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Publié le 24 juin 2026 · Mis à jour le 13 juillet 2026 à 12h06
Londres, ce mercredi 24 juin, neuf heures et demie du matin. Dans la bibliothèque Shaw de la London School of Economics, des chercheurs et des responsables de la Croix-Rouge internationale devaient ouvrir une matinée entière consacrée à un sujet brûlant : comment mieux gouverner la chaleur extrême dans le monde. La salle est restée vide. La conférence a été annulée, rattrapée par son propre thème, parce que le Met Office venait de placer la ville en alerte rouge chaleur, la deuxième seulement de l’histoire britannique. Et pendant ce temps, la France suffoquait elle aussi, 54 départements en vigilance rouge le même jour.
En bref
- La conférence « Extreme Heat » de la LSE, prévue le 24 juin à Londres, a été annulée à cause de l’alerte rouge canicule du Met Office.
- C’est seulement la deuxième alerte rouge chaleur émise outre-Manche, après celle de juillet 2022.
- Le record de juin britannique, 35,6 °C depuis 1976, devait « très probablement » tomber, avec des pointes annoncées à 39 °C.
- Le même 23 juin, 54 départements français étaient en vigilance rouge canicule.
- Un mois plus tard, la fournaise persiste : 37 départements en vigilance rouge et 46 en orange le 12 juillet 2026 (Météo-France).
Quand le sujet rattrape la réunion
L’événement avait tout du rendez-vous sérieux. Organisé par le Grantham Research Institute de la LSE et l’alliance Zurich Climate Resilience, dans le cadre de la London Climate Action Week, il devait réunir des pointures : Lord Nicholas Stern, l’économiste du climat le plus connu du Royaume-Uni, la Croix-Rouge internationale, et un coordinateur du cadre de Sendai aux Nations unies. Au programme, une session sobrement intitulée « améliorer la gouvernance de la chaleur extrême partout dans le monde ». Tout, sauf une plaisanterie.
Sauf que la veille, le 22 juin, le Met Office avait dégainé une alerte rouge chaleur extrême, valable du mercredi neuf heures au jeudi vingt-et-une heures, sur Londres et une large bande du centre et du sud de l’Angleterre. Le mot d’ordre des services britanniques tient en une phrase : un risque pour la vie de tous, pas seulement des plus fragiles. Tenir une réunion publique en intérieur, faire venir des dizaines de personnes en transports surchauffés, c’était exactement le genre de déplacement que les autorités demandaient d’éviter. La page de l’événement a changé d’un mot. Son titre, désormais, se termine par « cancelled ».

L’ironie est trop parfaite pour ne pas sourire. Mais derrière le clin d’oeil, il y a un signal froid : si même un colloque d’experts de la chaleur ne peut plus se tenir quand la chaleur frappe, c’est que l’événement le plus banal est devenu annulable. La répétition générale a viré au cas pratique grandeur nature.
Un record qui n’a pas tenu une semaine
Côté chiffres, l’épisode britannique n’avait rien d’anodin. Le record de température pour un mois de juin tenait depuis presque cinquante ans : 35,6 °C, mesurés à Southampton en juin 1976 et déjà à Camden Square en 1957. Le Met Office estimait qu’il allait « très probablement » être battu, avec un pic attendu à au moins 39 °C les mercredi et jeudi, et une chance d’aller plus haut encore.

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À ce niveau, ce n’est plus la seule colonne de mercure qui compte. Le point de rosée, qui mesure l’humidité de l’air, devait grimper autour de 22 °C, bien au-delà de la canicule sèche de juillet 2022 : une chaleur plus moite, plus difficile à supporter. S’y ajoutaient des nuits dites tropicales, où la température ne redescend pas sous 20 °C et où le corps ne récupère jamais vraiment. Voilà pourquoi le Royaume-Uni, réputé pour son crachin, en était à sa toute deuxième alerte rouge.
Et en France, la même fournaise au même moment
La scène londonienne ne se regarde pas de loin, parce qu’elle s’est jouée en miroir de ce côté-ci de la Manche. Le 23 juin, Météo-France plaçait 54 départements en vigilance rouge canicule, son niveau maximal. Chez nous, le rouge ne tombe pas à la légère : il signale une canicule extrême, exceptionnelle par sa durée et son intensité, et il résulte d’un croisement entre les prévisionnistes de Météo-France et les épidémiologistes de Santé publique France. Chaque département a même ses propres seuils, calculés selon son acclimatation à la chaleur.
Ce détail technique dit l’essentiel : la décision d’alerter, et donc d’annuler, n’est pas un caprice mais une mécanique sanitaire. C’est elle qui ferme des écoles, repousse des épreuves, suspend des chantiers en plein soleil. La France a vécu ces étés-là, avec des feux dès le printemps, comme lors de la canicule ibérique de fin mai. Et elle cherche, comme Londres, à rafraîchir ses villes, notamment grâce aux arbres contre l’îlot de chaleur.
Et l’épisode ne s’est pas arrêté à juin. Le 12 juillet 2026, Météo-France plaçait 37 départements en vigilance rouge canicule à partir de la mi-journée, treize de plus que la veille, et 46 autres en vigilance orange, selon franceinfo. Une masse d’air brûlant stagnait depuis plusieurs jours, du Sud-Ouest au Centre-Est en passant par l’Île-de-France. La conférence londonienne de juin n’était donc pas un accident isolé : un mois plus tard, c’est un pays entier qui réorganisait ses journées autour du thermomètre. Respirer devient d’ailleurs un enjeu en soi, comme le montre le suivi de la qualité de l’air en Europe.

Reste l’image, presque trop nette pour être vraie : une salle vide à la place d’un débat sur la chaleur, parce qu’il faisait trop chaud pour en débattre. Le sujet n’a pas attendu la fin de la matinée pour répondre aux orateurs. La prochaine fois, peut-être, la conférence se tiendra en ligne, volets fermés. C’est sans doute déjà, à sa façon, une forme d’adaptation.
Questions courantes
Pourquoi la conférence de Londres a-t-elle été annulée ?
Parce que le Met Office a placé Londres et le sud de l’Angleterre en alerte rouge chaleur extrême les 24 et 25 juin 2026. Tenir une réunion publique en intérieur revenait à exposer les participants au danger que la conférence venait justement étudier.
De quoi parlait cet événement ?
De la gouvernance de la chaleur extrême dans le monde. Organisé par la LSE et l’alliance Zurich Climate Resilience, il réunissait Lord Nicholas Stern, la Croix-Rouge internationale et un responsable du cadre de Sendai aux Nations unies.
Qu’est-ce qu’une alerte rouge chaleur au Royaume-Uni ?
C’est le niveau maximal d’avertissement du Met Office, qui signale un risque pour la vie de toute la population. Avant juin 2026, il n’avait été émis qu’une fois, en juillet 2022, quand le pays avait dépassé 40 °C.
La canicule a-t-elle continué en juillet 2026 ?
Oui. Le 12 juillet 2026, Météo-France a placé 37 départements en vigilance rouge canicule et 46 en vigilance orange, une masse d’air très chaud stagnant du Sud-Ouest au Centre-Est. L’épisode de juin n’était pas isolé.
La France était-elle concernée au même moment ?
Oui. Le 23 juin 2026, Météo-France a placé 54 départements en vigilance rouge canicule, son plus haut niveau, signe d’une canicule extrême à fort impact sanitaire.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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