Piège de surveillance vert suspendu dans une vigne ensoleillée de l'est de la France, aucun insecte visible

Scarabée japonais : ce ravageur de plus de 400 plantes est désormais détecté en France

Capturé en Côte-d'Or début juillet, le scarabée japonais n'est plus seulement aux portes du pays. Nous avons trié le statut réglementaire, le vrai risque pour les cultures et le geste utile que les alertes oublient.

Sommaire
  1. Le scarabée japonais est-il vraiment en France ?
  2. Qu'est-ce que Popillia japonica, et pourquoi inquiète-t-il ?
  3. Quels risques pour les cultures françaises ?
  4. Comment le reconnaître sans se tromper ?
  5. Que faire si vous pensez en voir un ?
  6. Faut-il vraiment s'inquiéter ?

Questions-réponses

Le 7 juillet 2026, un scarabée japonais a été capturé dans un piège de surveillance à Pont, en Côte-d’Or, et son identification confirmée par le laboratoire national de référence de l’Anses. Ce n’est plus une menace lointaine : après une première interception française à l’été 2025 dans le Haut-Rhin, puis une capture dans le Doubs le 16 juin, l’insecte a bel et bien franchi la frontière. Nous avons compilé le statut réglementaire, le risque réel pour nos cultures et le geste citoyen que les brèves d’alerte se contentent rarement d’expliquer.

Le scarabée japonais est-il vraiment en France ?

Oui, mais de façon encore ponctuelle. Originaire d’Asie, Popillia japonica est installé en Italie depuis 2014 et en Suisse depuis 2017. En France, il a été intercepté pour la première fois à l’été 2025 dans le Haut-Rhin, puis capturé en 2026 à Écot, dans le Doubs, et à Pont, en Côte-d’Or. Les services de surveillance parlent d’individus isolés, probablement transportés par un camion ou une voiture le long des grands axes, pas encore d’une population installée. La vidéo de France 3 Grand Est ci-dessous montre pourquoi la frontière est scrutée depuis des années.

Vidéo : Le popillia japonica ou scarabée japonais, aux portes de la France : vigilance à la frontière suisse

Ces captures rapprochées expliquent pourquoi la vigilance monte d’un cran cet été.

Qu’est-ce que Popillia japonica, et pourquoi inquiète-t-il ?

C’est un petit coléoptère vert métallique, classé organisme de quarantaine prioritaire par la réglementation européenne, ce qui impose une obligation de surveillance et de lutte. Son problème tient à son appétit : il est polyphage. La surveillance française recense plus de 300 espèces de plantes attaquées, et la base européenne EPPO en dénombre jusqu’à 404. Adultes et larves ne visent pas les mêmes cibles, ce qui complique encore la lutte.

Feuille verte grignotée en dentelle, réduite à ses nervures, sans insecte visible
L’adulte dévore le feuillage en ne laissant que les nervures, une dentelle qui trahit sa présence.

C’est cette gamme d’hôtes très large qui en fait un ravageur redouté partout où il s’installe.

Quels risques pour les cultures françaises ?

Le risque est d’abord agricole et viticole. Les plantes citées par la surveillance incluent la vigne, les arbres fruitiers, les petits fruits, les gazons et le maïs, autant de cultures très présentes dans l’est du pays. L’adulte dévore le feuillage en ne laissant souvent que les nervures, un aspect de dentelle caractéristique, tandis que les larves rongent les racines des gazons et des prairies. Rien d’alarmiste à ce stade côté récoltes, mais ce potentiel de dégâts justifie la classification européenne.

Comment le reconnaître sans se tromper ?

À sa taille et à un détail précis. Il mesure moins qu’une pièce de 1 centime d’euro et se reconnaît surtout à des touffes de soies blanches réparties sur le pourtour de l’abdomen. On le confond facilement avec le hanneton des jardins, commun et inoffensif : ce sont justement ces petites houppes blanches qui font la différence. Inutile donc de signaler chaque coléoptère vert aperçu au jardin.

Que faire si vous pensez en voir un ?

Le signaler, sans le déplacer. La surveillance repose sur la vigilance de chacun : en cas de doute, prenez une photo et prévenez la Draaf de votre région, qui centralise les alertes via un formulaire en ligne dédié. Geste tout aussi important, n’emportez pas de terre, de gazon ni de végétaux depuis une zone concernée, car c’est ce transport involontaire qui propage l’espèce. Comme pour les mantes venues d’Asie ou les poissons rouges relâchés, le premier rempart reste de ne rien déplacer.

Faut-il vraiment s’inquiéter ?

Pas de panique, mais de la constance. Un plan de piégeage renforcé existe depuis 2021 le long des axes routiers, ferroviaires et aéroportuaires reliant l’Italie, la Suisse et la France, et chaque capture déclenche prospection et renforcement local. L’enjeu n’est pas la peur mais la précocité : plus une détection est rapide, plus une éradication reste possible avant l’installation d’une population. C’est tout le sens de l’appel au signalement lancé cet été.

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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« Élise » est la voix éditoriale d’Actu Alt Plus pour Nature, Science & Planète : le vivant, le climat et les découvertes scientifiques, expliqués simplement et sans jargon.

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