
Le chiffre
97 000 bébés environ ont reçu à la naissance le nom de leurs deux parents en 2025 : c’est le calcul que nous tirons des dernières données d’état civil de l’Insee, qui recensent 644 000 naissances sur l’année. Un nouveau-né sur sept porte désormais un double nom, une pratique encore marginale il y a dix ans.
15,1% des bébés nés en 2025 portent le nom de leurs deux parents
Le nom du père domine toujours largement : 77,9 % des enfants nés en 2025 ne portent que le sien. Mais la lente bascule est là, chiffrée, et elle raconte quelque chose des familles françaises.
Une part qui a bondi en dix ans
La progression est nette. La part de nouveau-nés à double nom est passée de 10,3 % en 2014 à 15,1 % en 2025, soit 4,8 points de plus en onze ans, selon l’Insee. Rapporté aux 644 000 naissances de l’année, cela représente près de 97 000 enfants concernés.
Cette possibilité n’a rien d’ancien. Jusqu’en 2004, le nom du père s’imposait, et lui seul. C’est la loi du 4 mars 2002, applicable aux enfants nés à partir du 1er janvier 2005, qui a ouvert le choix : les deux noms, dans l’ordre voulu, ou un seul.

Dans les faits, quand un double nom est transmis, celui du père reste le plus souvent en tête : c’est le cas dans trois quarts des situations. L’égalité de principe ne se traduit donc pas encore par une égalité d’usage.
Nom du père seul77,9 %
Nom de la mère seul6,8 %
Unité : part des enfants nés en 2025. Période : année 2025, état civil. Limite : 0,2 % des bulletins n’ont pu être classés ; le nom de la mère seul recouvre surtout des enfants reconnus par elle seule.
Ce que le choix dit des familles
Le double nom n’est pas réparti au hasard. Les parents non mariés y recourent près de trois fois plus que les couples mariés (21,7 % contre 7,6 %), et les couples de femmes le choisissent majoritairement (59,9 %), là où la loi le rend souvent automatique. Le double nom sert alors à rendre visible un lien de filiation.
La géographie compte aussi. Il est le plus fréquent dans les Pyrénées-Atlantiques, où 26,9 % des enfants reconnus par leurs deux parents en portent un, héritage d’une longue tradition du Sud-Ouest. La part grimpe encore quand l’un des parents est né dans un pays hispanophone ou lusophone, cultures où le double nom est la norme.

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La courbe, elle, ne se retourne pas : depuis 2014, chaque génération de nouveau-nés compte un peu plus de doubles noms. Rien de spectaculaire d’une année sur l’autre, mais une tendance de fond qui, mine de rien, redessine l’état civil français.
Le sujet touche à cet autre marqueur d’identité que l’Insee suit de près, comme le montre notre palmarès des prénoms par département.

Reste la question que se posent les futurs parents devant le formulaire de la maternité : père, mère, ou les deux ? Les chiffres ne tranchent pas à leur place. Ils disent seulement qu’un choix, hier rare, est en train de devenir ordinaire.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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