Deux femmes d’une quarantaine d’années, souriantes, côte à côte au bord d’un canal d’une ville néerlandaise en fin d’après-midi

Elles s’appelaient « sis » pour rire depuis 1996 : un test ADN leur apprend qu’elles sont sœurs

Deux Néerlandaises nées en Inde, amies depuis un rassemblement d’enfants adoptés en 1996, sont sœurs biologiques : un test MyHeritage l’a établi en avril 2026. L’une vit en France, où ce test est interdit et puni de 3 750 euros d’amende.

Sommaire
  1. En bref
  2. « Sis », 1996, un rassemblement d’enfants adoptés
  3. Ce que le test dit, et ce qu’il ne dit pas
  4. Le geste qui les a réunies est interdit en France
  5. Pendant ce temps, l’adoption internationale s’est éteinte
  6. Questions courantes

Récit

Den Bosch, mi-août 2026 : Meena Geltink, 43 ans, et Minal Tijssen, 44 ans, se revoient après quinze ans sans se croiser, et cette fois elles savent qu’elles sont sœurs. Un test ADN passé en avril a établi que ces deux Néerlandaises nées en Inde, laissées bébés dans des orphelinats puis adoptées par deux familles différentes des Pays-Bas, sont sœurs biologiques, rapporte la dépêche Reuters. Adolescentes, en 1996, elles s’appelaient déjà « sis », pour rire.

En bref

  • Meena Geltink, 43 ans, et Minal Tijssen, 44 ans, nées en Inde et adoptées séparément aux Pays-Bas, sont sœurs biologiques.
  • Elles s’étaient rencontrées en 1996, adolescentes, à un rassemblement d’enfants adoptés, à 130 kilomètres l’une de l’autre.
  • Le test MyHeritage d’avril 2026 a produit une correspondance « à 100 % », un pourcentage que les dépêches ne définissent pas.
  • Minal Tijssen vit en France, où ce type de test est interdit et passible de 3 750 euros d’amende.

« Sis », 1996, un rassemblement d’enfants adoptés

Elles se croisent adolescentes, en 1996, dans un rassemblement pour enfants adoptés, alors qu’elles vivent à 130 kilomètres l’une de l’autre, précise The Tribune. Leurs amis relèvent la ressemblance. Elles en rient et s’appellent « sis ». Puis la vie prend le dessus : chacune fonde une famille, elles se perdent de vue quinze ans, et Minal Tijssen part vivre en France.

Le site néerlandais DutchReview ajoute un détail qui change tout : Meena Geltink interrogeait la base MyHeritage depuis 2017. C’est Minal Tijssen qui a fait le test, en avril 2026. La notification est tombée du côté de celle qui ne cherchait plus.

« Nous étions amies avant d’être sœurs. Nous étions sœurs depuis le début, mais nous ne le savions pas », résume Minal Tijssen dans les propos repris par Emirates 24|7. Meena Geltink, elle, parle d’un trou dans le cœur enfin comblé, et d’une pièce de puzzle retrouvée.

Ce que le test dit, et ce qu’il ne dit pas

Le test est un kit salivaire MyHeritage, réalisé en avril 2026. Ce qu’il établit, selon les dépêches : les deux femmes sont sœurs biologiques. Ce qu’il n’établit pas publiquement, c’est le degré exact. Reuters et The Tribune parlent d’une correspondance « à 100 % » qualifiée de rare, sans dire ce que ce pourcentage mesure, ni si les deux femmes partagent leur père et leur mère ou un seul des deux. Aucune source publiée ne dit rien de leurs parents biologiques ni des circonstances des deux abandons. C’est une limite à porter, pas un blanc à combler.

Tube de prélèvement salivaire et enveloppe cartonnée posés sur une table de cuisine, à côté d’une tasse
Ce geste de cinq minutes est passible de 3 750 euros d’amende en France, rappelait LCP le 6 mai 2026.

Le geste qui les a réunies est interdit en France

Minal Tijssen vit en France. Le test qui lui a rendu une sœur y est illégal : le recours aux tests dits récréatifs « est interdit et sanctionné par le code pénal d’une amende de 3 750 euros », rappelait la chaîne parlementaire le 6 mai 2026, en couvrant une proposition de légalisation. La loi est contournée en masse : le Conseil économique, social et environnemental estime que 1,5 à 2 millions de Français ont déjà eu recours à un test ADN récréatif, commandé depuis un pays voisin.

Selon nos calculs, les 2 millions de Français ayant déjà réalisé un test ADN récréatif, rapportés aux 69,1 millions d’habitants recensés par l’Insee au 1er janvier 2026, représentent environ un habitant sur 35, pour une pratique passible de 3 750 euros d’amende. Avec la borne basse du CESE, 1,5 million, le rapport tombe à un habitant sur 46. Nous avons rapporté l’estimation à la population totale, tous âges confondus : la proportion est donc plus forte chez les adultes.

Les deux sœurs ont raconté leurs retrouvailles devant la caméra de l’agence.

Vidéo : Reuters

Pendant ce temps, l’adoption internationale s’est éteinte

Leur histoire appartient à un monde qui n’existe presque plus. La Mission de l’adoption internationale a comptabilisé 69 enfants adoptés à l’étranger par des ressortissants français ou des étrangers résidant en France en 2025, contre 104 en 2024 : un recul de 33,7 % en un an, selon nos calculs. Six de ces 69 enfants venaient d’Inde. Les fratries séparées par une adoption internationale continueront de se chercher, mais elles seront de moins en moins nombreuses à exister.

Reste le paradoxe : le pays qui interdit ce test abrite l’une des deux sœurs. Si Minal Tijssen avait dû compter sur la loi française, la notification d’avril ne serait jamais arrivée. AAP a déjà raconté une rencontre improbable née d’un don d’organe, et un chat rendu à ses maîtres par une puce d’identification. À chaque fois, c’est une base de données qui referme une histoire que les gens croyaient close.

Questions courantes

Quel test ont-elles fait, et qu’établit-il exactement ?
Un test salivaire MyHeritage, réalisé en avril 2026. Il établit que les deux femmes sont sœurs biologiques. Les dépêches parlent d’une correspondance à 100 % sans préciser ce que ce pourcentage mesure, ni si elles partagent leurs deux parents.

Peut-on faire ce test en France ?
Non. Le recours aux tests ADN dits récréatifs est interdit et sanctionné par le code pénal d’une amende de 3 750 euros.

Combien de Français en ont déjà fait un ?
Entre 1,5 et 2 millions selon une estimation du Conseil économique, social et environnemental citée en mai 2026, soit environ un habitant sur 35 selon nos calculs.

Que sait-on de leurs parents biologiques ?
Rien. Aucune des sources publiées n’évoque leur identité ni les circonstances des deux abandons.

La France adopte-t-elle encore à l’étranger ?
Très peu : 69 enfants en 2025 contre 104 en 2024, dont six venus d’Inde, selon la Mission de l’adoption internationale.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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« Malik » est la voix éditoriale d’Actu Alt Plus pour Monde & Pop Monde : l’actualité internationale reliée à la France, avec ce qu’elle change ici.

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