Un béluga remonte à la surface de l'eau claire d'un grand bassin en béton, parois vides autour

28 bélugas quittent le Canada pour les États-Unis : la captivité déplacée pose la même question qu’en France

Vingt-huit bélugas d'un parc canadien fermé rejoignent des aquariums américains, sous la menace d'une euthanasie. Sauvetage ou transfert d'une captivité à l'autre ? Le dossier résonne jusqu'en France, où les orques d'Antibes prennent, elles, le chemin d'un sanctuaire.

Sommaire
  1. En bref
  2. Un déménagement d'urgence, sous la menace de l'euthanasie
  3. Où vont les 28 bélugas
  4. Sortir de la captivité, oui, mais vers quoi ?
  5. La même question se pose en France
  6. Questions courantes

Décryptage

Publié le 20 juillet 2026 · Mis à jour le 19 septembre 2026 à 13h58

Niagara Falls, Ontario, été 2026. Dans les bassins d’un parc fermé depuis 2024, 28 bélugas attendent un déménagement hors norme : après le feu vert des autorités fédérales américaines en juillet, ces baleines blanches vont quitter le Canada pour rejoindre des aquariums aux États-Unis. Un sauvetage, dit-on. Mais l’opération ravive une question qui serre le coeur des deux côtés de l’Atlantique, et qu’on entend aussi en France : sortir de la captivité, oui, mais vers quoi ?

En bref

  • 28 bélugas du parc fermé Marineland, près de Niagara Falls, doivent rejoindre des aquariums américains après l’autorisation d’importation d’urgence délivrée en juillet 2026, selon le communiqué commun des aquariums repris par CBS.
  • Répartition annoncée : 13 à SeaWorld San Antonio, 10 au Shedd Aquarium de Chicago, 3 à SeaWorld San Diego, 2 au Georgia Aquarium ; 2 autres vers l’Oceanogràfic de Valence, en Espagne, sous réserve de permis.
  • Le transfert, décidé sous la menace d’une euthanasie faute de moyens, prendra plusieurs semaines et suivra un contrôle vétérinaire de chaque animal.
  • En France, la loi de 2021 met fin à la captivité des cétacés au 1er décembre 2026 : les deux orques de Marineland Antibes sont, elles, destinées à un sanctuaire marin, pas à un autre parc.

Vingt animaux sont déjà morts à Marineland depuis 2019, selon la presse canadienne. Le parc, fermé au public depuis 2024, dit ne plus avoir les moyens de s’occuper de ses bélugas, au point d’avoir évoqué l’euthanasie. C’est dans ce contexte que s’organise ce transfert massif.

Un déménagement d’urgence, sous la menace de l’euthanasie

L’agence américaine de l’océan et de l’atmosphère, la NOAA, a délivré en juillet une autorisation d’importation d’urgence. Sa justification : garantir aux animaux des soins vétérinaires qui ne sont plus disponibles ailleurs au Canada. Le gouvernement canadien avait donné son accord conditionnel dès janvier 2026.

Un parc marin désert en hiver, clôture fermée et bassins de spectacle vides sous un ciel gris
Fermé depuis 2024, le parc dit ne plus avoir les moyens de soigner ses bélugas.

Le calendrier reste prudent. L’autorisation d’exportation finale ne sera délivrée qu’après un examen de santé de chaque animal, avait précisé la ministre canadienne des Pêches dans une déclaration datée du 8 juillet. L’opération, centrée sur le confort et la sécurité des bélugas, doit s’étaler sur plusieurs semaines.

Où vont les 28 bélugas

La destination de chaque groupe est désormais connue. Quatre aquariums américains accrédités se partagent l’essentiel du convoi, tandis que deux animaux pourraient rejoindre l’Espagne si les permis suivent.

Répartition des 28 bélugas de Marineland : 13 à SeaWorld San Antonio, 10 au Shedd Aquarium, 3 à SeaWorld San Diego, 2 au Georgia Aquarium
Graphique Actu Alt Plus. Source : communiqué commun des aquariums (juillet 2026), via CBS News. Deux animaux supplémentaires pourraient rejoindre l’Espagne, sous réserve de permis.
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Ce partage n’a rien d’anodin : répartir 28 cétacés revient à trouver, pour chacun, un bassin capable de l’accueillir et une équipe formée. Le nombre le plus lourd, 13 individus, part vers un seul site au Texas, ce qui donne la mesure de l’opération.

Deux fins de captivité, deux destinations

CritèreCanada (Marineland)France (Marineland Antibes)
Animaux concernés28 bélugas2 orques (Wikie et Keijo) et 12 dauphins
Cadre légalLoi de 2019 interdisant la captivité des cétacésLoi de 2021, effet au 1er décembre 2026
Destination décidéeAquariums américains (des parcs)Sanctuaire marin en Nouvelle-Écosse pour les orques
Question poséeD’un bassin à un autre bassin ?Un sanctuaire plutôt qu’un parc

Tableau Actu Alt Plus, d’après CBS News et le gouvernement français (décembre 2025). Même sortie de captivité, deux réponses opposées sur la destination.

C’est précisément ce tableau qui rend l’affaire si troublante. D’un côté, on évite l’euthanasie et on offre des soins ; de l’autre, on déplace des animaux d’une captivité vers une autre. Les deux lectures coexistent, et aucune n’est totalement fausse.

Sortir de la captivité, oui, mais vers quoi ?

Pour les aquariums d’accueil, l’opération est un sauvetage : des animaux menacés trouvent un refuge, des soins et des équipes compétentes. Pour une partie des défenseurs des cétacés, transférer des bélugas d’un parc à un autre ne répond pas au fond du problème, celui de la captivité elle-même.

Une baie côtière sauvage à l'eau claire et froide, rives rocheuses, sous une lumière arctique
Les sanctuaires marins, baies protégées, sont l’alternative montante à la captivité en bassin.

Le béluga n’est pas un animal ordinaire. Il peut vivre plusieurs décennies, parcourt de vastes distances sous la glace arctique et vit dans des groupes sociaux complexes, comme le rappelaient de récents travaux sur la vie sociale des bélugas sauvages. Reproduire cet univers dans un bassin, même vaste, reste un défi que beaucoup jugent insoluble. D’où l’idée, montante, des sanctuaires marins : des baies protégées, plus proches du milieu naturel qu’un aquarium.

Il faut aussi entendre l’argument inverse. Beaucoup de bélugas captifs sont nés en bassin et n’ont jamais connu l’océan ; les relâcher purement et simplement les exposerait à des dangers qu’ils ne savent pas affronter. Entre le tout-captivité et le retour à la nature, le débat porte donc moins sur un idéal que sur la moins mauvaise solution, animal par animal.

La même question se pose en France

Le dossier résonne jusqu’à la Côte d’Azur. La loi française du 30 novembre 2021 met fin à la détention de cétacés en delphinarium ; l’interdiction prend effet cinq ans plus tard, au 1er décembre 2026. Marineland Antibes, fermé, doit trouver une issue pour ses deux orques, Wikie et son fils Keijo, ainsi que pour ses dauphins.

Et c’est là que les chemins divergent. En décembre 2025, le gouvernement français a tranché : les deux orques sont destinées au Whale Sanctuary Project, un sanctuaire marin en Nouvelle-Écosse, au Canada. L’autorité scientifique espagnole avait refusé leur transfert vers le Loro Parque de Tenerife, et l’État a jugé qu’un envoi vers un parc espagnol exposerait les animaux à une exploitation commerciale contraire à l’esprit de la loi. Le transfert pourrait avoir lieu à l’été 2026.

Autrement dit, face à la même question, le Canada et la France répondent différemment : des parcs d’un côté, un sanctuaire de l’autre. C’est tout l’intérêt de regarder les deux dossiers ensemble. Ils ne racontent pas la fin de la captivité, mais le moment délicat où l’on décide ce qui vient après. Et ce choix, pour Wikie, Keijo ou les 28 bélugas de Niagara, engage des vies qui peuvent durer des décennies.

Questions courantes

Combien de bélugas sont concernés et d’où viennent-ils ?
Vingt-huit bélugas du parc Marineland, fermé depuis 2024, près de Niagara Falls en Ontario (Canada). Ils doivent rejoindre des aquariums américains après une autorisation d’importation d’urgence délivrée en juillet 2026.

Vers quels aquariums partent-ils ?
Treize vers SeaWorld San Antonio, dix au Shedd Aquarium de Chicago, trois à SeaWorld San Diego et deux au Georgia Aquarium. Deux autres pourraient rejoindre l’Oceanogràfic de Valence, en Espagne, sous réserve de permis.

Pourquoi ce transfert a-t-il lieu ?
Le parc, fermé, dit ne plus avoir les moyens de s’occuper des animaux et avait évoqué une euthanasie. La NOAA a autorisé l’importation pour garantir aux bélugas des soins vétérinaires indisponibles au Canada.

Est-ce vraiment un sauvetage ?
Cela dépend du point de vue. Pour les aquariums, oui : les animaux trouvent soins et refuge. Pour une partie des défenseurs des cétacés, il s’agit d’un déplacement d’une captivité à une autre, qui ne résout pas la question de fond.

Quel est le lien avec la France ?
La loi de 2021 met fin à la captivité des cétacés au 1er décembre 2026. Marineland Antibes doit se séparer de ses deux orques, Wikie et Keijo, destinées à un sanctuaire marin en Nouvelle-Écosse, et de ses dauphins.

Les orques d’Antibes vont-elles aussi dans un aquarium ?
Non. Le gouvernement français a décidé en décembre 2025 de les orienter vers le Whale Sanctuary Project, un sanctuaire marin, après le refus espagnol d’un transfert vers le Loro Parque. Le transfert pourrait avoir lieu à l’été 2026.

Qu’est-ce qu’un sanctuaire marin ?
Une baie côtière protégée et délimitée, offrant aux cétacés un environnement bien plus proche du milieu naturel qu’un bassin d’aquarium, tout en assurant un suivi et des soins. C’est une alternative de plus en plus discutée à la captivité classique.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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« Malik » est la voix éditoriale d’Actu Alt Plus pour Monde & Pop Monde : l’actualité internationale reliée à la France, avec ce qu’elle change ici.

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