Votre ado glisse son téléphone dans un casier le premier jour, et ne le rouvre qu’au retour. C’est le pari, cet été, de plus de 100 colonies de vacances « déconnectées » que l’UCPA déploie partout en France métropolitaine, pour les 6-17 ans. Non pas confisquer pour punir, mais retirer l’écran pour voir ce qui pousse à la place.
L’idée n’a rien d’un coup de communication. Elle s’appuie sur une expérimentation menée en 2025, avant d’être généralisée. Et ce que racontent les équipes tient en peu de mots : plus d’attention, plus d’échanges entre enfants.
Ce que l’UCPA a testé avant de généraliser
Avant d’ouvrir le robinet, l’opérateur a essayé. Au printemps et à l’été 2025, trois centres pilotes, à Soustons, Capbreton et Le Chesnoy, ont accueilli des séjours sans smartphone, tablette ni console personnelle. Au total, 2 674 jeunes y ont participé.
Les retours, côté familles comme côté animateurs, ont convergé : une meilleure attention, davantage d’échanges entre enfants, une convivialité qui revient. Assez pour transformer l’essai en label maison, les « colos déconnectées », étendu à plus de 100 séjours en 2026.
Concrètement, cela ressemble à des gamins qui retrouvent l’ennui du milieu d’après-midi, ce moment creux d’où finit par sortir une partie de cartes ou une cabane. Les équipes décrivent des tablées plus bavardes, des veillées qui durent, des plus timides qui se lancent parce qu’il n’y a plus d’écran derrière lequel disparaître.

Ce qu’une journée sans écran remplace, concrètement
Retirer le téléphone ne laisse pas un vide, il ouvre un créneau. À la place des notifications, les journées se remplissent d’activités de pleine nature, de jeux coopératifs, de défis sensoriels, et de ces temps un peu lents où l’on observe, où l’on discute, où l’on s’ennuie aussi, parfois.
Le projet dépasse la simple parenthèse numérique. L’UCPA le présente comme un objectif pédagogique : gagner en autonomie, en curiosité, en confiance. Sans écran pour meubler, l’enfant est poussé à s’impliquer dans la vie du groupe, des raquettes de « l’Évasion glacée » à Chamonix aux séjours plus thématiques, entre découverte des animaux et chimie ludique. Le catalogue reste rangé par âges et par centres d’intérêt : l’idée n’est pas de sevrer de force, mais de proposer autre chose de suffisamment fort pour que le téléphone ne manque pas.

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Une vague encore minuscule
Reste à mesurer l’ampleur réelle. Selon nos calculs, ces 100 séjours pèsent à peine 0,2 % des quelque 47 000 colonies et séjours collectifs déclarés chaque année en France, où environ 1,3 million de mineurs partent avec hébergement, d’après l’INJEP. La « déconnexion » fait beaucoup parler ; en volume, elle reste une goutte d’eau.
Ce n’est pas un détail pour autant. Le mouvement dit surtout une inquiétude de parents, prêts à payer pour que leur enfant lève les yeux quinze jours. Et il grandit vite : d’un test dans trois centres en 2025, on est passé à une offre nationale en un an. Le succès du label se jugera à sa capacité à sortir de la niche, et à convaincre au-delà des familles déjà persuadées.

Le même débat qu’à l’école, mais à l’envers
La scène a un air de déjà-vu. D’un côté, l’école serre la vis : le téléphone sera interdit au lycée à la rentrée 2026, dans la foulée du collège. De l’autre, des familles choisissent, elles, la déconnexion, et la paient.
Car le nerf de la guerre reste le budget. Une colo coûte cher, et toutes les familles n’y ont pas accès : des aides de la CAF existent, jusqu’à couvrir une large part du séjour, mais restent largement sous-utilisées. La déconnexion, elle aussi, a un prix.
Au fond, la question n’est pas de savoir si un ado survit deux semaines sans écran. Il survit très bien, les équipes le constatent chaque été. C’est plutôt de savoir ce qu’il ramène dans sa valise au retour, une habitude, un souvenir, un ami, et si cela tient plus longtemps que le trajet du bus.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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