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À Rome, les blocs du pont dit « de Néron » sont ressortis du Tibre à la mi-août 2026, à quelques centaines de mètres du château Saint-Ange et de la place Saint-Pierre. Le débit du fleuve est passé sous les 80 mètres cubes par seconde, environ la moitié de la moyenne du mois de juillet, selon Giovanni Giganti, coordinateur du centre de gestion des eaux de la protection civile romaine, cité le 13 août 2026 par l’agence Associated Press.
La fois précédente où ces pierres avaient percé la surface remonte à 2022, pendant une autre sécheresse. Deux émergences en cinq ans, pour un ouvrage que les topographes décrivent comme reposant d’ordinaire au fond du lit.
Un pont que Néron n’a probablement pas construit
La dénomination savante est pons Neronianus, et c’est une convention, pas un acte de naissance. Le dictionnaire topographique de Platner et Ashby, référence des archéologues romains, recense l’ouvrage sous les noms médiévaux pons Neronis et pons ruptus (le pont brisé), puis pons Triumphalis au XVIe siècle, et rappelle qu’il était déjà en ruine au XVe siècle.
Sur la datation, les spécialistes s’écartent de la version touristique. Antonella Bonini, archéologue à la surintendance du patrimoine culturel de Rome, indique à l’agence que les chercheurs tiennent le pont pour plus ancien que Néron, bâti vers 39 après J.-C. sous Caligula, son oncle. Pour l’historien de l’architecture Nicholas Temple, cité en juillet 2022 par Archaeology Magazine, l’ouvrage serait même la reconstruction d’un franchissement antérieur, et son nom n’apparaît que dans les catalogues du XIIe siècle, quand plus personne à Rome ne savait qui l’avait élevé.
Ce que mesurent les hydrologues, et depuis quand
Le fleuve n’est pas la seule donnée en baisse, et le mouvement a commencé avant août. Le 28 juillet 2026, l’observatoire des usages de l’eau de l’Autorité de bassin de l’Apennin central a fait passer le territoire d’ATO 2, Rome et sa métropole, de « sévérité hydrique basse » à « sévérité moyenne », les sources Acqua Marcia et Peschiera s’établissant autour du 25e percentile climatologique.
La séquence n’a rien d’un coup de chaud isolé. L’hiver a été plutôt arrosé, précise Giganti à l’agence, mais les périodes sèches qui ont suivi ont été longues, et c’est leur addition qui vide le lit.

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Le graphique met face à face le débit relevé et la moyenne de juillet dont il est censé être la moitié. Nous avons converti l’écart en volume.
Selon nos calculs, les quelque 80 mètres cubes par seconde qui manquaient au Tibre à Rome le 13 août 2026 représentent 6,9 millions de mètres cubes par jour, soit la consommation quotidienne d’eau potable de 46 millions d’habitants français, au ratio de 150 litres par jour et par personne mesuré par l’observatoire Sispea pour 2022. La méthode tient en une ligne : 80 × 86 400 secondes = 6 912 000 m³, divisés par 150 litres.
| Repère | Valeur |
|---|---|
| Débit relevé à Rome, 13 août 2026 | moins de 80 m³/s |
| Moyenne du mois de juillet, déduite de « environ la moitié » | environ 160 m³/s |
| Écart converti en volume | 6,9 millions de m³ par jour |
| Équivalent en eau potable française (150 L/jour/habitant) | 46 millions d’habitants |
Une réserve tient à la moyenne : la dépêche ne la chiffre pas, elle dit que le débit relevé en vaut environ la moitié. Les 160 m³/s sont donc notre lecture de cette phrase, pas une valeur publiée par un service hydrologique.
Nos rivières ont vécu le même mois de juillet
La France a connu la même mécanique, mesurée par ses propres instruments. Juillet 2026 y affiche 67 % de pluie en moins que la normale et arrive au 3e rang des juillets les plus secs derrière 2022 et 2020, tandis que près de 60 % des stations de mesure des cours d’eau présentent une hydraulicité inférieure à 40 %, selon le bulletin national de situation hydrologique publié le 17 août 2026.

Série AAP
Nous tenons le compteur français depuis juin : le 20 août, AAP relevait 74 départements en crise, exactement le total du 15 août. Le Tibre et nos cours d’eau racontent le même été avec deux instruments différents.
Reste ce que l’épisode change pour les pierres. Tant que l’eau est basse, les fondations d’une des piles restent visibles depuis les quais, un accès que Platner et Ashby décrivaient déjà comme réservé aux très basses eaux. Le pont, lui, n’a pas bougé : c’est le fleuve qui s’est retiré, et il remontera.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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