
Le chiffre
272 millions d’euros en six mois : c’est, selon nos calculs, ce qu’a rapporté le streaming par abonnement au marché français de la musique sur le premier semestre 2025, en rapportant sa part de près de 63 % relevée par le SNEP aux 432 millions d’euros de chiffre d’affaires du semestre. L’abonnement pèse désormais près des deux tiers de nos écoutes payantes.
63% du marché de la musique tient au streaming par abonnement
Le chiffre a gagné un point en un an, et il dit une bascule tranquille : payer un forfait mensuel est devenu le geste central de la consommation musicale française. Mais le tableau réserve une surprise.
Le streaming, socle d’un marché résilient
Sur les six premiers mois de 2025, le marché de la musique enregistrée a progressé de 3,4 %, à 432 millions d’euros, selon le bilan semestriel du SNEP. Une croissance régulière, quand d’autres secteurs du divertissement marquent le pas.
Le streaming en tient les rênes. L’abonnement progresse de 4,9 % et fournit près de 63 % des revenus ; le streaming financé par la publicité en apporte 16,3 % de plus. Ensemble, les deux formes d’écoute en ligne représentent près de huit euros sur dix dépensés dans la musique enregistrée.

Ce socle explique la résilience du marché, dans un climat de consommation pourtant atone. Il reste toutefois, note le SNEP, en retard sur les leaders mondiaux du streaming payant : la France compte encore beaucoup d’auditeurs gratuits à convertir en abonnés. Au sein même de ce streaming gratuit, les usages divergent : les revenus de l’audio financé par la publicité gagnent 2 %, quand ceux de la vidéo reculent de 6,8 %, signe du basculement des clips traditionnels vers les formats courts des réseaux sociaux.
Streaming par abonnement63 %
Streaming gratuit (pub)16,3 %
Unité : part du chiffre d’affaires semestriel. Période : 1er semestre 2025 (bilan publié en septembre 2025). Limite : le premier semestre pèse traditionnellement moins que le second.
La surprise vient du disque
Voici le contre-pied : le format qui progresse le plus vite n’est pas numérique. Le vinyle bondit de 9,4 % et conserve son avance en valeur sur le CD, en recul de 1,5 %. Le disque compact reste malgré tout le premier support en volume d’achats, même si sa valeur s’effrite. Les ventes physiques dans leur ensemble gagnent 4,4 %, un rythme plus soutenu que le numérique sur la période, ce que le SNEP juge remarquable pour un premier semestre, traditionnellement plus faible que le second.

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La comparaison des croissances le montre d’un coup d’oeil : le disque noir tire le marché autant que les abonnements. Objet à collectionner, envie de posséder la musique à l’heure où tout se loue : le vinyle avance à contre-courant.
Le 17 juin, nous mesurions déjà le marché annuel 2025, avec un streaming à 702 millions d’euros sur l’année ; le semestre confirme la trajectoire. Et si vous vous demandez qui fait encore découvrir les titres, la radio reste le premier passeur.

Reste une question d’usage. Le streaming a gagné la bataille du volume ; le vinyle, lui, gagne celle de l’attachement. Entre les deux, le marché français tient debout, porté par des façons d’écouter qui, loin de s’exclure, se complètent.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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