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DPE : votre logement a-t-il changé de classe sans que vous ayez fait de travaux ?

Le coefficient qui convertit l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026, et tombera à 1,7 au 1er janvier 2027. Qui est concerné, ce que devient un diagnostic de 2023, et comment récupérer gratuitement l’attestation à jour de l’ADEME.

Sommaire
  1. Suis-je concerné si je ne me chauffe pas à l’électricité ?
  2. De combien ma classe peut-elle bouger ?
  3. Mon DPE de 2023 est-il encore valable ?
  4. Comment obtenir gratuitement l’attestation à jour ?
  5. Est-ce que ça change quelque chose pour louer ou vendre ?
  6. Pourquoi l’État baisse-t-il ce coefficient ?

Questions-réponses

Vous n’avez pas touché à vos fenêtres et votre étiquette DPE a peut-être monté d’une lettre. Depuis le 1er janvier 2026, le diagnostic de performance énergétique convertit l’électricité en énergie primaire avec un coefficient de 1,9 au lieu de 2,3, et le ministère de la Transition écologique précise qu’aucun logement, partout en France, ne voit sa lettre se dégrader.

Environ 850 000 logements français, principalement chauffés à l’électricité, sortent du statut de passoire énergétique avec ce seul changement de coefficient, selon l’estimation publiée par le ministère de la Transition écologique le 26 août 2025 sur la base du parc au 1er janvier 2023.

Le calendrier ne s’arrête pas à cette date. Un arrêté du 19 août 2026 abaisse ce même coefficient à 1,7 au 1er janvier 2027, une deuxième marche annoncée par le ministère le 31 août 2026.

Le gros du mouvement est déjà passé : à consommation réelle inchangée, l’énergie primaire affichée d’un logement tout électrique a reculé de 17,4 % au 1er janvier 2026, puis de 10,5 % de plus au 1er janvier 2027. Limite : le coefficient ne porte que sur la part électrique, et l’étiquette retient aussi les émissions de gaz à effet de serre.
Le gros du mouvement est déjà passé : à consommation réelle inchangée, l’énergie primaire affichée d’un logement tout électrique a reculé de 17,4 % au 1er janvier 2026, puis de 10,5 % de plus au 1er janvier 2027. Limite : le coefficient ne porte que sur la part électrique, et l’étiquette retient aussi les émissions de gaz à effet de serre.
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À consommation d’électricité identique, l’énergie primaire affichée pour un logement tout électrique recule de 17,4 % au 1er janvier 2026 (1,9 divisé par 2,3), puis de 10,5 % de plus au 1er janvier 2027, soit 26,1 % sur les deux marches. C’est cette baisse comptable, et elle seule, qui déplace la lettre sans qu’un chantier ait lieu.

Suis-je concerné si je ne me chauffe pas à l’électricité ?

Le gain se concentre sur les logements dont le chauffage, l’eau chaude ou la climatisation dépendent de l’électricité. Dans sa foire aux questions, le ministère écrit qu’« aucun logement ne verra son étiquette dégradée après le changement » : un logement au gaz ou au fioul conserve la sienne, sans perte ni gain.

Aucun critère de surface, d’année de construction ou de statut d’occupation n’ouvre ni ne ferme l’accès au nouveau calcul. C’est l’énergie que le logement consomme qui décide, et rien d’autre.

De combien ma classe peut-elle bouger ?

D’une classe le plus souvent. À propos de la marche de 2027, Service-public.fr indique qu’« il est possible que l’étiquette énergétique du DPE s’améliore d’une classe, voire de 2 classes dans de rares cas (petits logements) ».

Personne ne peut vous annoncer à l’avance de quel côté du seuil vous tombez. Le recalcul se fait sur les données de votre propre diagnostic, pas sur une moyenne de parc, et un logement déjà loin d’une frontière de classe ne changera pas de lettre.

Mon DPE de 2023 est-il encore valable ?

Oui. Les diagnostics déjà réalisés restent valables dix ans, rappelle Service-public.fr, et ceux établis en 2025 et avant n’ont pas à être refaits pour tenir compte du nouveau coefficient.

Vous n’avez donc aucune obligation de rappeler un diagnostiqueur ni de payer une seconde visite. Le document en cours continue de faire foi jusqu’à son terme.

Comment obtenir gratuitement l’attestation à jour ?

La mise à jour passe par l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nouvelle visite et sans frais. Il faut le numéro du DPE, qui figure en haut à droite du rapport, à saisir dans le téléservice de vérification qui délivre ensuite l’attestation en téléchargement.

Mains tenant un rapport de diagnostic imprimé au-dessus d’une table, un ordinateur portable ouvert en arrière-plan.
Le numéro inscrit en haut à droite du rapport suffit à télécharger l’attestation à jour.

Une réserve : la démarche n’a d’intérêt que si le nouveau calcul améliore votre classement. Dans le cas contraire, il n’y a pas d’attestation à récupérer, et aucune obligation d’en demander une.

Est-ce que ça change quelque chose pour louer ou vendre ?

Cela compte dès qu’une lettre franchit un seuil réglementaire, parce que le calendrier d’interdiction de location se lit par classe. Un bien qui quitte G ou F quitte aussi les échéances qui lui étaient promises.

Calendrier d’interdiction de mise en location par classe DPE, France métropolitaine. Source : Service-public.fr, 1er septembre 2026.
ClasseMise en location interdite
GDepuis le 1er janvier 2025
FÀ partir du 1er janvier 2028
EÀ partir du 1er janvier 2034

Les deux prochaines échéances tombent donc après la seconde baisse du coefficient, ce qui laisse le temps de faire éditer l’attestation avant de remettre un bien sur le marché. Elle n’efface en revanche aucun autre coût du logement, à commencer par votre taxe foncière.

Pourquoi l’État baisse-t-il ce coefficient ?

Le ministère met en avant une électricité française décarbonée à 95 %, produite par le nucléaire et les renouvelables, et juge que les logements qui s’y chauffent étaient pénalisés face aux énergies fossiles importées. La ministre Agnès Pannier-Runacher y présente les pompes à chaleur comme « une solution très efficace pour chauffer les bâtiments utilisant l’électricité décarbonée, compétitive et abondante produite en France ».

Le calcul officiel se rapproche aussi du standard européen, quand la conversion du gaz reste à l’identique et que le prix repère du gaz continue, lui, de bouger tous les mois. La prochaine échéance est datée : le 1er janvier 2027.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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