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En 2023, l’association Heal Rewilding rachète une ferme laitière de 190 hectares dans le Somerset, en Angleterre, et cesse de l’exploiter. Trois ans plus tard, les espèces d’oiseaux recensées passent de 67 à 94, les papillons de 11 à 24, selon Positive News. Des castors ont été réintroduits, des cochons vivent en liberté.

En clair, trois ans sans exploitation ont suffi pour faire bondir la diversité d’oiseaux de plus de 40 pour cent : la nature, laissée tranquille, rebondit plus vite qu’on ne l’imagine.
| Le réensauvagement en France | Situation | Précision |
|---|---|---|
| Loup | ≈360 (2017) → ≈1 100 (2023) | revenu seul d’Italie, non réintroduit |
| Lynx boréal | Jura et Vosges | recolonisation lente |
| Réserves de Vie Sauvage (ASPAS) | ≈1 224 ha, 5 sites | réensauvagement volontaire |
| Protection forte | ≈1 % du territoire | objectif officiel 30 % en 2030 |
Le cas d’école : Yellowstone, et ses limites
En 1995, des loups ont été réintroduits dans le parc de Yellowstone, et l’on a décrit une « cascade trophique » spectaculaire jusqu’à la forme des rivières. L’image a fait le tour du monde, mais les écologues débattent encore de son ampleur réelle. Le principe reste solide : un grand prédateur peut transformer tout un paysage. Et c’est exactement ce qui se joue, sans qu’on l’ait décidé, en France.

En France, le réensauvagement le plus efficace n’a pas été planifié
Le loup est réapparu seul dans le parc national du Mercantour en novembre 1992, après avoir recolonisé le territoire depuis l’Italie. Contrairement à une rumeur tenace, il n’a pas été réintroduit. Sa population est passée d’environ 360 individus en 2017 à près de 1 100 en 2023, selon les chiffres de l’Office français de la biodiversité. Le lynx, lui, tient le Jura et les Vosges. Le grand prédateur de Yellowstone a donc son équivalent hexagonal, arrivé par ses propres moyens, avec les mêmes tensions avec le pastoralisme.

Le paradoxe français
D’un côté, un réensauvagement spontané qui avance vite et fait débat. De l’autre, un réensauvagement volontaire minuscule : les « Réserves de Vie Sauvage » de l’ASPAS couvrent à peine 1 224 hectares sur cinq sites, et 1 % seulement du territoire est en protection forte, pour un objectif officiel de 30 % d’ici 2030. Pendant qu’on débat de quelques centaines d’hectares, une espèce en a reconquis des milliers de kilomètres carrés sans autorisation.
En bref
Qu’est-ce que le réensauvagement ?
Laisser un milieu se restaurer seul en retirant l’exploitation humaine, souvent avec le retour d’espèces clés comme le castor ou un grand prédateur.
Quels résultats à Heal Somerset ?
En trois ans, les oiseaux recensés sont passés de 67 à 94 espèces et les papillons de 11 à 24, avec castors et cochons en liberté.
Le loup a-t-il été réintroduit en France ?
Non. Il est revenu seul depuis l’Italie en 1992, et sa population atteint environ 1 100 individus en 2023 selon l’OFB.
Où en est le réensauvagement volontaire en France ?
Très limité : environ 1 224 hectares en Réserves de Vie Sauvage, et 1 % du territoire en protection forte, loin de l’objectif de 30 % d’ici 2030.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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