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Récit
Il faisait nuit sur Antibes, mercredi 22 juillet, quand des camions ont franchi les grilles de Marineland. À l’intérieur, huit dauphins, en route vers l’aéroport de Nice, puis un avion pour l’Espagne. Ce premier convoi de cétacés part dix-huit mois après la fermeture du parc, le 5 janvier 2025, comme l’a raconté la rédaction d’ICI. Le parc où des générations de familles ont défilé se vide, un bassin après l’autre.
En bref
- Notre décompte : 18 mois séparent la fermeture de Marineland (5 janvier 2025) de ce premier transfert de cétacés, le 22 juillet 2026 ; sur les douze dauphins et deux orques restés sur place, huit dauphins seulement sont partis.
- Les huit dauphins ont rejoint un parc espagnol du groupe Selwo, près de Malaga, avec un possible retour en France plus tard, dans un centre en projet à Beauval.
- Les deux orques, Wikie et Keijo, restent à Antibes sans destination arrêtée : la piste d’un sanctuaire marin au Canada a longtemps été écartée par l’État.
- Tout découle de la loi de 2021 interdisant les spectacles de cétacés à partir de 2026, votée avant qu’aucun lieu d’accueil ne soit prêt.
Pourquoi ce départ a autant tardé
La réponse tient en une contradiction française : on a fermé le delphinarium avant de savoir où mettre ses pensionnaires. Marineland a baissé le rideau début 2025, mais les animaux, eux, sont restés dans des bassins qu’il fallait continuer d’entretenir et de chauffer.
Pendant ces mois d’attente, les associations ont dénoncé la lente dégradation des installations. Le transport n’a rien d’anodin : les huit dauphins ont voyagé par la route jusqu’à Nice, puis par avion, une opération lourde que France 3 Côte d’Azur a suivie de près, entre inquiétudes sur les conditions d’accueil et colère devant la séparation des groupes familiaux.
Au printemps précédent, une ONG avait fait voler un drone au-dessus des bassins fermés, et les images avaient fait le tour du monde.
On y voit Wikie et Keijo tourner dans une eau verdie par les algues, au milieu d’installations à l’abandon : la séquence a donné un visage à la dégradation que les associations dénonçaient, et pesé sur l’urgence d’évacuer les animaux.
Pour s’y retrouver dans ce casse-tête, voici où en est chaque groupe d’animaux, et ce qu’il reste à trancher.
| Animaux | Où ils vont | Statut | Source |
|---|---|---|---|
| 8 dauphins | Espagne, parc du groupe Selwo (région de Malaga) | Transférés dans la nuit du 22 juillet 2026 | ICI |
| 4 autres dauphins | Encore à Antibes | Départ à organiser | France 3 |
| 2 orques (Wikie, Keijo) | Aucune destination arrêtée | Piste d’un sanctuaire au Canada, longtemps écartée par l’État | Wikipédia |
| Futur centre de Beauval | Loir-et-Cher (France) | Accueil des dauphins envisagé, ouverture visée vers 2027 | Reporterre |
Ce tableau dit l’essentiel : le plus simple est parti, le plus lourd reste. Déplacer un dauphin est déjà une opération délicate ; pour une orque de plusieurs tonnes, aucune solution ne fait aujourd’hui consensus.

Deux orques que personne ne sait où placer
Wikie et Keijo, une mère et son fils nés en captivité, cristallisent tout le problème. Le gouvernement a un temps privilégié leur transfert vers un sanctuaire marin en Nouvelle-Écosse, au Canada, un projet encore à construire et longtemps refusé côté français, selon la fiche du parc.
Les défenseurs des animaux eux-mêmes sont divisés. Relâcher en pleine mer deux orques nées en bassin les condamnerait, préviennent certains : leur seule issue réaliste serait un autre parc, faute de sanctuaire opérationnel. À l’état sauvage, une orque vit dans un groupe soudé, comme celles que l’on observe au large des îles Farne, sur la côte anglaise, un monde dont ces deux-là ont toujours été coupés.
Ce que la loi de 2021 a oublié de prévoir
Le cas Marineland n’est pas qu’une histoire de déménagement. Il révèle l’angle mort d’une loi qui a interdit les spectacles de mammifères marins à l’horizon 2026, sans organiser l’après : où vont, concrètement, des animaux qu’on ne peut ni exhiber ni rendre à la mer.
Car une orque ou un dauphin né en bassin ne retrouve pas la vie sauvage sur commande. C’est la même leçon que pour d’autres animaux élevés en captivité, ces crocodiles relâchés qui ne rentrent pas à la maison : grandir hors du milieu naturel efface les réflexes qui permettent d’y survivre.
La France n’en a pas fini avec la question. Une vingtaine de dauphins restent en captivité sur son sol, entre Marineland et le parc Planète Sauvage, près de Nantes, dans l’attente du centre d’accueil que le gouvernement veut ouvrir à Beauval. Reste à savoir si ces bassins provisoires tiendront jusque-là, et ce que deviendront, entre-temps, deux orques qui n’ont nulle part où aller.
Questions courantes
Où sont transférés les dauphins de Marineland ?
Huit des douze dauphins sont partis dans la nuit du 22 juillet 2026 vers un parc espagnol du groupe Selwo, dans la région de Malaga. Ils pourraient revenir plus tard en France, dans un centre d’accueil que le gouvernement veut ouvrir près du zoo de Beauval.
Que deviennent les orques Wikie et Keijo ?
Elles restent pour l’instant à Antibes, sans destination arrêtée. La piste d’un sanctuaire marin au Canada a longtemps été écartée par l’État, et les associations sont divisées : nées en captivité, ces deux orques ne peuvent pas être relâchées en mer sans les mettre en danger.
Pourquoi Marineland a-t-il fermé ?
Le parc a définitivement fermé le 5 janvier 2025, sur fond de baisse de fréquentation et d’une loi de 2021 interdisant les spectacles de mammifères marins à partir de 2026. Les animaux, eux, sont restés sur place faute de solution d’accueil prête à temps.
Peut-on rendre ces animaux à la mer ?
Non, pas ceux nés en bassin. Ils n’ont jamais appris à chasser ni à vivre en groupe sauvage, et une remise à l’eau les condamnerait. C’est la même limite que pour d’autres animaux élevés en captivité : le retour à l’état sauvage ne se décrète pas.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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