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Quatre moteurs sur trente-trois. C’est ce qu’a montré la télémétrie diffusée à l’écran, jeudi 16 juillet à 17 h 45 heure du Texas, au moment précis où le compte à rebours de Starship s’est arrêté net. Le lanceur n’a pas quitté son pas de tir, et c’est exactement ce que ses ordinateurs étaient censés faire.
À retenir
- Quatre des 33 moteurs Raptor du premier étage ne se sont pas allumés comme prévu, ce qui a déclenché un abandon automatique.
- L’arrêt est intervenu après le début de l’allumage, à T-0 : un moment rare pour interrompre un tir.
- SpaceX doit remplacer deux moteurs avant de réessayer, au début de la semaine prochaine selon Elon Musk.
Ce qui s’est passé à T-0
Le treizième vol d’essai devait partir de Starbase, dans le sud du Texas, à l’ouverture d’une fenêtre de quatre-vingt-dix minutes. L’allumage du booster Super Heavy a bien commencé. Puis les données diffusées en direct ont montré que quatre des trente-trois moteurs Raptor ne montaient pas en régime.

La séquence s’est interrompue d’elle-même. « Certains moteurs n’ont pas démarré, ce qui a déclenché un abandon automatique du lancement », a écrit Elon Musk une dizaine de minutes plus tard sur son réseau social, des propos rapportés par Spaceflight Now. Sur la retransmission de l’entreprise, l’ingénieur Dan Huot a résumé la suite du travail : comprendre ce qui a déclenché cet abandon alors que le booster était en train de s’allumer.
Pourquoi ce n’est pas un échec
Concrètement, un abandon après allumage signifie que la chaîne de contrôle a fonctionné. Les ordinateurs surveillent la montée en pression de chaque moteur pendant les dernières secondes, et si le compte n’y est pas, ils coupent tout avant que les bras de maintien ne libèrent le lanceur.
Le scénario redouté, c’est l’inverse : un décollage avec des moteurs manquants, une poussée déséquilibrée, et un engin de plus de cent mètres qui part de travers au-dessus d’une base habitée. Là, la fusée est restée au sol, avec sa cargaison intacte.
Pourquoi ça compte
Ce vol devait emporter vingt satellites Starlink de troisième génération, les premiers de leur série à partir dans l’espace, dont six équipés de caméras pour filmer le bouclier thermique, détaille Space.com. Et la NASA compte sur une version modifiée de ce même lanceur pour la mission Artemis 3 : chaque essai reporté pèse sur un calendrier lunaire déjà tendu.
Ce qui se passe maintenant
Deux moteurs Raptor doivent être déposés et remplacés avant une nouvelle tentative, a indiqué Elon Musk, qui évoque un tir au début de la semaine prochaine. C’était le deuxième vol de la version 3 de Starship, après celui du 22 mai, au cours duquel le booster n’avait pas réussi son retour contrôlé dans le golfe du Mexique.

Les premiers résultats de recherche vous diront que le lancement a été « reporté ». Le mot exact est plus intéressant : la fusée a commencé à s’allumer, puis a renoncé toute seule. Sur un engin que l’on veut un jour faire voler tous les mois avec un équipage à bord, c’est cette seconde-là qu’il faut savoir réussir.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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