
Le chiffre
633 millions de dollars annoncés lundi soir sur les écrans des points de vente américains, 277,3 millions réellement disponibles pour qui veut son argent tout de suite. Le jackpot du Powerball affiche deux montants, et un seul finit dans les titres. Selon notre calcul, le second est inférieur de 56 % au premier.
633millions de dollars affichés pour le tirage du lundi 27 juillet 2026
Deux montants pour un seul tirage
Les boules sont tombées à 22 h 59, heure de la côte Est : 6, 26, 46, 58 et 65, l’étoile Powerball 25, un multiplicateur Power Play de 2. Sur le site officiel du Powerball, la ligne qui compte tient en un mot : à la question du gagnant du jackpot, la réponse est non. Le compteur est reparti, et le tirage du mercredi 29 juillet est annoncé à 663 millions de dollars, pour une valeur en une fois de 290,4 millions.
Ce que la loterie écrit en très gros n’est pas une somme d’argent posée quelque part. C’est une rente. Le gagnant qui retient cette option reçoit, selon la foire aux questions officielle, un versement immédiat suivi de vingt-neuf versements annuels qui augmentent de 5 % chaque année. Trente paiements, et vingt-neuf ans à patienter pour le dernier.
L’autre montant répond à une définition beaucoup plus terre à terre : c’est la somme qui doit se trouver dans la cagnotte le jour du tirage pour financer cette rente. Autrement dit, l’argent qui existe déjà. Les 355,7 millions de dollars qui séparent les deux chiffres ne sont escamotés par personne : ce sont les intérêts du placement de la cagnotte sur trois décennies, auxquels renonce le gagnant pressé.

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Mis côte à côte, les deux montants racontent la même chose sous deux formes. Selon nos calculs, la valeur immédiate du jackpot est inférieure de 56 % au montant annoncé. Et l’écart se reproduit à l’identique sur le tirage suivant, 290,4 millions pour 663 affichés : ce n’est pas une particularité du 27 juillet, c’est la règle.
Jackpot annoncé 633 M$
Valeur en une fois 277,3 M$
Unité : millions de dollars américains, avant impôts fédéraux et locaux. Période : tirage du 27 juillet 2026. Limite : les deux montants restent des estimations tant que les ventes de bulletins ne sont pas closes, et l’écart de 56 % est notre calcul, pas un chiffre publié par la loterie.
Puis vient l’impôt
Les deux options, précise la loterie, sont affichées avant impôts fédéraux et locaux. Côté américain, la suite est sans ambiguïté : l’administration fiscale range les gains de loterie parmi les revenus pleinement imposables. Sa fiche sur les gains de jeu indique qu’ils doivent être déclarés, avec formulaire dédié et retenue à la source au-delà de certains seuils. Ce qui arrive réellement sur un compte n’est donc ni 633 millions, ni tout à fait 277,3.
La chaîne new-yorkaise ABC7 avait suivi cette montée du jackpot dans les jours qui ont précédé le tirage.
Le reportage montre l’effet du chiffre affiché : c’est lui qui remplit les points de vente, jamais sa version en une fois. Le montant qui fait la queue n’est pas celui qui se dépose sur un compte.
Ce que l’EuroMillions fait autrement
Un joueur français n’a jamais eu ce choix à faire. Le règlement de l’EuroMillions publié par la Française des jeux ignore la rente : les gains n’y sont payables qu’une seule fois, et les lots supérieurs ou égaux à un million d’euros sont réglés par virement bancaire ou par chèque, au choix de l’opérateur. Un montant, un versement. Le gagnant dispose de soixante jours après le tirage pour se manifester.
Cette mécanique déborde largement la loterie. Nous l’avions observé en écoutant les 18-34 ans décrire leur rapport à l’argent, ou en suivant la course de l’argent métal vers les 60 dollars : entre le montant affiché et le montant encaissé, il reste toujours une marche.
Reste le tirage lui-même, cinq numéros et une étoile sortis d’une machine qui ne conserve aucune mémoire des tirages passés. Là, rien n’est prévisible, et c’est bien tout l’objet. L’écart entre les deux chiffres, lui, n’a rien d’aléatoire : il est écrit à l’avance, en petits caractères, juste sous le montant géant.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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