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531 térawattheures contre 477 : voilà l’écart qui fait basculer une vieille hiérarchie. En avril 2026, l’éolien et le solaire ont produit plus d’électricité que les centrales au gaz à l’échelle de la planète, une première, selon le think tank énergétique Ember. Soit 22 % de l’électricité mondiale du mois pour le vent et le soleil réunis, contre 20 % pour le gaz. Le chiffre circule beaucoup, parfois mal lu. Nous l’avons donc remonté à sa source et replacé dans son cadre, parce qu’il dit une vraie bascule sans dire tout ce qu’on lui fait dire.
En bref
- En avril 2026, l’éolien et le solaire (22 %) ont dépassé le gaz (20 %) dans la production mondiale d’électricité, une première mensuelle (source : Ember).
- Dans l’Union européenne, sur toute l’année 2025, vent et soleil ont fourni 30 % de l’électricité, devant le fossile (29 %).
- Attention au glissement de sens : ces parts concernent le mix électrique, pas l’énergie finale totale, où le pétrole domine encore les transports.
- En France, le débat est différent : la production électrique était déjà décarbonée à 95,2 % en 2025, surtout grâce au nucléaire (source : RTE).
Ce que disent vraiment les chiffres d’Ember
Reprenons à la racine. Le jalon mondial vient d’une analyse d’Ember relayée fin mai : sur le seul mois d’avril 2026, éolien et solaire ont généré 531 TWh, soit 54 TWh de plus que le gaz, à 477 TWh. La même bascule existe côté européen, mais sur une maille plus exigeante. D’après le bilan annuel d’Ember pour l’UE, le vent et le soleil ont représenté 30 % de l’électricité de l’Union sur l’ensemble de 2025, devant l’ensemble des énergies fossiles (charbon, gaz, fioul) à 29 %. C’est la première fois sur une année pleine.

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Deux jalons, donc, qu’il faut distinguer : un record mondial sur un mois, et un record européen sur une année. Le second pèse plus lourd, parce qu’un mois de printemps est mécaniquement favorable aux renouvelables, vent soutenu et demande basse entre chauffage et climatisation. Ember précise d’ailleurs que cette poussée tient moins à la crise gazière du moment qu’à des années d’installations rapides : en 2025, vent et soleil ont absorbé à eux seuls toute la hausse de la demande mondiale d’électricité.
La nuance que les reprises gomment
Voici l’endroit où l’enthousiasme dérape souvent. Tous ces pourcentages parlent d’électricité, c’est-à-dire d’une part seulement de l’énergie que nous consommons. Les transports routiers, le chauffage de millions de logements, une large part de l’industrie fonctionnent encore au pétrole et au gaz, et n’entrent pas dans ce calcul. Reuters le rappelle dans sa reprise du bilan européen : si l’électricité de l’UE est désormais majoritairement bas-carbone, des secteurs entiers dépendent encore lourdement des fossiles. Autrement dit, dire que les renouvelables dépassent le gaz dans le mix électrique est exact ; en conclure que le monde tourne désormais aux renouvelables serait faux. La bascule est réelle, mais elle porte sur un seul étage de la maison énergétique, le plus avancé.

Dans l’UE, le tableau d’ensemble reste d’ailleurs nuancé : renouvelables et nucléaire réunis ont fourni 71 % de l’électricité en 2025, le charbon est tombé à un plancher de 9,2 %, mais le gaz, lui, a légèrement progressé pour compenser une hydraulique en berne. Le mouvement de fond va dans un sens, sans être linéaire.
Et la France dans tout ça ?
Le repère mondial éclaire mal le cas français, parce que la France part d’ailleurs. Ici, le sujet n’est pas « les renouvelables dépassent-elles le gaz », déjà tranché de longue date, mais la place respective du nucléaire et des renouvelables dans une électricité déjà très propre. Selon le bilan électrique 2025 de RTE, la production française a été décarbonée à 95,2 %, sur un total de 547,5 TWh. Le nucléaire en reste la colonne vertébrale, à 373 TWh, pendant que la production fossile tombait à son plus bas niveau depuis près de 75 ans.

Les renouvelables y progressent quand même vite : la puissance solaire installée a atteint 30,4 GW fin 2025 et a dépassé pour la première fois celle de l’hydraulique. C’est cette dynamique locale que nous avions explorée à hauteur de territoire, quand des villages britanniques cherchent à posséder leurs propres panneaux. La leçon des chiffres mondiaux vaut aussi pour nous : un basculement se mesure secteur par secteur, jamais en slogan. Le vent et le soleil ont franchi une marche réelle ; reste à savoir combien il en faudra gravir, et à quelle vitesse, dans le chauffage et les transports.
Questions courantes
Le vent et le soleil produisent-ils vraiment plus que le gaz dans le monde ?
Réponse courte : oui, mais sur un mois et pour l’électricité seulement. En avril 2026, éolien et solaire ont fourni 22 % de l’électricité mondiale, contre 20 % au gaz, selon Ember. C’est une première mensuelle, pas encore une moyenne annuelle.
Quelle différence entre mix électrique et énergie totale ?
Le mix électrique ne couvre que l’électricité. L’énergie totale inclut aussi les carburants des transports et le chauffage, encore très dépendants du pétrole et du gaz. Un record sur l’électricité ne signifie donc pas que tout le système énergétique a basculé.
Où en est l’Union européenne ?
Sur l’année 2025, vent et soleil ont représenté 30 % de l’électricité de l’UE, devant l’ensemble des fossiles à 29 %, une première sur une année pleine. Avec le nucléaire, l’électricité bas-carbone atteint 71 % du mix.
Et la France ?
Le cas français est à part : son électricité était décarbonée à 95,2 % en 2025, principalement grâce au nucléaire (373 TWh), selon RTE. Le solaire installé y a pour la première fois dépassé l’hydraulique.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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