
Publié le 31 mai 2026 · Mis à jour le 5 juin 2026 à 17h24
Un sur cinq. C’est la proportion de patients chez qui un nouveau médicament a obtenu, contre l’hépatite B chronique, ce que les médecins appellent une « cure fonctionnelle ». Pour une maladie qui condamne d’ordinaire à un traitement à vie, le chiffre, 19 %, a de quoi marquer.
Le médicament, le bépirovirsen, est développé par GSK à partir d’une molécule d’Ionis. Ses résultats de phase 3, issus des essais B-Well 1 et 2, ont été publiés le 28 mai 2026 dans le New England Journal of Medicine. Sur 1 220 patients traités six mois, 19 % ont atteint la cure fonctionnelle, contre aucun dans le groupe placebo, rapporte Reuters.

Le mot « cure » mérite des guillemets. Ici, il ne signifie pas l’éradication totale du virus, mais la disparition durable de l’antigène de surface et d’ADN viral détectable, pendant au moins vingt-quatre semaines après l’arrêt du traitement. C’est ce caractère « après l’arrêt » qui change tout : pour une part des malades, le médicament pourrait remplacer une prise à vie par une cure limitée dans le temps.
L’enjeu est mondial. L’hépatite B chronique touche des centaines de millions de personnes et reste une cause majeure de cirrhose et de cancer du foie. Un traitement qui libère ne serait-ce qu’une fraction des patients de la contrainte quotidienne représenterait un soulagement considérable, à ranger parmi les avancées médicales récentes comme la lutte contre le mélanome ou le cancer du pancréas.

Reste à confirmer et à encadrer. 19 %, c’est une minorité de patients, et les autorités devront valider le profil de sécurité avant une éventuelle autorisation, déjà en cours d’examen accéléré aux États-Unis. Mais après des années sans percée majeure, l’hépatite B chronique tient peut-être là son premier vrai tournant thérapeutique.
En bref
Qu’a montré l’essai sur le bépirovirsen ?
19 % des patients traités six mois ont atteint une « cure fonctionnelle » de l’hépatite B chronique, contre 0 % sous placebo.
Que signifie « cure fonctionnelle » ?
La disparition durable de l’antigène de surface et de l’ADN viral détectable, au moins 24 semaines après l’arrêt du traitement, sans éradication totale du virus.
Pourquoi est-ce important ?
L’hépatite B chronique impose d’ordinaire un traitement à vie ; ce médicament pourrait, pour certains, y mettre un terme.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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