
Sommaire
- Quels appareils doivent se recharger en USB-C ?
- Depuis quand les ordinateurs portables sont-ils concernés ?
- Le vendeur peut-il m'imposer le chargeur avec l'appareil ?
- Et le câble, doit-il être vendu à part ?
- Un appareil sans USB-C peut-il encore être vendu ?
- Les 11 000 tonnes de déchets évitées, c'est exact ?
- Qui contrôle, et que faire en cas de refus ?
Questions-réponses
Onze mille tonnes de déchets électroniques évitées chaque année : c’est le gain que le ministère de l’Économie affiche pour le chargeur universel. La Commission européenne, elle, estime le gain à près de 1 000 tonnes par an. Onze fois moins. Le reste de la règle mérite la même précision : elle est opposable au vendeur.
Quels appareils doivent se recharger en USB-C ? Depuis quand les ordinateurs portables sont-ils concernés ? Le vendeur peut-il m’imposer le chargeur avec l’appareil ? Et le câble, doit-il être vendu à part ? Un appareil sans USB-C peut-il encore être vendu ? Les 11 000 tonnes de déchets évitées, c’est exact ? Qui contrôle, et que faire en cas de refus ?
Quels appareils doivent se recharger en USB-C ?
Dix familles depuis le 28 décembre 2024, plus les ordinateurs portables depuis avril 2026. La liste du ministère de l’Économie est précise : téléphones et smartphones, tablettes, appareils photo, casques et écouteurs, consoles de jeu portables, haut-parleurs portatifs, liseuses, claviers, souris, systèmes de navigation portables. L’Agence nationale des fréquences y ajoute les casques de réalité virtuelle.
La règle déborde donc très largement du téléphone. Une souris, une liseuse ou un clavier neufs doivent se recharger en USB-C, au même titre qu’un smartphone.
Depuis quand les ordinateurs portables sont-ils concernés ?
Depuis le 28 avril 2026, selon la Commission européenne, qui applique la directive (UE) 2022/2380. Une réserve s’impose : le communiqué de Bercy et la fiche de service-public.fr annoncent tous deux le 26 avril 2026. Deux jours d’écart, sur deux sources publiques françaises qui se recopient.
Nous retenons la date de la Commission, qui interprète sa propre directive. Pour vous, la conséquence est identique : depuis fin avril, tout ordinateur portable neuf mis sur le marché européen doit pouvoir se recharger par un port USB-C.

Le décalage n’a rien d’anecdotique pour un fabricant. Deux jours, c’est la frontière entre un modèle conforme et un modèle retirable de la vente.
Le vendeur peut-il m’imposer le chargeur avec l’appareil ?
Non. Lorsqu’un appareil couvert est proposé à la vente avec un chargeur, il doit aussi être disponible sans chargeur. C’est la règle dite de vente séparée, posée par la directive et transposée en France par le décret n° 2023-1271 du 27 décembre 2023.
Un pictogramme vous dit si un chargeur est inclus : une prise dessinée, barrée quand l’appareil est vendu nu. Il doit figurer sur l’emballage, imprimé ou en autocollant, et rester facilement visible. S’il manque, l’information vous est due avant l’achat, pas après.
Et le câble, doit-il être vendu à part ?
Non, et c’est l’angle mort du dispositif. L’obligation de vente séparée porte sur le dispositif de charge, le bloc qui se branche à la prise murale. Le câble n’entre pas dans le périmètre : rien n’interdit à un fabricant de le glisser dans la boîte, ni de vous le facturer à part.
La Commission doit remettre d’ici au 28 décembre 2026 un rapport disant s’il faut étendre la vente séparée aux câbles. La question reste ouverte.
Un appareil sans USB-C peut-il encore être vendu ?
Oui, à une condition : qu’il ait été mis sur le marché de l’Union avant le 28 décembre 2024. Les stocks antérieurs restent vendables légalement. Un micro-USB en rayon n’est donc pas forcément une infraction, mais un modèle qui finit sa vie commerciale.
Sont aussi exclus les appareils trop petits pour un port USB-C, les montres connectées par exemple. Et si votre appareil tombe en panne plutôt que de vieillir, les réflexes garantie et réparation restent votre premier recours.
Les 11 000 tonnes de déchets évitées, c’est exact ?
Non, pas dans ce sens. Les 11 000 tonnes désignent le volume de déchets que représentent déjà, chaque année dans l’Union, les chargeurs mis au rebut ou laissés inutilisés. C’est le problème constaté, pas le gain attendu.
Le gain, la Commission le chiffre à près de 1 000 tonnes par an en moins, grâce à la vente séparée. Le communiqué de Bercy présente pourtant les 11 000 tonnes comme des déchets évités. L’économie promise aux consommateurs, elle, est solidement documentée : 250 millions d’euros par an de chargeurs inutiles non achetés, sur les 2,4 milliards dépensés chaque année en Europe pour des chargeurs vendus séparément.

L’ordre de grandeur remet la mesure à sa place : utile, mesurable, mais loin du grand soir du déchet électronique. Le gisement se joue plutôt du côté de la seconde vie des batteries.
Qui contrôle, et que faire en cas de refus ?
L’Agence nationale des fréquences. Le décret de 2023 lui confie le contrôle de la mise sur le marché des équipements compatibles avec les exigences du chargeur universel, et lui donne des pouvoirs de police administrative et de sanction.
Elle vérifie que les appareils éligibles vendus en France portent bien un port USB-C et que l’information au consommateur est claire et complète. Un vendeur qui vous impose un chargeur propriétaire sur un appareil couvert, ou qui escamote le pictogramme, sort du cadre légal.
Reste que cette règle ne vit que si quelqu’un la réclame au comptoir. Une directive européenne ne vous protège pas toute seule : elle vous donne un argument. Encore faut-il le sortir.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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