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Vous vous couchez un peu trop tard, presque chaque soir ? Un essai randomisé vient de poser un chiffre sur cette petite dette de sommeil. Environ 80 minutes de moins par nuit, pendant six semaines, ont suffi à faire prendre du poids à des adultes en bonne santé, sans la privation extrême des laboratoires. En moyenne, une livre, soit près de 0,45 kilo, et surtout beaucoup plus de temps passé assis.
Publié le 6 juillet dans la revue Annals of Internal Medicine, le travail mené par l’université Columbia a suivi 95 adultes qui dorment d’ordinaire 7 à 8 heures. Chacun a vécu deux phases de six semaines, l’une avec un coucher retardé de 90 minutes, l’autre avec son sommeil habituel. C’est très exactement le manque que connaît, de façon chronique, environ un adulte sur trois.

À retenir
- Environ 80 minutes de sommeil en moins par nuit, sur six semaines, ont suffi à faire grossir.
- Prise de poids moyenne de près de 0,45 kg, avec 17 minutes de sédentarité en plus par jour.
- Chez les hommes et les femmes ménopausées, ce surcroît d’inactivité approchait 30 minutes par jour.
- Un déficit léger que vit environ un adulte sur trois, loin des privations extrêmes des études classiques.
Le mécanisme n’est pas celui que l’on imagine. Ce n’est pas d’abord l’appétit qui parle, mais l’inactivité. Éveillés plus longtemps, les participants n’ont pas bougé davantage, au contraire : ils sont restés assis plus longtemps, un comportement associé à un risque accru de maladies chroniques.
Pourquoi ça compte
Parce que ce n’est pas un cas extrême de laboratoire, mais une semaine ordinaire. En France, les adultes dorment en moyenne 7 h 32 par tranche de 24 heures, et un sur cinq passe sous la barre des 6 heures, selon le dernier baromètre de Santé publique France. Une livre en six semaines paraît peu, mais les chercheurs préviennent qu’un tel déficit, prolongé sur une année, pourrait peser bien davantage. Rien d’alarmant si vous manquez une nuit ; un vrai repère si le coucher tardif est devenu la règle.

La bonne nouvelle, c’est que le levier tient dans peu de choses. Avancer le coucher d’une petite demi-heure, quand la vie le permet, demande moins d’effort qu’un régime, et cet essai suggère que ces minutes de sommeil comptent vraiment. En cas de troubles du sommeil installés, un médecin reste le meilleur interlocuteur.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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