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Le 22 juin est la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe. L’objet de cette date tient en une phrase, et c’est le cœur du sujet : dire à vos proches, de votre vivant, si vous êtes pour ou contre le don de vos organes. Car au moment d’un décès, c’est à votre famille que l’équipe hospitalière posera la question, et un silence se transforme presque toujours en refus. En 2025, le taux d’opposition au prélèvement a atteint 37,1 % en France, selon le bilan présenté par l’Agence de la biomédecine en février 2026, alors que les trois quarts du pays se déclarent favorables au don.
En bref
- 74 % des Français sont favorables au don de leurs organes, mais seuls 49 % ont dit leur choix à leurs proches.
- Le taux d’opposition au prélèvement a atteint 37,1 % en 2025, en hausse sur un an.
- En France, nous sommes tous donneurs présumés : la famille est consultée, pas décisionnaire à votre place si vous avez dit votre choix.
- Un seul donneur peut sauver jusqu’à sept vies, et davantage avec le don de tissus.
Derrière le décalage entre l’adhésion et le passage à l’acte, il y a surtout une conversation qu’on remet à plus tard. Le 22 juin sert exactement à ça : la provoquer, une fois, calmement, à table ou en voiture, pour que personne n’ait à deviner.

Pourquoi un mot change tout au moment du décès
La loi française repose sur le consentement présumé : toute personne est considérée comme donneuse, sauf si elle s’est inscrite de son vivant sur le Registre national des refus. Mais en pratique, quand un prélèvement devient possible, l’équipe de coordination hospitalière interroge systématiquement les proches pour vérifier que le défunt ne s’y était pas opposé. C’est là que tout se joue. Lorsque la famille ignore la position du disparu, son réflexe naturel, dans la douleur et le doute, est de dire non. Quand le choix a été exprimé, il devient au contraire facile à respecter. Parler, ce n’est donc pas signer un papier, c’est éviter à ceux qu’on aime d’avoir à choisir à l’aveugle. Le site officiel dondorganes.fr le résume sans détour : un simple oui peut sauver jusqu’à sept vies.
Le chiffre qui frappe, cette année, c’est l’écart. Si 74 % des Français sont favorables au don, l’opposition devrait logiquement plafonner autour de 26 %. Elle est à 37,1 %. Plus de dix points partent ainsi dans le silence, les idées reçues et le doute des familles. C’est ce fossé, et non un manque de générosité, qui prive chaque année des patients d’une greffe.
| Le don d’organes en France | Donnée 2025-2026 |
|---|---|
| Favorables au don de leurs organes | 74 % |
| Ont dit leur choix à leurs proches | 49 % |
| Taux d’opposition au prélèvement | 37,1 % |
| Patients en attente de greffe (1er janv. 2026) | 23 294 |
| Vies sauvées par un seul donneur | jusqu’à 7 |
Concrètement, ce déficit a un coût humain. Au 1er janvier 2026, 23 294 patients étaient inscrits sur la liste nationale d’attente, et 966 personnes sont mortes en 2025 faute de greffon disponible à temps, indique l’Agence de la biomédecine. Dans le même bilan, 2025 est pourtant une année record, avec 6 148 greffes réalisées. La marge de progrès ne tient pas à la médecine, déjà très performante, mais à ce que chacun dit, ou ne dit pas, à sa famille.
Les idées reçues qui font dire non
Le refus se nourrit moins d’opposition franche que de fausses croyances tenaces, que le baromètre 2026 documente une à une. Beaucoup confondent encore le fonctionnement de la loi, d’autres redoutent un prélèvement incompatible avec leurs convictions ou leurs rites. Voici les croyances les plus répandues, mises face à ce que disent les soignants.

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Le malentendu le plus massif concerne la mécanique même du don : 62 % des Français pensent que le prélèvement est automatique si l’on n’est pas inscrit au registre des refus, alors que les proches sont toujours consultés. À l’inverse, moins d’une personne sur deux sait que le don reste compatible avec des funérailles religieuses ou civiles, alors que les trois principales religions monothéistes du pays le reconnaissent. Ces malentendus se corrigent par une phrase, pas par une loi.
Il y a aussi des peurs très intimes, comme celle d’être trop âgé ou trop malade pour donner. C’est l’histoire d’Emma Larrieu-Let, sauvée par un donneur de moelle qu’elle ne connaît pas, qui rappelle à quel point l’identité du donneur compte peu : ce qui compte, c’est qu’il ait dit oui. La moyenne d’âge des donneurs en France dépasse 55 ans, et près de la moitié ont plus de 65 ans.

En parler, sans dramatiser
Reste le plus difficile : amorcer la conversation sans la rendre lourde. Pas besoin d’un grand discours. Une remarque devant un reportage, une question lancée pendant un trajet, le 22 juin comme prétexte, suffisent. L’Agence de la biomédecine met justement en ligne des témoignages courts pour ouvrir le dialogue. Celui de Maryline, ci-dessous, dure quelques minutes et dit en creux pourquoi cette date existe.
Ce que ce témoignage montre, c’est qu’une décision exprimée à l’avance soulage la famille au lieu de l’accabler. C’est aussi ce qu’avait vécu, autrement, la mère qui a retrouvé un peu de sa fille en rencontrant la femme greffée de sa main : le don ne fait pas qu’effacer une absence, il prolonge une présence. Le 22 juin ne demande pas un geste héroïque, juste un mot, dit à temps, à ceux qui devront s’en souvenir.
Questions courantes
En France, faut-il s’inscrire quelque part pour être donneur ?
Non. La loi pose le consentement présumé : nous sommes tous donneurs par défaut. Il n’existe pas de carte de donneur officielle. Ce qui se déclare, c’est le refus, sur le Registre national des refus.
Si je suis donneur, ma famille peut-elle s’y opposer ?
Les proches sont systématiquement consultés pour vérifier que vous n’étiez pas opposé au don. Si vous avez exprimé clairement votre choix de votre vivant, il est respecté et la décision est bien plus facile pour eux.
Combien de vies un don peut-il sauver ?
Un seul donneur peut sauver jusqu’à sept vies, et aider davantage de personnes encore avec le don de tissus comme la cornée, la peau ou les os.
Peut-on être trop vieux ou trop malade pour donner ?
Il n’y a pas de limite d’âge automatique. La moyenne d’âge des donneurs dépasse 55 ans, et des personnes sous traitement peuvent donner certains organes. C’est l’équipe médicale qui évalue, au cas par cas, ce qui est utilisable.
Le don empêche-t-il des funérailles religieuses ?
Non. Le prélèvement est réalisé dans le respect du corps et n’empêche pas des obsèques selon les traditions de chacun. Les trois principales religions monothéistes pratiquées en France reconnaissent le don d’organes.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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