Deux mains tiennent un smartphone sans marque dont l'écran d'accueil n'affiche que quelques icônes neutres, au-dessus d'un bureau en bois clair.

339 euros : le téléphone sans Google est français, voici ce que ça change

Le smartphone dégooglisé grand public est piloté depuis la France. Prix officiels relevés, 287 modèles compatibles, et la liste honnête de ce que vous perdez en chemin.

Sommaire
  1. Un téléphone sans Google, c'est quoi au juste ?
  2. Combien ça coûte, et sur quels téléphones ?
  3. Qu'est-ce qu'on perd exactement ?
  4. Acheter préinstallé ou installer soi-même ?
  5. Et l'option radicale, Linux à la place d'Android ?
  6. À qui ça convient, et à qui ça ne convient pas ?

Questions-réponses

Vous voulez un smartphone qui ne renvoie rien à Google. La question n’est plus théorique : une filière grand public existe, elle est pilotée depuis la France, et elle vend des téléphones prêts à l’emploi. Concrètement, voici ce que ça coûte, ce que ça remplace, et ce que vous perdez en route.

Un téléphone sans Google, c’est quoi au juste ?

C’est un Android amputé de sa couche Google. Le système s’appelle /e/OS, il est édité par Murena, une société française, et il repose sur LineageOS, la version libre d’Android. TechCrunch décrivait en 2023 un système open source qui remplace les services Google par des équivalents maison : navigateur, application de messages, appareil photo, contacts. La promesse tient dans une phrase de l’éditeur : par défaut, cet environnement « ne scanne pas ce que les gens font sur l’appareil ».

Côté applications, la page officielle annonce le remplacement du Play Store par trois canaux : F-Droid, Aurora Store et App Lounge. Le reste ne bouge pas. Vous gardez un Android, avec ses écrans d’accueil, ses notifications et ses fichiers d’installation classiques.

Combien ça coûte, et sur quels téléphones ?

Relevé le 6 août 2026 sur la boutique officielle, le catalogue préinstallé s’étale de 339 à 1199 euros. Un seul modèle y est reconditionné, les autres sont neufs.

Prix des smartphones vendus avec /e/OS préinstallé, relevés le 6 août 2026 sur la boutique de l’éditeur.
ModèleÉtatPrix affiché
Murena GS6 et GS6 ProNeuf339 à 399 euros
Murena Teracube 2sNeuf389 euros
Murena Pixel 8Reconditionné464 euros
Fairphone (Gen. 6)Neuf599 euros
Murena SHIFTphone 8Neuf737 euros
HIROH PhoneNeuf1199 euros

Acheter un appareil neuf n’a rien d’obligatoire. Un repère pour situer le terrain : au 6 août 2026, la liste officielle des appareils recense 287 modèles compatibles, chez plus de trente fabricants (Samsung, Motorola, OnePlus, Xiaomi, Sony, Fairphone, Google). Votre téléphone actuel y figure peut-être déjà.

Qu’est-ce qu’on perd exactement ?

Trois pertes concrètes, à connaître avant de payer. Les applications payantes d’abord : TechCrunch relevait que les télécharger via App Lounge suppose un compte Google et un accès au Play Store depuis un autre appareil Android. Le paiement sans contact ensuite : Google Pay n’est pas là, et l’éditeur renvoie vers des solutions tierces. Les applications qui exigent une vérification d’intégrité côté Google enfin : elles peuvent refuser de démarrer, sans message clair.

Les applications bancaires forment le point le plus sensible, et il n’existe pas de réponse unique. La FAQ de /e/OS 4.0 affirme que la plupart des applications Android fonctionnent, puis renvoie vers une liste tenue par la communauté, banque par banque. Vérifiez la vôtre avant l’achat, pas après. Même réflexe pour les applications d’État et pour celles qu’impose un employeur.

Cinq smartphones sans marque alignés sur une surface gris clair, une petite étiquette de prix vierge posée près de chacun.
Au 6 août 2026, la gamme préinstallée s’étale de 339 à 1199 euros, un seul modèle étant reconditionné.

Acheter préinstallé ou installer soi-même ?

Acheter préinstallé, c’est payer un service : l’appareil arrive configuré, avec une garantie et un interlocuteur en cas de panne. Installer soi-même ne coûte rien en euros et beaucoup en temps. Il faut déverrouiller le chargeur d’amorçage (le bootloader), effacer entièrement le téléphone, et accepter que l’opération puisse faire sauter la garantie du constructeur. Une manipulation ratée immobilise l’appareil.

Un détail que la liste officielle affiche et qu’on lit trop vite : les versions se rangent en deux catégories, les builds officiels, testés pour un usage quotidien, et les builds communautaires, maintenus par des bénévoles et livrés sans garantie. Une compatibilité annoncée n’est donc pas une promesse de stabilité.

Et l’option radicale, Linux à la place d’Android ?

Elle existe, et elle est nettement plus dure. Un utilisateur qui a migré son Fairphone 4 vers Linux raconte le résultat sans filtre : couche de compatibilité Android cassée, GPS défaillant sur son portage, versions de Python et de glibc très anciennes. Sa parade tient en un objet : un second téléphone Android gardé pour sa banque et pour les VTC, relié au premier par partage de connexion.

La différence de nature entre les deux chemins est là. /e/OS reste Android et conserve la quasi-totalité des applications. Linux mobile change de monde, et vous fait rendre des fonctions dont vous vous servez tous les jours.

À qui ça convient, et à qui ça ne convient pas ?

Ça convient si vos usages tiennent dans un socle stable : appels, messages, navigation, photos, quelques applications grand public, et une banque déjà validée par la liste communautaire. Ça convient aussi si vous comptiez de toute façon changer de téléphone, puisque le surcoût se limite alors à l’écart de prix entre deux modèles.

Ça ne convient pas si vous payez au téléphone tous les jours, si votre employeur impose une application verrouillée, si un service dont vous dépendez refuse les systèmes modifiés, ou si dépanner un appareil vous-même vous coûte plus cher que le gain espéré. Ce n’est pas un arbitrage moral, c’est un arbitrage d’usage. Pour réduire la collecte sans changer de matériel, commencez par les réglages de base, en gardant en tête que l’autre grand écosystème n’est pas exempt de traçage.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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Hugo

« Hugo » est la voix éditoriale d’Actu Alt Plus pour Tech, IA & Futur : ce que la technologie et l’IA changent concrètement, à hauteur d’usage plutôt que de promesse.

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