Vue aérienne d'une forêt boréale canadienne noyée sous une épaisse fumée orangée, avec des lacs et des parcelles d'épicéas calcinés

Le Canada a brûlé 4,1 millions d’hectares, moins qu’en 2025 malgré plus de feux

Au 18 août, le Canada comptait 4,1 millions d'hectares brûlés pour 4 793 départs de feu : moins de surface que l'an dernier, davantage d'incendies. Rapporté au rythme français, cela représente 273 années de feux de forêt.

Le chiffre

4,1 millions d’hectares sont partis en fumée au Canada depuis le 1er janvier, d’Eabametoong, en Ontario, à Peachland, en Colombie-Britannique, selon le point fédéral du 18 août. Fin mai, le compteur national en affichait 18 935 : la saison s’est jouée en quelques semaines d’été.

4,1 millionsd’hectares brûlés au Canada au 18 août 2026
Canada, 1er janvier – 18 août 2026 4 100 000 hectares
France, moyenne annuelle 2000-2024 15 000 hectares

Unité : hectares de forêt brûlés. Périmètre : cumul canadien depuis le 1er janvier 2026, arrêté au 18 août ; moyenne annuelle française 2000-2024 relevée par l’IGN. Limite : deux régimes de feu et deux surfaces forestières sans commune mesure — le rapport donne un ordre de grandeur, pas une équivalence.

Le pays recensait ce jour-là 4 793 incendies depuis le début de l’année et 582 feux encore actifs, « dont 31 sont hors de contrôle et nécessitent une intervention complète ». À Eabametoong (Fort Hope), les Forces armées canadiennes ont évacué la Première Nation à partir du 18 juillet ; en Colombie-Britannique, Summerland et Peachland ont été vidées à leur tour et plus de 10 000 personnes restaient sous le coup d’ordres d’évacuation, un épisode dont AAP a détaillé les chiffres dans l’Okanagan. Plus de 500 pompiers venus du Mexique, du Costa Rica, de Nouvelle-Zélande et d’Australie ont prêté main-forte à l’Ontario et à la province pendant l’été.

Plus de départs qu’en 2025, deux fois moins de forêt

La comparaison avec l’an dernier se lit dans ce sens précis, et pas dans l’autre. « Au total cette saison, il y a eu 4 793 incendies et 4,1 millions d’hectares brûlés », écrit Sécurité publique Canada. « L’an passé, nous avons enregistré moins d’incendies à cette période de l’année, soit 4 584 incendies à la mi-août, mais une superficie plus importante avait brûlé, soit 7,7 millions d’hectares. » Des feux plus nombreux et moins étendus, donc, ce qui n’est pas la même chose qu’une saison clémente.

À date comparable, 2026 a brûlé 47 % de surface en moins que 2025, pour 209 départs de feu de plus. Les deux relevés sont arrêtés à la mi-août, saison en cours.
À date comparable, 2026 a brûlé 47 % de surface en moins que 2025, pour 209 départs de feu de plus. Les deux relevés sont arrêtés à la mi-août, saison en cours.
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À date comparable, l’écart tient en deux barres : 47 % de surface en moins, 4,6 % de départs en plus.

Saison des feux au Canada, à la mi-août (source : Sécurité publique Canada, point du 18 août 2026)
IndicateurMi-août 202518 août 2026
Incendies depuis le 1er janvier4 5844 793
Hectares brûlés7,7 millions4,1 millions
Feux actifs à la date du relevénon communiqué582, dont 31 hors de contrôle

Le fédéral ajoute une nuance qui pèse lourd : « Actuellement, l’activité des feux de forêt de 2026 reste inférieure à la moyenne quinquennale. » Sauf que cette moyenne-là a été tirée vers le haut par ce que le réseau World Weather Attribution appelle trois saisons « exceptionnellement sévères » d’affilée. Dans son étude publiée le 6 août, ce collectif de chercheurs canadiens, américains, néerlandais et britanniques estime que le réchauffement de 1,4 °C rend environ huit fois plus probables les conditions de feu extrêmes mesurées sur trente jours en Ontario. Il relève aussi que 94 % de la surface brûlée cette année l’a été en cinq semaines, entre fin juin et fin juillet.

Un avion bombardier d'eau largue sa charge au-dessus d'une crête boisée en feu, dans un panache de fumée blanche
Plus de 500 pompiers du Mexique, du Costa Rica, de Nouvelle-Zélande et d’Australie sont venus en renfort pendant l’été.

Ce que 4,1 millions d’hectares pèsent vus de France

Au 18 août 2026, le Canada comptait 4,1 millions d’hectares brûlés depuis janvier, soit 273 années de feux de forêt français au rythme moyen 2000-2024 (15 000 hectares par an, IGN). Ce repère annuel, AAP le posait le 2 août dans son panorama des feux français. Un seul été nord-américain, presque trois siècles de saisons françaises.

Le décompte n’est pas clos. Environnement et Changement climatique Canada « prévoit des températures supérieures à la moyenne dans une grande partie du Canada d’août à septembre », et Ottawa prévient que le danger d’incendie « demeurera élevé au cours du reste de l’été et au début de l’automne ».

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Article créé en collaboration avec l’IA.

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