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Dans le métro de Séoul, un matin de printemps, des affiches officielles demandent désormais l’inverse exact de ce que vous faites sans y penser : ne plus marcher dans l’escalator, rester immobile, à gauche comme à droite, et attendre tranquillement d’arriver en haut. Le gouvernement sud-coréen a lancé une campagne nationale pour faire bouger une habitude vieille de plusieurs décennies. Son argument frappe par sa simplicité : selon les autorités relayées par franceinfo, près de 70 % des accidents graves sur ces machines ne sont pas des pannes, mais le fait d’usagers pressés qui bousculent, doublent et déséquilibrent les autres. De quoi regarder autrement notre vieux réflexe du « on laisse la gauche aux gens pressés ».
En bref
- En Corée du Sud, près de 70 % des accidents graves d’escalators viennent des usagers pressés, pas de pannes mécaniques.
- La campagne est pédagogique : pas de nouvelle loi, pas d’amende, juste des affiches et un message.
- À Londres, un test a montré que tout immobile fait passer 151 personnes par minute contre 115 quand une file marche, sur les escalators les plus hauts.
- En France, aucune campagne ne demande d’arrêter de marcher : la consigne tient à tenir la rampe et ne pas courir.
Ce que Séoul demande, et pourquoi
La règle tient en une phrase : restez plantés sur votre marche, des deux côtés, et laissez l’escalator faire le travail. Le ministère de l’Intérieur sud-coréen a choisi la pédagogie plutôt que la sanction. Pas de nouvelle loi, pas d’amende pour le récalcitrant, seulement une campagne de communication massive dans les gares et les centres commerciaux. L’objectif affiché est double : réduire les chutes et préserver les machines.
Car deux arguments se cumulent. Le premier est la sécurité : la plupart des accidents graves naissent d’un geste pressé, une marche ratée, un coup d’épaule, une valise qui accroche. Le second est plus inattendu : ces escaliers n’ont pas été conçus pour porter tout le poids d’un seul côté. Une file unique qui s’entasse à droite use prématurément les rouages, là où une charge répartie tient mieux dans la durée.

Marcher ou rester immobile : le vrai débat
L’intuition dit qu’une file qui marche va plus vite. Les chiffres disent l’inverse dans bien des cas. À Londres, Transport for London a testé en 2016, à la station Holborn, l’idée de faire tenir tout le monde immobile sur les deux côtés. Résultat : 151 personnes transportées par minute, contre 115 sur un escalator où une file marchait. Soit près d’un tiers de débit en plus, parce que la moitié gauche, souvent à moitié vide, se remplit enfin.
La nuance compte, et elle est honnête : ce gain ne vaut que pour les escalators très hauts, où peu de gens ont l’envie de grimper à pied. À Holborn, ils culminent à plus de 23 mètres. Sur des escaliers courts, forcer l’immobilité ferait au contraire perdre de la capacité, comme l’a montré un autre test britannique. Il n’y a donc pas de règle universelle, mais une vérité contre-intuitive : sur les longues montées, l’immobile collectif bat le marcheur pressé.

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Ce graphique oppose les deux logiques qui s’affrontent. D’un côté, la sécurité et l’usure qui plaident pour l’immobilité des deux côtés. De l’autre, la capacité, longtemps brandie par les partisans de la marche, mais que les mesures retournent en faveur de l’immobilité sur les grands escaliers.
La Corée n’est pas seule
L’idée circule depuis des années en Asie et au Royaume-Uni. Au Japon, où l’on se range traditionnellement à gauche pour libérer la droite, la préfecture de Nagoya a adopté en 2023 une ordonnance, sans sanction elle aussi, invitant à rester immobile. Le résultat est spectaculaire : un sondage municipal de 2025 indique que près de 94 % des usagers se tiennent désormais tranquilles, et que presque plus personne ne court. La ville a même déployé des équipes en vestes rouges pour rappeler gentiment la consigne.
Le Royaume-Uni, lui, avait déclenché la polémique dès 2016 avec son test de Holborn, vécu par certains Londoniens comme une atteinte à une étiquette sacrée. Preuve que toucher à la façon dont des millions de gens prennent un escalator, geste minuscule et quotidien, revient à toucher à une petite religion urbaine.

Et en France, on fait quoi ?
Chez nous, la réponse est claire : aucune campagne ne vous demande d’arrêter de marcher. Le réflexe national reste de se serrer à droite pour laisser filer les pressés à gauche, dans le métro comme en gare. Les exploitants de transport ne se battent pas sur le débat capacité contre sécurité, mais sur des consignes élémentaires : tenir la rampe, ne pas courir, se placer au centre de la marche, surveiller les enfants et les bagages. Le geste qui sauve, en France, n’est pas de s’immobiliser, c’est de garder une main sur la rampe.
La question coréenne mérite quand même qu’on s’y arrête, le temps d’une montée. La prochaine fois que vous doublerez quelqu’un pour gagner dix secondes, souvenez-vous des chiffres : ces dix secondes coûtent parfois une chute, et n’accélèrent même pas la foule. Peut-être que le plus civique, au fond, c’est de ne rien faire.
Questions courantes
Pourquoi la Corée du Sud demande-t-elle de rester immobile dans les escalators ?
Réponse courte: pour la sécurité et l’usure. Près de 70 % des accidents graves viennent d’usagers pressés, et les machines s’abîment plus vite quand tout le poids reste d’un seul côté.
Y a-t-il une amende en cas de non-respect ?
Réponse courte: non. La campagne sud-coréenne est purement pédagogique, sans nouvelle loi ni sanction, à l’image de l’ordonnance japonaise de Nagoya.
Rester immobile fait-il vraiment passer plus de monde ?
Réponse courte: sur les grands escaliers, oui. Un test londonien a mesuré 151 personnes par minute en mode immobile contre 115 avec une file qui marche. Sur les escaliers courts, l’effet s’inverse.
Faut-il arrêter de marcher dans les escalators en France ?
Réponse courte: aucune règle ne l’impose. La consigne des transports français reste de tenir la rampe, ne pas courir et se tenir au centre de la marche.
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Article créé en collaboration avec l’IA.
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