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900 millions de personnes utilisent ChatGPT chaque semaine, en grande majorité sans payer. C’est exactement ce public que la publicité s’apprête à toucher, France comprise. En rapprochant les objectifs affichés par OpenAI, nous avons calculé que l’entreprise vise à multiplier par quarante ses recettes publicitaires entre 2026 et 2030, de 2,5 à 100 milliards de dollars. Autant dire que la pub n’est pas un test de côté, mais un futur pilier.
Ce qui se prépare, et pour qui
La publicité arrivera d’abord pour les comptes gratuits et l’offre de base. D’après MacGeneration, OpenAI prépare son déploiement dans trois pays européens, dont la France, un projet révélé par des offres d’emploi, notamment un poste basé à Paris. Rien d’officiel encore, mais le signal est net.
Sont visés les utilisateurs qui ne paient rien, mais aussi ceux de la formule de base, la plus abordable. Les abonnés de la formule Plus, facturée 23 euros par mois en France, ne verront pas d’annonces, du moins pour l’instant. La ligne de partage est donc claire : la publicité finance le service pour celles et ceux qui ne le paient pas, ou peu.

À quoi ressembleront ces publicités
Le modèle prend la forme de cartes sponsorisées affichées avec les réponses, et non de bannières classiques. OpenAI a ouvert une régie en libre-service, où les annonceurs enchérissent au coût par clic, sans budget minimum, comme le rapporte la presse spécialisée américaine. Les premiers clics se négocient autour de quelques dollars pièce.
Pour l’heure, le dispositif reste expérimental. L’entreprise privilégie les petits budgets et refuse les grosses campagnes, le temps d’apprendre à sélectionner les annonces les plus pertinentes sans casser l’expérience de conversation.
La traction, elle, est déjà là. Selon la presse spécialisée américaine, la régie a réuni plus de 600 annonceurs et rapporté quelque 100 millions de dollars lors de ses toutes premières semaines aux États-Unis. De quoi conforter OpenAI dans l’idée que le canal peut peser lourd, très vite.
Pourquoi OpenAI bascule vers la publicité
Parce que ses modèles coûtent une fortune à entraîner puis à faire tourner au quotidien. La publicité est le levier choisi pour financer une offre gratuite volontairement généreuse, que l’on peut utiliser plusieurs fois par jour sans être bloqué. Pour limiter la facture, l’entreprise s’appuie déjà sur ses anciens modèles ou sur des variantes plus légères, moins gourmandes.

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L’ampleur de l’ambition se lit dans les objectifs de revenus : 2,5 milliards de dollars visés dès 2026, 25 milliards en 2028, puis 100 milliards en 2030. Un facteur quarante en quatre ans, qui en dit long sur la place que la réclame est appelée à prendre dans le modèle économique.
Le calendrier, et la France dans la prochaine vague
Les annonces sont testées aux États-Unis depuis février 2026, puis au Royaume-Uni depuis juin. La France, l’Allemagne et l’Irlande forment la vague suivante, et un poste ouvert à Singapour laisse deviner un déploiement plus large encore. Avec le Royaume-Uni, ces quatre marchés européens pèsent environ 62 % de la publicité du continent, ce qui explique le choix.
Le mouvement n’a rien d’isolé chez OpenAI, mais il tranche avec la concurrence. À rebours, Anthropic mise sur ses formules payantes plutôt que sur la publicité pour financer son assistant.
Ce que ça change pour vous
Un chatbot financé par la publicité, c’est un chatbot qui a intérêt à vous garder, et potentiellement à exploiter vos échanges pour cibler les annonces. Or ces échanges sont souvent intimes : questions de santé, projets, doutes professionnels. La question de la vie privée devient donc centrale, d’autant que près d’un Français sur deux utilise déjà une IA générative.

Reste une inconnue de fond. Une réponse d’assistant, censée être neutre et utile, peut-elle contenir une publicité sans que la frontière entre conseil et réclame se brouille ? C’est sans doute le vrai enjeu des mois qui viennent, bien plus que l’apparition d’une première carte sponsorisée en bas de l’écran.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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