
Flash
On croyait avoir fait le tour des singes africains: c’est faux. Le 15 juillet 2026, une équipe internationale a décrit dans la revue PLOS One une nouvelle espèce de colobe, ces singes arboricoles au long pelage. Baptisée Likweli par les habitants et nommée Colobus congoensis par la science, c’est seulement la cinquième nouvelle espèce de singe africain décrite en 75 ans.
L’animal vit haut dans les canopées du parc national de la Lomami, en République démocratique du Congo, sur des hauteurs coincées entre trois affluents du fleuve Congo. Petit, presque tout noir, il porte une tache orangée à crème autour de la bouche et une tache blanche sous la queue. Discret jusqu’à l’invisibilité: il est si difficile à photographier que l’étude l’illustre par un dessin.

La preuve n’a pas été facile à réunir. De 2018 à 2022, les chercheurs, dont des équipes de l’université Yale et de la Lukuru Wildlife Research Foundation, ont accumulé 114 observations sur environ 1 700 km². Anatomie, génétique et cris concordent: le Likweli se distingue de son plus proche cousin, le colobe satan, dont il vivrait séparé depuis près de cinq millions d’années. C’est la plus vieille séparation connue au sein du genre.
Rare, cette découverte n’est pas la première de la région. La même mouvance de chercheurs avait décrit le Lesula en 2012, déjà au cœur du bassin du Congo. Ce coin de forêt reste l’un des rares au monde à livrer encore des primates inconnus, ce qui en dit long sur ce qu’il nous reste à explorer.

Les auteurs proposent déjà de classer le Likweli comme espèce en danger: aire minuscule, population réduite, chasse et grignotage de son habitat. À peine nommé, il figure déjà parmi les vivants qu’il faudra protéger vite.
À retenir
- Le colobe Likweli (Colobus congoensis) a été décrit le 15 juillet 2026 dans PLOS One, c’est la cinquième nouvelle espèce de singe africain en 75 ans.
- Il vit dans le parc national de la Lomami, en RDC, où 114 observations ont été recensées entre 2018 et 2022 sur environ 1 700 km².
- Son plus proche cousin, le colobe satan, en est séparé depuis près de 5 millions d’années, la plus vieille scission connue du genre.
- Les auteurs recommandent déjà un classement en danger sur la Liste rouge de l’UICN.
Pourquoi ça compte
Décrire un primate entier en 2026 est un événement: cela n’arrive qu’une poignée de fois par siècle. Cette rareté même dit deux choses à la fois: certaines forêts restent des angles morts de la connaissance, et ce qu’on y trouve est souvent déjà menacé. Nommer une espèce, c’est aussi la rendre défendable.
Votre réaction :
Article créé en collaboration avec l’IA.
Les plus lus
- 1
Grève easyJet : un préavis sans aucune date, et une loi qui ne prévient les passagers que 24 heures avant - 2
L’Odyssée de Nolan en IMAX 70 mm : la seule salle de France est à Montpellier - 3
Musées gratuits le premier dimanche du mois : la règle et les pièges - 4
Conseillers numériques : le budget passe de 40 à 14 millions d’euros, et les démarches bloquent toujours - 5
600e de Taratata : ce que France 2 a rediffusé jeudi soir avait été tourné dix mois plus tôt
Nos dossiers
- France486
- Santé208
- Science207
- Prévention194
- Culture184
- Consommation178
- Biodiversité171
- IA149
Recevez notre sélection dans votre boîte mail
Le meilleur d’Actu Alt Plus : décryptages, chiffres et panoramas. Désinscription en 1 clic, zéro spam.

