
Publié le 29 mai 2026 · Mis à jour le 6 juin 2026 à 5h30
Dans 64 forêts européennes, la surprise n’est pas venue des cimes, mais de la terre noire sous la mousse. Le mélange d’espèces d’arbres, souvent présenté comme un réflexe de bon sens face au climat, fait pousser mieux en surface, mais ne réveille pas forcément la petite vie du sol. Une idée reçue qui se fissure.
L’étude, publiée dans Nature et relayée en France par Tela Botanica, a échantillonné les organismes du sol dans 64 parcelles réparties sur quatre pays, de la Finlande boréale à l’Italie méditerranéenne. Verdict : mélanger les essences, qui dope la croissance aérienne, n’améliore pas (et réduit même légèrement) l’activité du réseau trophique souterrain, ce grand entrelacs d’êtres vivants qui recyclent la matière.

Ce qui compte sous terre, ce n’est pas la diversité en soi, mais le type d’arbres. Les essences à croissance rapide et gourmandes en ressources, qui produisent beaucoup de matière organique, nourrissent un sol plus actif, au cycle des nutriments plus véloce. Un mélange classique pin-épicéa-bouleau, lui, n’a pas montré ce coup de fouet souterrain, au contraire, détaille Tela Botanica.
Pour les forestiers, ce n’est pas un détail de laboratoire. À l’heure où l’on replante en misant sur le mélange pour résister au changement climatique, l’étude invite à raisonner aussi en fonction du sol, pas seulement de la canopée. Comprendre cette vie invisible, c’est mieux gérer la forêt de demain, dans le même esprit que l’on apprend à rafraîchir les villes par les arbres ou à lire les symbioses cachées des écosystèmes.

Reste la leçon, salutaire, contre les solutions toutes faites. « Mélanger, c’est toujours mieux » est un raccourci rassurant que la science vient nuancer. La nature, décidément, résiste aux recettes simples : elle demande qu’on l’observe, jusque sous nos pieds, avant de décider à sa place.
En bref
Que montre l’étude ?
Dans 64 forêts européennes, mélanger les espèces d’arbres améliore la croissance en surface mais pas (voire réduit) l’activité du réseau trophique du sol.
Qu’est-ce qui compte alors pour le sol ?
Le type d’arbres : les essences à croissance rapide et riches en matière organique nourrissent un sol plus actif.
Pourquoi est-ce important ?
Cela nuance l’idée que mélanger les espèces est toujours bénéfique, et invite à penser la reforestation en intégrant la vie du sol.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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